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Christoblog

Articles avec #clemence poesy

En thérapie

La série phénomène d'Arte, succès public lancé à grand renfort de publicité, me laisse perplexe.

Elle est certes agréable à regarder, son dispositif étant structurellement addictif. On a forcément envie de savoir ce qu'il y a de caché dans l'esprit des patients, et le travail du psy s'apparente finalement à celui de l'enquêteur. De plus, si une des histoires vous plait moins qu'une autre, ce n'est pas grave, les épisodes ne durent que 20 minutes.

Mais aujourd'hui, plus de trois semaines après l'avoir terminée, je me rends compte qu'il ne m'en reste pas vraiment de souvenirs marquants. L'histoire entre Frédéric Pierrot et Mélanie Thierry ne m'a pas passionné, pas plus que celle du couple joué par Pio Marmai et Clémence Poesy. Ce sont les personnage joués par Reda Kateb et Céleste Brunnquell qui sont les plus riches, même si leur développement n'est pas à mon sens convaincant sur toute la durée de la série. J'ai trouvé Carole Bouquet particulièrement mauvaise.

L'impression générale est donc celle d'une relative déception, d'un potentiel qui n'a pas réussi à se concrétiser complètement, ni par le scénario, ni par la mise en scène, ni par le jeu des acteurs.

Au final, une friandise de début de soirée qu'on peut savourer en pensant à autre chose.

 

2e

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Le grand jeu

Pas grand-chose à reprocher à ce film, qui est pourtant tout à fait raté.

Scénario intéressant sur le papier, acteurs plutôt en forme, réalisation classique mais sérieuse : on nage dans un nouveau type de qualité française. 

Le problème est que le réalisateur, Nicolas Pariser, semble viser beaucoup trop haut pour son premier film. Le grand jeu entend mêler un thriller hitchcockien de haute volée sur la manipulation politique à une histoire d'amour sur fond de groupe gauchiste et rural. On songe évidemment à l'épicerie de Tarnac.

C'est très ambitieux. On trouve dans le film une réflexion sur le passé révolutionnaire des personnages qui fait penser à Assayas, une sécheresse narrative qui peut rappeler celle de Nicolas Saada dans Espion(s), mais tout cela ne fonctionne au final simplement pas. La plupart des scènes n'échappent pas à la caricature et certaines même à un certain ridicule, comme le repas entre la journaliste et le politique, ou la course poursuite dans les rues du village anglais.

C'est comme si un peintre dessinait les grandes lignes d'un tableau en pensant au Tintoret ou au Caravage, pour finir son oeuvre au stylo Bic.

Les seuls éléments positifs du film sont pour moi le jeu des acteurs masculins. Melvil Poupaud confirme l'incroyable plasticité de son jeu, et André Dussolier est toujours capable d'exprimer les pires menaces dans un simple plissement de ride.

Un coup d'essai non transformé.

 

1e

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