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Christoblog

Articles avec #anya taylor-joy

Furiosa : une saga Mad Max

Le cinquième opus de la série Mad Max est un bon cru. 

Il commence bizarrement comme un conte et il ressemble en cela plus au dernier film de George Miller, Trois mille ans à t'attendre, qu'à Fury road.

Nous sommes en effet dans un premier temps invités à contempler de magnifique paysages : une cité verdoyante dans l'enfer désertique qu'est devenue l'Australie, un désert de sable encore plus beau que celui de Dune, une ville citadelle de toute beauté. Nous croisons des personnages dont le charisme est de nature mythologique : Dementus (Chris Hemsworth compose un méchant d'anthologie), Immortan Joe, Praetorian Jack. Tout cela compose un univers attachant, riche de mille détails et parfaitement immersif.

Les grande scènes de poursuite et d'action n'arrivent qu'une fois le film bien avancé, et il faut avouer qu'elles sont époustouflantes de virtuosité et d'inventivité, encore plus spectaculaires que dans les épisodes précédents.

Furiosa est un divertissement pour adulte de très haute tenue, pour peu qu'on se soit pas réfractaire au genre post-apocalyptique ultra-violent, ici agrémenté d'une dose de sadisme gratuit et goguenard, non dénué d'humour (les brochettes de chien et le boudin d'homme !).

Le film est à savourer absolument dans une salle de cinéma, tant le travail sur l'image et le son est conçu pour en mettre plein les yeux et les oreilles.

Je le conseille chaudement aux amateurs, c'est pour moi supérieur à Fury road

George Miller sur Christoblog : Mad Max : Fury road - 2015 (**) / Trois mille ans à t'attendre - 2022 (**)

 

3e

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Split

Cet opus de M. Night Shyalaman a beaucoup séduit les critiques français sans que je m'explique totalement l'enthousiasme collectif, des Inrocks aux Cahiers du Cinéma.

Bien sûr, le film est agréable à regarder. Shyalaman est à la fois un excellent conteur (quand il maîtrise son imagination) et un cinéaste au style fluide, séduisant et efficace. Une sorte de Fincher pop.

Le synopsis est intéressant, au moins pour la première partie du film, et l'interprétation de James McAvoy est formidable. Cerise sur le gâteau, on y retrouve Anya Taylor-Joy, devenue immensément populaire aujourd'hui avec Le jeu de la dame.

Le sujet principal du film, le trouble de personnalité multiple, fournit un substrat dramatique à fort potentiel, mais n'est curieusement pas exploité à son maximum, puisqu'on ne fait connaissance qu'avec un petit nombre des 23 personnalités présentes dans le crâne du personnage principal. Si on veut en savoir plus sur le sujet, mieux vaut lire le formidable livre de Daniel Keyes, Les 1001 vies de Billy Milligan.  

Si la mise en place est excitante et les premiers développements prometteurs, j'ai trouvé que la fin grand-guignolesque du film nuisait à son intérêt et à la densité de son propos.

Un divertissement honorable, qui ne tient pas toutes ses promesses.

 

2e

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Le jeu de la dame

Sensation surprise de l'année 2020, la mini-série Netflix consacrée à une jeune prodige des échecs dans les années 50 permet de passer un bon moment.

L'histoire est sympathique, bien qu'archi-rebattue (une vocation et une faiblesse, des apprentissages, des échecs, puis l'atteinte du graal). L'écriture ne brille pas par son originalité, et la réalisation est très sage, avec cet aspect propret et académique qui caractérise les produits Netflix.

Ce qui explique probablement le succès de la série, au-delà de l'aspect exotique du jeu d'échecs, c'est l'incroyable prestation de la jeune actrice Anya Taylor-Joy, qui crève l'écran. C'est peu dire que l'intérêt qu'on éprouve à regarder Le jeu de la dame réside principalement dans sa frimousse d'écureuil, son étude résolue et son allure déliée.

Les scénaristes ont bien aidé Anya Taylor-Joy en affublant son personnage d'une faiblesse qui la rend plus humaine, en développant son personnage dans une optique résolument féministe et en l'entourant d'un casting de seconds rôles exceptionnels, dont l'excellente Chloe Pirrie. Il faut également reconnaître que les décors sont magnifiques, et que les péripéties échiquéennes sont assez bien rendues à l'écran.

Un divertissement sans aspérité.

 

3e

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The witch

Amusant de constater le grand écart des notes sur Allociné concernant ce premier film : 4 pour les critiques presse et 2,2 pour les spectateurs.

On comprend bien, après avoir vu The witch, ce qui peut expliquer cela. Le film de Robert Eggers est un film d'épouvante sans épouvante, un film d'horreur sans effets spéciaux.

Difficile de ne pas apprécier la rigueur de la mise en scène, la beauté des images (très froides ou très chaudes, mais toujours magnifiquement photographiées) et le grand intérêt que suscite le tableau historique très documenté que constitue ce portrait d'une famille dévote du XVIIème siècle.

A vrai dire, l'intérêt du film est très probablement dans cet aspect terrifiant d'une religion chrétienne qui pousse à bout la pratique collective et familiale de l'auto-dépréciation systématique. On se dit d'ailleurs que le réalisateur en rajoute, jusqu'à ce qu'un carton final nous apprenne que les dialogues eux-mêmes sont tirés pour la plupart de sources historiques documentées (procès...). 

Que le diable s'invite gentiment dans cet enfer que constitue la pratique religieuse en elle-même est presque superfétatoire. Eggers propose alors une seconde partie de film qui ne reprend aucun des codes des films d'horreurs : pas de sang, pas d'effet de surprise (ou presque), pas de vision horrifique (ou presque). Tous les évènements anormaux sont simplement suggérés, ou en tout cas largement euphémisés. On comprendra qu'à ce stade l'amateur de Freddy soit déçu. 

A conseiller à celui qui aurait voulu voir Tarkovski essayer de tourner son Exorciste.

 

2e

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