Que viva Eisenstein !
Le cinéma de Peter Greenaway a atteint un tel degré de sophistication qu'il devient inadéquat d'en parler comme d'un simple film.
Il faudrait plutôt évoquer une expérience visuelle, sensorielle et intellectuelle.
Un exemple : le film est construit comme un club sandwich. Le premier plan est une portière qui claque, le dernier aussi, le deuxième plan montre des mouches, l'avant-dernier aussi, etc. Pile au centre de ce palindrome propre à rendre le monteur du film complètement fou, figure une scène emblématique, dans laquelle l'amant de Eisentein enfonce dans l'anus de ce dernier un drapeau bolchévique.
Voilà à quoi ressemble ce qu'on ne peut plus appeler vraiment un film.
Si je n'ai plus suivi Greenaway dans ces dernières élucubrations, Que viva Eisenstein ! a réussi à capter mon attention par deux aspects.
D'abord le film offre un éclairage documentaire passionnant sur la personnalité et les voyages du réalisateur russe. Son passage aux Etats-Unis, ses rencontres diverses (avec Chaplin par exemple), forme un arrière-plan saisissant.
Le deuxième intérêt du film réside dans l'histoire d'amour d'Eisenstein avec son amant mexicain, et sa découverte d'une sexualité longtemps refoulée. Greenaway trouve ici une façon de capter la tendresse et la sensualité qui n'est pas si courante chez lui.
Pour apprécier ces points il faut cependant que le spectateur accepte les innombrables tics formels du réalisateur : montage épileptique, travellings circulaires qui donnent le tournis, split screen syncopé.
Un film excité du bocal.
Peter greenaway sur Christoblog : Goltzius et la compagnie du pélican (**)
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Michel Leclerc était pour moi jusqu'à présent un excellent auteur de comédie, peut-être le meilleur en activité en France aujourd'hui.
Découvert il y a peu au Festival d'Arras, ce premier film suédois est agréable et surtout très prometteur.
Il y a quelque chose de terriblement sec dans les films d'Alex Van Warmerdam. Ses personnages semblent toujours dépouillés de sentiments d'empathie, pour n'agir que suivant des schémas qui servent strictement leurs intérêts les plus égoïstes./image%2F0894743%2F20250103%2Fob_74029d_jack.jpg)



Juste un petit mot aujourd'hui pour parler de ce documentaire que j'ai eu l'occasion de voir en avant-première et qui n'est sorti que dans .... deux salles parisiennes (L'Espace Saint-Michel et La Clef)./image%2F0894743%2F20250208%2Fob_020b05_theotherside.jpg)

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Pour son premier film, Laurent Larivière réussit une entrée fracassante dans le cinéma français./image%2F0894743%2F20240901%2Fob_3997bb_21nuitsavec-copie.jpg)
Le dernier film de Christian Vincent entrelace subtilement plusieurs thèmes./image%2F0894743%2F20250206%2Fob_642752_elclub.jpg)
Premier film du jeune américain Rick Famuyiwa, Dope est un feel-good movie parfaitement surdosé en vitamine.
Difficile de savoir quoi penser de ce film, qui commence comme une chronique familiale orientale, se poursuit par un drame politique, tourne à la farce (Alexandre Astier qui joue le Chah d'Iran sur le mode Kaamelott) et se termine en hommage touchant à l'intégration.
Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes, est de cette étoffe dont on fait les Palmes d'Or./image%2F0894743%2F20240217%2Fob_1bab29_lobster.jpeg)
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Réalisé en Grèce par une réalisatrice qui vit désormais à Paris, Red rose est un bijou comme seuls les cinéastes iraniens semblent pouvoir en proposer.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir