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Christoblog

Articles avec #magnus von horn

La jeune femme à l'aiguille

Ce nouveau film du réalisateur suédois Magnus von Horn est d'une noirceur absolue, tout comme un de ses films précédents, que je n'avais pas aimé du tout (Le lendemain).

Je ne pense pas avoir déjà vu un film de cette facture. Le contraste est saisissant entre le pessimisme fondamental du propos (pauvreté, mutilation de guerre, oppression de la femme, trafic d'enfants) et la recherche d'une esthétique très léchée (format 4/3, noir et blanc expressif, décors proprets, mise en scène élégante).

La jeune femme à l'aiguille est un film d'un autre temps, qui lorgne du côté de Dickens pour la forme mais qui pourtant procure des sensations très "modernes" (l'embryon d'une attirance sexuelle entre les deux femmes, la pure violence de certaines scènes, presque horrifiques).

J'ai été surpris par ce combo improbable de film d'époque / thriller psychologique / chronique romanesque au long court, par moment charmé, et aussi un petit peu déçu par la dernière partie du film.

En tout cas, une découverte pour les aventuriers cinéphiles !

Magnus von Horn sur Christoblog : Le lendemain - 2016 (*)

 

2e

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Le lendemain

Un jeune homme a étranglé sa copine. Deux ans après l'évènement, il sort de prison, réintègre son lycée dans la classe même où il était !

Difficile pour moi de me concentrer sur un film qui part d'un postulat aussi grotesque. 

Je vais quand même essayer de donner un avis objectif. L'histoire dévoile progressivement le terrible passé, en n'évitant aucun effet prévisible et dramatique. Exemple : la mère de la victime pique une crise en croisant l'assassin au supermarché (on la comprend !). On ne peut pas dire que le scénario fasse dans la subtilité. Deuxième exemple : en parlant de sa nouvelle copine, son frère lui demande "Tu vas aussi la tuer, celle-là ?"

Le script fait vraiment l'effet d'un bulldozer enfonçant les portes ouvertes et écrasant toute véllléité d'originalité. Le film est bâti sur des principes tellement aberrants (personne n'appelle la police) qu'il se dégage du Lendemain un profond sentiment d'irréalité.

Les histoires de lynchage semblent intéresser particulièrement les cinéastes scandinave (on se rappelle de La chasse), comme si l'aspect très lisse de ces sociétés cachaient de terribles pulsions.

L'acteur principal joue le mutisme obstiné avec une constance absolue (et entre nous, n'a pas l'air dévoré par le remord...), alors que les autres interprètes adoptent des jeux très stéréotypés. Le film semble vouloir hurler silencieusement son "message" : tout le monde a droit à la rédemption. Amen.

 

1e

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