L'amant double
A chaque Ozon, ou presque, le constat est le même : le garçon est sacrément doué pour raconter des histoires intrigantes, et assez dilettante pour ne jamais produire un chef d'oeuvre.
L'amant double ne déroge pas à cet énoncé un peu sommaire. Le film est malin, efficace dans ses effets, bien rythmé. Ozon est joueur et à la marge provocateur.
Le souci est que l'intrigue atteint ici des sommets de complexité tarabiscotée. En multipliant les fausses pistes, le film perd en efficacité. Le twist final est tellement brutal (et en même temps peu surprenant) qu'il devrait s'appuyer sur une précision diabolique, ce qui n'est pas le cas. Ozon n'a ni la méticulosité de Hitchcock, ni l'appétence pour le malsain de Cronenberg : son film a donc tous les oripeaux de la provocation sans en avoir la moelle.
La toute fin (les deux derniers plans) renforce ce sentiment qu'Ozon souhaite encore ajouter une couche d'interprétation à un mille-feuille psychanalytique déjà passablement indigeste. On a envie de dire : "François, tu as du talent, apprends à le discipliner, respire un grand coup, et calme-toi"

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Je ne porte pas (ou plus) les Dardenne dans mon coeur, comme les plus fidèles de mes lecteurs le savent, et ce n'est pas ce dernier opus qui va me faire changer d'opinion./image%2F0894743%2F20240414%2Fob_38e50a_nileciel.jpeg)

J'aime beaucoup Bonello depuis notre rencontre à Nantes, pour la projection de
Cyril à presque 12 ans. Son père l'abandonne dans un centre spécialisé. C'est un enfant très difficile jusqu'au jour où il croise le chemin de Samantha, qui le prend en affection.
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Le silence de Lorna a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes 2008.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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