Eddington
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Le nouveau film d'Ari Aster, jusqu'à présent surtout connu pour des films de genre (Hérédité, Midsommer), commence comme un ancien film des frères Coen : personnages déjantés, ambiance cartoonesque, humour et violence mélangées.
J'ai été plutôt séduit par cette entame amusante, qui passe en revue beaucoup des problèmes de l'Amérique (et plus généralement du monde contemporain) : omniprésence des écrans, complotisme, extrémismes en tous genres, écologie, nouvelles technologies, sort des populations indigènes, sumprématisme blanc, emprise des sectes.
Malheureusement, Eddington commence à bégayer vers son mitant, et la qualité du jeu de Pedro Pascal et de Joaquin Phoenix ne suffit plus à masquer le manque d'inspiration d'un scénario qui perd progressivement son fil. Au final, Aster renvoie dos à dos racisme et anti-racisme, progressisme et complotisme, dans une sorte de vortex idéologique qui semble avoir perdu tout sens moral : la gêne que génère cet anarchisme intellectuel n'est pas atténuée par la démesure un peu sotte de l'assaut final, qui franchit la frontière séparant spectaculaire et ridicule. Son anti-héros tout puissant n'a pas de contre-point à sa hauteur, ce qui au final déséquilibre le film.
C'est donc indigeste, et raté.
Aris Aster sur Christoblog : Midsommer - 2019 (***)

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La la land est traversé par la même énergie foutraque et euphorisante que le précédent film de Damien Chazelle, Whiplash.
Avant de parler d'un film de Woody Allen, il convient de préciser l'angle avec lequel on l'observe.
On savait Inarritu doué. Je n'aurais pas parié qu'il puisse être génial.
Woody se répète. Un titre et une ambiance qui renvoient à Midnight in Paris, la magie qui renvoie à Scoop, la photographie de Darius Khondji qui rappelle (entre autre) celle de To Rome with love, etc. 
Ce qu'il y a de mieux dans Crazy, Stupid, Love c'est l'affiche.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir