Ertan ou la destinée
Le premier film de Umut Dag (Une seconde femme) était remarquable pour sa densité et sa maîtrise. Le second est tout aussi convaincant au niveau de la mise en scène et de l'installation d'une ambiance, il l'est un peu moins au niveau du scénario.
Umut Dag excelle en effet à présenter son personnage. L'acteur Murathan Muslu est très charismatique, même si son jeu est un peu trop répétitif.
La façon dont la ville est filmée, les seconds rôles, la figure du jeune homme : tout concourt à donner au film les contours d'une belle chronique sociale.
Ertan est malheureusement très prévisible dans sa première partie, et c'est un peu sa limite : il fonctionne comme un rouleau compresseur narratif en mode tragédie antique. C'est donc l'ennui qui guette le spectateur, alors que la fin du film est plutôt surprenante.
Le film, s'il ne convainc pas tout à fait, est tout de même remarquable par sa qualité de cinéma naturaliste de très haut niveau. On oublie pas de sitôt l'immersion dans une Vienne grise, glauque et interlope, que propose Umut Dag. Certainement un futur grand réalisateur.
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Dans la veine réaliste anglaise, si féconde, il manquait un chaînon violent et noir, quelque chose qui soit plus brutal et désespéré que tout le reste. Catch me daddy, de Daniel Wolfe, est un prétendant idéal pour ce rôle.
Impossible, malgré les nombreux défauts que je peux trouver au film (des décors tape à l'oeil, des seconds rôles falots, des effets convenus), de dire que je ne l'ai pas aimé.
Dieu sait si j'estime le réalisateur Kiyoshi Kurosawa, depuis que j'ai regardé un de ces films à ses côtés (
Avant de parler d'un film de Woody Allen, il convient de préciser l'angle avec lequel on l'observe.
Pratiquement inexistante des écrans français jusqu'à présent, l'Ethiopie nous offre cette année coup sur coup deux films : Difret, de Zeresenay Mehari, en juillet, et Lamb ce mois-ci./image%2F0894743%2F20240414%2Fob_38e50a_nileciel.jpeg)

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Curieux premier film de la réalisatrice italienne Laura Bispuri, Vierge sous serment s'attaque à un sujet délicat et exotique : ce qu'il advient des garçons manqués en Albanie.
Il faut aller voir Marguerite pour ses acteurs.
Pour son premier long métrage, Louis Garrel nous offre un film délicieux.
Baltasar Kormakur est décidément friand de récit dramatique tourné dans le froid : après avoir filmé le calvaire d'un marin islandais dans l'eau glaciale (/image%2F0894743%2F20250103%2Fob_dd931c_much-loved.jpg)

J'aurais vraiment aimé dire du bien de ce film : j'apprécie énormément le cinéma iranien, et la figure de Makhmalbaf, patriarche cinéaste (sa femme et se deux filles font également des films), est éminemment sympathique./image%2F0894743%2F20260128%2Fob_2dff54_youth3-copie.jpg)

Au panthéon des séries, la première saison de True Detective occupe sans aucune discussion une place de choix.
Le deuxième film de Patrick Wang est un film lo-fi : image super 16 un peu sale, deux semaines de tournage, cinq de montage.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir