Here - Les plus belles années de notre vie
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A partir d'une idée originale et intrigante (poser sa caméra à un endroit et ne plus la bouger de tout le film), Robert Zemeckis construit une oeuvre qui alterne le moyen et le moins bon.
Au rayon des relatives satisfactions, il faut signaler la qualité du jeu du duo Tom Hanks / Robin Wright qu'on a plaisir à retrouver trente ans après Forrest Gump, l'ivresse ponctuelle de sentir la matérialité du temps qui passe dans cette maison plus que centenaire, quelques trouvailles de mise en scène qui jouent avec la contrainte de fixité de la caméra (un écran LED qui permet une variation infinie de ce qu'on voit par la fenêtre, quelques jeux de miroirs qui permettent de voir derrière la caméra, un système d'incrustation original dans l'enchaînement des scènes).
En ce qui concerne les points faibles du film, il y en a malheureusement beaucoup. Pour commencer, toutes les séquences qui ne concernent pas la famille principale sont très ennuyeuses et piteusement réalisées : les dinosaures de la préhistoire, les amérindiens amoureux, les premiers habitants de la maison dont on ne connaîtra pas l'évolution. On est aussi troublé par le processus de de-aging qui rajeunit le couple principal : cela introduit un je ne sais quoi d'artificiel dans l'image.
Les mésaventures de toute cette petite famille manquent aussi de relief. Les peines et les bonheurs s'enchaînent (mort, maladie, mariage, naissance, problèmes financiers) sans grande excitation et sans générer beaucoup d'émotions, comme si le dispositif adopté gelait notre empathie.
Bien tenté, donc, mais pas totalement réussi.

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La dernière fois que j'avais vraiment aimé un film de Clint Eastwood, c'était il y a huit ans, au moment de la sortie de Gran Torino. 
Cloud Atlas est intellectuellement stimulant et plastiquement gratifiant.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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