Nebraska
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Ce n'est pas seulement parce que le dernier film d'Alexander Payne porte le même nom qu'un des meilleurs albums de Bruce Springsteen que je l'adore (le film fait au Boss un clin d'oeil que je vous laisse détecter).
C'est aussi parce que tout en lui me plait. Son incroyable noir et blanc, à la fois précis et parfois un peu délavé. Ses acteurs, dont la palette de jeu varie magnifiquement (Bruce Dern, Prix d'interprétation mérité à Cannes !). Ses paysages stupéfiants de beauté. Ses péripéties qui allient humour, tendresse, causticité et pudeur.
Je prévois que bien peu partageront l'entièreté de mon enthousiasme, mais pour tout dire, je pense que j'ai avec Alexander Payne une relation très particulière : son cinéma ma parle directement au coeur, ses choix me paraissent évidents, en un mot comme en cent, je pense qu'il réalise le type de film que j'aurais moi-même aimé réaliser si j'avais été cinéaste.
Le film paraîtra lisse à certains, qui ne verront pas la fabuleuse délicatesse de la palette de sentiments qu'il expose. Il constitue aussi une plongée dans l'Amérique profonde et enfin, il est d'une drôlerie macabre et réjouie, à l'image de cette scène sublime dans laquelle la mère soulève ses jupes au-dessus d'une tombe en déclarant : "Regarde ce que tu as raté".
Hilarant, cruel, émouvant, Nebraska est un concentré de gouaille lucide, et comme toujours chez Payne, les sentiments les plus forts circulent avec une douce violence sous une surface limpide. C'est un film merveilleux.

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Ceux qui suivent Christoblog savent (peut-être) que je suis fan de cinéma d'Asie Centrale. C'est donc avec gourmandise que j'ai visionné ce film originaire du Kazakhstan.
Petit film US indé sans prétention, All about Albert ne m'aurait peut-être pas attiré sans le triste décès de James Gandolfini, dont c'est du coup la dernière apparition./image%2F0894743%2F20241215%2Fob_6c2e28_canyons.jpg)

Dans une Los Angeles magnifiquement fantasmée, Joachin Phoenix livre le plus beau rôle de sa carrière.
Une fois n'est pas coutume, c'est son affiche qui m'a décidé à aller voir How I live now. Elle m'a immédiatement intrigué, et charmé.
A mi-chemin entre Etre et avoir de Nicolas Philibert, et Entre les murs de Laurent Cantet, La cour de Babel emprunte au premier sa bienveillance attentive et au second son environnement de collège parisien.
Découvert dans la passionnante sélection ACID l'année dernière à Cannes, Braddock America est un documentaire à l'atmosphère springsteenienne, dévoilant la déchéance d'une ville minière américaine./image%2F0894743%2F20251221%2Fob_4b21c4_lesbruitsde-copie.jpg)

J'aime autant le dire en introduction : je suis très partagé quant aux films de Wes Anderson. J'ai adoré Mr. Fox, mais détesté La vie aquatique. J'ai été profondément ému par le début de Moonrise Kingdom, mais une partie d'A bord du Darjeeling limited m'a vraiment énervé. Etc.
Le problème d'un film comme Gloria, c'est qu'il repose presque exclusivement sur la performance de son actrice principale.
Il faut parfois se tourner vers des régions dont on voit peu de films (Scandinavie, Amérique du sud, Israel) pour retrouver ce qui fait l'essence du cinéma populaire : un scénario travaillé, un découpage millimétré et un casting parfait.
El estudiante est un film complexe : mieux vaut ne pas s'assoupir durant sa projection, sous peine d'en perdre définitivement le fil./image%2F0894743%2F20260117%2Fob_6113f3_onlylovers-copie.jpg)
Oh, la charmante comédie subtile et décalée que l'on n'attendait pas !
Bien que desservi par une bande-annonce tristounette, qui semble révéler (à tort !) tout le contenu du film, Un beau dimanche vaut vraiment le coup d'être vu.
Le nouveau film de Jean Marc Vallée peut se résumer ainsi : une histoire originale, une performance d'acteur invraisemblable et une mise en scène solide.
J'avais remarqué, comme beaucoup, le moyen métrage de Guillaume Brac diffusé dans les salles l'année dernière :
Une comédie de Shakespeare tournée par le showrunner de Buffy contre les vampires, dans sa propre propriété, et en 12 jours ? Franchement, je ne donnais pas cher de ce film, et j'avais sorti la dézingueuse à tir automatique pour me payer Joss Whedon, réalisateur d'un seul film à 49 ans : le triste
Les dimanches pluvieux de janvier étant propices au visionnage de DVD, je me suis enfin décidé à regarder l'OVNI azimuté de Sono Sion.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir