L'ultima spaggia
Dans le vaste monde des documentaires, L'ultima spaggia souhaiterait se creuser une petite place à côté des géants Depardon / Wiseman / Rosi.
Thanos Anastopoulos et Davide del Degan utilisent des schémas pas très éloignés de ceux des trois maîtres cités ci-dessus : ils posent leur caméra dans un endroit étrange et ils observent.
Malheureusement, il manque ici le rythme et le sens du montage qui caractérise les oeuvres de Wiseman par exemple. Après un début intéressant, le film patine sérieusement et l'ennui gagne progressivement. On peut se demander si l'étroitesse du sujet (une plage où hommes et femmes sont séparés, à Trieste) permet véritablement de nourrir tout un long-métrage. Le passé agité de la ville et les problèmes de la société italienne ne parviennent sur la plage que sous une forme très, très atténuée.
Le talent des deux réalisateurs apparait par moment, mais le montage faiblard du film l'empêche de vraiment décoller : confusion des époques, plans de remplissage sur des chats (trop mignon!), inter-titres obscurs. Il n'y a pas ici le story-telling qui caractérise les très bons documentaires.
Ajoutez à ces réserves des afféteries de cadrage qui n'ont pas leur place dans ce type de film (les plans sous-marins systématiquement montés à l'envers) et une certaine complaisance dans la façon de filmer les faibles et les excentriques, et vous comprendrez mes réserves sur un film que je juge au final très imparfait.

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Tour de France est le parfait exemple du film sympatique et raté.
Vu le dernier jour de mon 
Malgré un scénario sur le papier intéressant, Mal de pierres s'avère être d'une platitude consternante.
Je ne porte pas (ou plus) les Dardenne dans mon coeur, comme les plus fidèles de mes lecteurs le savent, et ce n'est pas ce dernier opus qui va me faire changer d'opinion.
Les bons sujets ne font pas les bons films, et La danseuse en est la preuve éclatante.
C'est raté.
Nocturama nous montre des jeunes qui font des trucs dans le métro : ils utilisent leur pass navigo, prennent leur montre en photo et regardent les autres voyageurs d'un air coupable.
Certains films me donnent l'impression qu'ils se foutent de moi. Ce fut le cas dans le passé de l'inénarrable /image%2F0894743%2F20241022%2Fob_23c29a_restervertical.jpeg)
Le pitch de El clan est un pitch en or : une série d'enlèvements et de meurtres sont commis par un patriarche charismatique, avec l'aide directe ou tacite de sa petite famille.
Auréolé de toute une série de prix à travers les festivals du monde, Sparrows est finalement un produit assez consensuel et peu original.
Tout le monde, ou presque, s'extasie sur cette production des Studio Ghibli, réalisé par le néerlandais Michael Dudok de Wit.
L'idée que le réalisateur du déroutant
Il y a une sorte de coolitude à être fan de La loi de jungle, si l'on en juge par les critiques hype, tendance Inrocks + Cahiers.
Au moins, maintenant, Nicolas Winding Refn ne cache plus son jeu./image%2F0894743%2F20250413%2Fob_757578_lelendemain-copie.jpg)
Je vois bien ce que Woody Allen a voulu faire dans Café society : donner à voir les hasards de la vie, tout en peignant une époque, et en ressassant quelques-unes de ses obsessions.
Il y a une sorte de masochisme dans mon activité de blogueur : me forcer à aller voir des films de réalisateurs/trices, dont j'ai abondamment détesté tous les films (voir ci-dessous). Appelons ça conscience professionnelle, ou conviction optimiste qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir