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Christoblog

21 nuits avec Pattie

L'intérêt du nouveau film des frères Larrieu est double : la prestation des acteurs est somptueuse et le scénario est ébouriffant.

Commençons par les acteurs. Karin Viard est tout simplement bluffante, en nymphomane décomplexée narrant avec bonhomie ses aventures sexuelles en tout genre. Elle souffle sur tout le début du film comme les vents d'Espagne qui ne sont pas capable d'assécher l'humidité de ses parties intimes.

Isabelle Carré est son exact contraire en tout : réservée, timorée sexuellement (impuissante dit-elle joliment), poitrine menue contre attributs mammaires impressionnants. André Dussollier vieillit à merveille, jouant avec un brio délicieux le vieux beau. 

Les seconds rôles sont à un niveau rarement atteint dans le cinéma français : Denis Lavant qui donne l'impression de brûler la pellicule à chaque apparition, Laurent Poitrenaux excellent en gendarme perspicace et Sergi Lopez très convaincant en mari soucieux.

Deuxième point fort du film, le scénario nous entraîne dans un labyrinthe qui mélange habilement la logique la plus cartésienne et le surnaturel. Il parvient à le faire, il est vrai parfois de justesse, par le biais des fantasmes et des désirs. Comme toujours chez les Larrieu, le désir sexuel tient donc une place importante : il apparaît ici clairement comme le vecteur de réalisation personnelle, quelque soit son objet, et à condition qu'il soit bien détaché de ce vieux concept rétrograde qu'est l'amour.

Un festival d'acteur et un jeu intellectuel stimulant, pour un bon moment de cinéma.

 

3e

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B
C'est typiquement le film qui comble les critiques professionnels et laisse dubitatif le spectateur lambda. Pour avoir vu "21 nuits" hier soir, dans une salle aux trois quarts vide (à 20h 30 aux Halles !), je me situe au milieu du gué. Bravo pour l'interprétation, les paysages solaires, la singularité piquante du propos... et pour la fable mi-policière mi-fantastique, la "bitomanie" à répétition de Viard, l'ennui qui souvent pointe son nez dans la garrigue... bof ! <br /> Un Beaujolais nouveau à 4 balles ne vaudra jamais un cru bourgeois bordelais.
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C
J'estime être un spectateur lambda ! Et le film m'a passionné au début, un peu ennuyé au milieu, puis de nouveau plu à la fin.