Father mother sister brother
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Drôle d'idée que de donner le Lion d'or de la Mostra de Venise à cette oeuvre de Jarmush, somme toute mineure.
Dans ce film à sketch, le premier est le meilleur, et le seul vraiment intéressant, selon moi. Une fille et un fils rendent visite à leur père, joué par un Tom Waits égal à lui-même, c'est à dire roublard et inquiétant.
Adam Driver (probablement le meilleur acteur en activité) et l'excellente Mayim Bialik rendent cette réunion génialement gênante. On perçoit la plupart des non-dits et l'évolution de la conversation est très bien menée.
La deuxième partie est nettement moins bonne. Elle vaut surtout pour son casting de luxe (Charlotte Rampling, Vicky Krieps, Cate Blanchett) et la façon dont Jarmusch parsème des éléments qui résonnent avec la première partie, à la manière d'un Hong Sang-Soo, à qui j'ai énormément pensé. En vrac : une même expression (Bob's your uncle), le fait de trinquer (et se demander si on peut trinquer avec n'importe quoi), des Rolex, des harmonies de couleur dans les vêtements, etc.
Contrairement à la première partie, on ne perçoit pas vraiment les états d'âme des trois protagonistes, on ne comprend pas réellement leur relation, et le film semble progressivement tourner alors au procédé.
Quant à la troisième partie, elle n'a à proprement parler aucun intérêt. Les deux acteurs sont insignifiants et la situation (un frère et soeur viennent de perdre leur parent dans un accident) est sans originalité. Jarmusch ne nous épargne aucun cliché, y compris l'examen ému de vieilles photos, dans un Paris de carte postale dans lequel il y a toujours une place pour se garer devant le bar où l'on veut aller boire un coup.
Un ensemble inégal, donc, et au final décevant.

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Il y a une sorte de fatalité dans les films de Woody Allen, qui à la fois rassure (le syndrome des pantoufles) et inquiète (les risques du ressassement à perpétuité) : le lettrage du générique, les airs de vieux jazz, les arabesques temporelles, les dialogues ciselés, l'actrice du moment qui fait son numéro, les mouvements de caméra fluides et parfois virtuoses.
Une jeune fille est élevée dans les bois par son père, qui la forme à être une machine à tuer. Un jour, elle rejoint la civilisation et doit tuer une certaine Marissa. Pourquoi ? Et qui est-elle vraiment ?/image%2F0894743%2F20201206%2Fob_3f3359_button.jpg)
Le cinéma de Wes Anderson est comme une mayonnaise. Ce n'est pas parce que qu'on y met les mêmes ingrédients que ça marche à chaque fois.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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