Etreintes brisées

Ce n'est probablement pas avec ce film qu'Almodovar pouvait espérer gagner la Palme d'Or. Il n'est pas mauvais, ce n'est simplement pas le plus abouti de son auteur, loin de là
Moins alerte que Volver, moins complexe que La mauvaise éducation, moins intense que Parle avec elle, Etreintes brisées souffre un peu d'anémie.
On s'intéresse d'assez loin aux personnages, sans que je sache bien expliquer pourquoi : peut être sont ils un peu trop caricaturaux dans leur ensemble à l'image du fils gay Ray X, et même dans une certaine mesure du personnage de Lena elle-même.
De temps à autre, Almodovar, qui semble globalement tourner ce film avec le frein à main serré, se lâche et redevient un immense cinéaste le temps d'une scène (lorsque Pénélope "double" son propre personnage projeté sur l'écran par exemple, une scène sublime, ou lors des travelling latéraux entre Harry et celui qu'il ne sait pas être son fils, ou en filmant simplement des draps).
Un petit creux relatif donc à mon sens dans la carrière de l'espagnol, en forme d'hommage passionné à Penelope Cruz, et un peu limité par cela peut-être. Pedro devrait peut-être se ressourcer en allant voir ailleurs et autre chose, comme Woody Allen l'a fait en allant tourner 3 fois en Angleterre, puis une fois en Espagne. Almodovar à New York, ça aurait de la gueule, non ?
A voir quand même bien sûr, ne serait-ce que pour Penelope en blonde.

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N'étant pas un spécialiste de Star
Trek, c'est vierge de tout a priori que je suis allé à la rencontre de Spok, le bonhomme bizarre aux oreilles pointues.
Allez, après la (super) bonne surprise OSS 117 pourquoi ne pas être un peu aventureux et continuer d'explorer le continent des comédies
françaises ?
Un beau film./image%2F0894743%2F20241124%2Fob_3984bf_ossrio.jpg)



Très agréable surprise./image%2F0894743%2F20220406%2Fob_516e04_grantorino.jpg)

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Difficile de bouder son plaisir en regardant Slumdog Millionnaire. Un scénario bien travaillé, des acteurs qui ont la pêche, une mise en scène déjantée (un peu trop diront certains), une musique qui remue : que du bonheur.



Ah, si la dégustation à l'aveugle existait en
cinéma, je suis certain que plus de la moitié des gens qui encensent le film n'y
aurait vu qu'un pâle produit B du cinéma américain. Franchement, et je veux bien
le détailler plan par plan avec qui veut, comment peut on y voir autre chose
qu'une succession de plans mal fichus, de succédanés de suspense, de personnages
caricaturaux, de montage approximatif ? Les frères Coen sont les cinéates les
plus sur-estimés du moment, comme le furent Woody Allen, puis Clint Eatswood. Il
suffit que leur nom soient sur l'affiche pour que le bonhomme de Télérama
rigole, sans avoir vu le film, et toute une partie du public avec.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir