L'amour qu'il nous reste
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Le réalisateur islandais Hlynur Pálmason continue de nous surprendre.
Après l'atmosphérique et mélancolique Un jour si blanc et l'épique Godland, il nous propose ici une chronique en demi-teinte qui ne ressemble à rien de connu : il s'agit de suivre pendant un an le quotidien d'une famille dont les parents se séparent (ou pas, on ne sait pas trop).
Le film dessine en creux un tableau tendre de l'amour : la trace de celui qui unissait deux adultes, et qui rechigne à s'effacer complètement, confronté à celui bien réel qui unit les parents aux enfants.
Cette chronique délicate est joliment enchâssée dans les décors toujours extrêmement photogéniques de la campagne islandaise. Elle se teinte de multiples teintes irisées, n'hésitant à proposer de nombreuses digressions délicieuses et pince-sans rire, souvent à la limite d'un grotesque poétique (comme la visite du galeriste, ou l'épisode de la flèche).
La mise en scène tente beaucoup de choses (scènes fantasmées, enchaînement rapide de petites vignettes, gros plans), qui toutes semblent très justes pour conter les sentiments.
Une réussite qui ravira ceux qui n'attendent pas d'un film qu'il raconte forcément une histoire.
Hlynur Palmason sur Christoblog : Un jour si blanc - 2020 (**) / Godland - 2022 (**)

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Auréolé de toute une série de prix à travers les festivals du monde, Sparrows est finalement un produit assez consensuel et peu original.
On a déjà croisé les personnages d'Agathe, Samir, Anna et Ulfur dans un film précédent de la regrettée Solveig Anspach,
Il arrive qu'on fasse parfois en Festival une découverte bouleversante. Ce fut le cas pour moi au Festival d'Arras 2015, avec Virgin Mountain. Apprendre quelques semaines plus tard que ce film islandais au sujet un peu aride allait être diffusé en France m'a procuré une joie sans mélange : nous sommes bel et bien le pays de la cinéphilie.
Drôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les certitudes scientifiques sur le sujet.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir