Le jour où le cochon est tombé dans le puits
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Curieux de découvrir les premiers films de Hong Sang-Soo, je me suis procuré le coffret regroupant les 3 oeuvres qui le firent découvrir en Occident, à la fin des années 90.
Le premier de ces trois films, Le jour où le cochon est tombé dans le puits, contient déjà une grande partie de l'univers que Hong Sang-Soo va développer pendant plus de vingt films : étrangeté du monde, incommunicabilité entre êtres humains, frustrations masculines, alcool et artistes ratés, découpage du film en plusieurs séquences bien distinctes, complexité des rapports entre hommes et femmes.
Comme c'est souvent le cas, on a l'impression que le réalisateur a choisi de mettre toutes ses idées dans son premier film, quitte à risquer le trop-plein. Ce premier opus, même s'il est extrêmement maîtrisé dans sa construction globale, part ponctuellement dans tous les sens, au risque de perdre son spectateur. HSS multiplie les scènes qu'on ne peut pas raccrocher facilement au reste de l'histoire, et on est rapidement perdu dans les péripéties que vivent les personnages. Pour bien profiter de la richesse du Cochon, il faut voir le film au moins trois fois.
Le film diffère de la suite de sa filmographie sur un point : la traditionnelle ironie légère et grinçante, que l'on associe habituellement au cinéaste coréen, est ici absente. On voit par exemple de nombreuse scènes de sexe tristes et explicites, ainsi qu'une scène de crime sanglante, ce qui n'est pas dans ses habitudes.
Le film est long et assez lent. C'est comme si Hong Sang-Soo allait dans la suite de sa carrière travailler à épurer sans répit son propos, à sculpter la matière brute dont il a rempli son premier film.
La vision de Le jour où le cochon est tombé dans le puits procurera une certaine satisfaction intellectuelle au fin connaisseur de HSS. Je le déconseille toutefois au spectateur qui souhaiterait s'initier à l'oeuvre du coréen, son aspect sombre et sa construction labyrinthique le rendant plutôt au premier abord rébarbatif.
A noter également que mon DVD est d'une qualité atroce : son inaudible, image tremblotante. Je ne sais dire s'il s'agit de mon exemplaire ou de la qualité standard du coffret TF1 Video.

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Peu de films peuvent prétendre laisser un souvenir qui s'améliore à ce point avec le temps.
Alors d'abord, parlons du titre, une fois n'est pas coutume. Traduire le titre original,The
dynamiter, par Summertime, il faut oser. Ceci dit, et pour une fois, il me semble plus logique que le film s'appelle Summertime que The dynamiter. Le film baigne
en effet plus dans une atmosphère évoquant un été sudiste que dans une ambiance explosive.
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Le manque de prétention me rend indulgent.

Incroyable film. Qu'on l'aime ou pas, il faut bien reconnaître la puissance du
défi esthétique qu'il représente.
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Un pêcheur agé, seul et pauvre, rencontre une chinoise immigrée qui tente de faire
venir en Italie son fils de 8 ans. Une amitié se noue entre eux.
Bien qu'autrichien, Une seconde femme peut être inscrit dans une série de films allemands de qualité qui prennent pour sujet l'immigration turque :
Chercher le garçon est un film assez déconcertant.
Quel bonheur de voir enfin un film qui raconte une histoire complexe, et qui le fait bien. Quel plaisir de voir de bons acteurs qui émeuvent, un scénario malin et cohérent qui évite d'être simpliste, et un réalisateur qui utilise sa caméra au service de l'histoire qu'il raconte et non pour flatter son égo.
Deuxième film vu de la sélection officielle (après le délectable /image%2F0894743%2F20201209%2Fob_c0da9a_thedayhearrives2.jpg)
Il arrive qu'on aille voir des films un peu à reculons (par conscience
professionnelle de blogueur, si je puis dire) et qu'on en sorte conquis.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir