Paula
Avec Paula, le réalisateur allemand Christian Schwochow réussit un petit exploit : signer un film hyper-académique sur un personnage qui a fait souffler un vent de modernité effrontée sur son époque.
Le film est photographié comme une publicité pour des yaourts bio (paysages enneigés, feuilles mortes et Paris de carton-pâte) et la mise en scène est d'une platitude abyssale, si je puis dire.
Le film ne tire donc son intérêt que du charmant portrait qu'il dessine de la fabuleuse artiste peintre Paula Modersohn-Becker, décidément très à la mode en ce moment (cf le livre de Marie Darrieussecq, Etre ici est une splendeur, et l'exposition au Musée d'Art Moderne en 2016). La pétillante actrice Carla Juri prête ses traits avantageux à la jeune Paula.
Le film a une autre qualité : il montre, fait assez rare, la véritable peinture de Paula se faire à l'écran, et d'une façon assez réaliste et convaincante. Le talent, la vocation, cet irrésistible élan qui pousse à peindre et à peindre encore est assez subtilement montré.
Entre ses qualités attachantes et quelques défauts (les décors sonnent parfois faux, certains personnages secondaires sont ridiculement traités), je ne sais pas trop si je dois vous conseiller Paula. Pour ma part, c'est l'intérêt pour les personnages qui a attisé mon plaisir : le film propose notamment un portrait édifiant de Rilke.
A vous de voir.

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Il est parfois de délicieux de revoir un film qui nous a marqué étant enfant ou adolescent. La vision la semaine dernière sur Arte du premier film américain d'Alfred Hitchcock m'a procuré un grand plaisir.
Alors oui, c'est long. Mais croyez-moi, les 2h42 passent plutôt bien : disons que le film donne l'impression de durer 2h bien tassées. D'ailleurs, la salle 4 du Majestic de Lille, bourrée à craquer, n'a pas moufté pendant toute la séance.
En entrant dans la salle pour voir ce film, je ne m'attendais à rien. Je n'en avais pas entendu parler, et je ne connaissais pas les réalisateurs.
Il y a dans Moonlight un peu de la magie qui faisait le charme de Boyhood : faire ressentir l'épaisseur du temps qui passe.
On aura rarement autant ressenti le poids des traditions tribales et familiales que dans ce film.
Vous me connaissez, je ne porte dans mon coeur ni Guillaume Canet, ni Marion Cotillard.
Commençons par une évidence : le film est très classique dans sa forme.
A la vision du nouveau film d'Andrea Arnold, il m'est difficile de penser autre chose que "Quel gâchis".
Je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement en allant voir ce film, mais en tout cas pas à rire, à être ému et émerveillé.
De film en film Pablo Larrain s'affirme comme un réalisateur non seulement hyper-doué, mais aussi de plus en plus bankable
On a l'impression, en regardant Tempête de sable, de se voir proposer pour la millième fois le tableau consternant de la condition de la femme dans une société profondément machiste, ici une tribu bédouine du sud d'Israël.
La la land est traversé par la même énergie foutraque et euphorisante que le précédent film de Damien Chazelle, Whiplash.
L'avant-dernier film de Thomas Vinterberg (La chasse) m'ayant profondément déplu, c'est un peu inquiet que je suis allé voir La communauté.
Amusant de constater le grand écart des notes sur Allociné concernant ce premier film : 4 pour les critiques presse et 2,2 pour les spectateurs.
Premier film prometteur d'Anna Rose Holmer, remarqué dans de multiples festivals, The fits est une sorte d'exercice de style.
Incroyablement complexe et subtil, Harmonium marque l'avènement d'un grand cinéaste, Koji Fukada.
Quel plaisir de voir ce type de film : libéré, intelligent, léger et brutal à la fois !
J'avais beaucoup reproché à Tom Ford dans son précédent film (A single man), de privilégier la forme au fond.
Hedi est avant tout le portrait sensible d'un jeune homme sous influence : pas vraiment libéré du chaperonnage maternel, on trouve à Hedi une femme (assez mignonne d'ailleurs), un boulot, un appartement.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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