Midnight special
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On aura rarement vu un film aussi raté que Midnight special.
Tout y est risible : les clichés innombrables, les carences scénaristiques abyssales, les répliques cul-cul, le jeu affligeant des acteurs.
Le jeune Jaeden Liebherer joue comme une enclume sous Xanax. Michael Shannon fait penser à une marmotte au sortir de son dernier rendez-vous avec le taxidermiste. Joel Edgerton affiche une palette d'expression aussi large que ses cheveux (en brosse) sont longs. Kirsten Dunst offre ici, dans un rôle de potiche à natte, la pire prestation de sa carrière. Le moindre second rôle du film semble fermement décidé à jouer le moins possible : cela en devient presque drôle (voir la direction d'acteur catastrophique du groupe qui observe le jeune Alton derrière la vitre).
On pourrait se moquer à l'infini de la façon dont Jeff Nichols raconte son histoire. Pensons par exemple à cette scène atterrante ou le jeune génie de la NSA éructe des phrases sans queue ni tête devant des coordonnées géographiques, puis finit par entourer deux chiffres au hasard en feignant le Euréka libérateur.
Le pire du pire est probablement atteint dans les dernières images du film qui nous montre cette affreuse cité idéale toute de béton, qu'on dirait issue d'une série Z imitant Disney dans les années 80.
Jeff Nichols révèle progressivement au fil de ses films une médiocrité inquiétante.
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On aura rarement, dans le monde du cinéma, vécu pire ratage que Faire l'amour.
Evidemment, aller voir un film de Hou Hsiao-Hsien un vendredi soir à 21 heures, après une semaine crevante, ce n'était pas une très bonne idée.
Je n'aime pas trop les films des frères Coen. Dans le monde de la cinéphilie, c'est un aveu qu'il vaut mieux faire discrètement, tant le prestige des frérots est grand.
Un Mad Max façon bisounours, voilà à quoi fait penser le dernier film du bon géant Bouli Lanners.
Iñárritu est doué, quand il s'agit d'emballer une scène sur un tempo d'enfer en immergeant le spectateur dans ce qui ressemble vraiment beaucoup à la réalité.
Ceux qui, comme moi, avaient aimé Le discours d'un roi trouveront dans ce nouveau film de Tom Hooper une partie des qualités qui les avaient séduit dans l'histoire de Georges VI.
Le cinéma de Joachim Lafosse a quelque chose de froid et d'intrigant.
Il y a une ambiguité terrible dans le film d'Eva Husson : on ne sait jamais vraiment si la connerie des jeunes qu'on voit à l'écran est volontairement mise en exergue, ou pas./image%2F0894743%2F20240126%2Fob_7f0853_carol.jpeg)

Il faut être gonflé pour oser faire un film aussi azimuthé que celui-ci, lorsqu'on n'est pas un réalisateur hyper-connu. 
Je ne suis habituellement jamais le dernier à encourager les films maliens, ouzbeks, ou, comme ici, guatémaltèques.
En mai 2014, je me suis retrouvé en plein Festival de Cannes dans une salle de l'ACID à regarder ce film, sans vraiment comprendre ce que je voyais, puis à discuter avec la réalisatrice, Fabianny Deschamps, à l'entrée du cinéma Les Arcades./image%2F0894743%2F20250821%2Fob_fcebb5_bakhome.jpg)
Impossible de ne pas penser aux films d'Audiard en voyant Les cowboys. Thomas Bidegain est en effet le scénariste attitré du réalisateur de Dheepan./image%2F0894743%2F20230603%2Fob_9fa87a_marguerite.jpeg)
Macbeth commence plutôt bien.
Il arrive que le sujet d'un film soit plus intéressant que le film lui-même.
Comment autant de bons ingrédients peuvent-ils se combiner pour faire un si mauvais film ? C'est la question que l'on se pose à la vision du dernier film d'Elie Wajeman.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir