Ini Avan, celui qui revient
La situation du réalisateur Sri Lankais Asoka Handagama est paticulière à plus d'un titre.
Il a d'abord un « vrai travail » : il est directeur de la communication dans la plus grande banque de son pays.
Ensuite il tourne ses films en été, pendant ses vacances. Et enfin, c'est une vraie célébrité dans son pays, ayant déjà suscité de belles polémiques par le passé. Aussi, quand est sorti Ini Avan, traitant du difficile retour d'un combatant tamoul dans son village à la fin de la guerre civile, le débat a enflammé Sri Lanka, où les blessures de cette longue, longue guerre ne sont évidemment pas cicatrisées.
Ini avan a été présenté à la sélection aCid du festival de Cannes 2012 et j'ai eu le plaisir de le voir au Festival International de La Roche sur Yon en octobre 2012.
Il faut absolument dire pour commencer que Ini avan est une splendeur visuelle. Le film baigne dans une photographie admirable, les visages des acteurs et actrices sont magnifiés par des éclairages somptueux. Les cadres d'Handagama composent autant de tableaux d'une perfection quasi-surnaturelle.
Cette ambiance délicate et visuellement très réussie permet d'accepter les lenteurs d'une intrigue qui se développe lentement et bifurque en cours de film vers un sujet absolument non prévu au départ. Alors qu'il commence par traiter de la réacclimatation à la vie civile de celui qui fut un enfant-soldat, le film glisse progressivement vers une chronique sociale puis criminelle. C'est très étonnant et stimulant.
Si ces circonvolutions scénaristiques peuvent égarer un peu le spectateur inattentif, le jeu de l'acteur principal, extrêment physique, recentre toujours le film autour d'un axe qui le traverse de part en part : la violence sourde qui émane forcément de ces ex-combattants (et bien que celui qui nous est montré ici soit d'une douceur extrême).
Une découverte.
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Certains films reposent uniquement sur leur actrice.
La scène d'ouverture de Star trek into darkness, résume assez bien ce que le film sera : un condensé de morceaux de bravoure (la poursuite, l'Enterprise qui émerge de la mer), de trouvailles visuelles (les arbres rouges), de psychologie sommaire mais efficace (la psycho-rigidité et le sens du sacrifice de Spock) et de péripities bien huilées (on ne comprend pas ce qu'on voit tout de suite, mais on prend plaisir à le regarder).
Tourné en 1962 au coeur de Paris, juste après la fin de la guerre d'Algérie, Le joli mai est un documentaire remarquable à plus d'un titre./image%2F0894743%2F20241022%2Fob_50c858_linconnu.jpeg)
Une sorte d'hystérie collective s'est développée à Cannes autour d'un nouveau cinéma comique français dont les parangons seraient Tip top de Serge Bozon et La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko. Cet engouement soudain s'est manifesté entre autre par le supplément Cannes du Monde et le numéro d'avril des Cahiers. De quoi s'agit-il ? Faire des comédies avec trois francs six sous (et pas d'euros, il y a d'ailleurs une pièce de 0 euro qui circule dans le film), être inventif avec peu de moyens, regarder plutôt vers le passé que vers l'avenir, et distiller de subtils messages en rapport avec l'actualité./image%2F0894743%2F20260128%2Fob_27d8b8_lagrandebelleza.jpg)
Kiyoshi Kurosawa est certainement un des meilleurs cinéastes japonais en activité avec Hirokazu Kore-Eda, Shinji Aoyama et bien sûr Takashi Miike. Souvent cantonné au film de genre tendance fantastique, il fut révélé au grand public par son dernier film Tokyo Sonata. Malgré ce succès, il a toujours beaucoup de mal à financer ses projets de long-métrages, et s'est donc décidé à réaliser en attendant une mini série de 5 épisodes d'une heure pour la chaîne japonaise Wowow./image%2F0894743%2F20260527%2Fob_dfdf78_lepasse-copie.jpg)
Comment grandir avec des parents qui ont des activités clandestines dangereuses ?/image%2F0894743%2F20220701%2Fob_a646aa_stoker.jpg)
Printemps... fut le film qui fit connaître Kim Ki-duk au public européen et en particulier français, alors que son film suivant, moins connu, Samaria, décrochait simultanément l'Ours d'argent à Berlin, en 2004.
Drôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les certitudes scientifiques sur le sujet.
Peu de films prennent comme sujet la vie des philosophes. Il faut dire que filmer la pensée en train de s'élaborer est une sorte de défi ultime, et Hannah Arendt n'évite pas entièrement l'écueil de la vacuité, en exposant plusieurs fois son personnage principal allongée, en train de méditer.
Après les claques des deux premiers opus Amour et Foi, le troisième volet de la trilogie d'Ulrich Seidl s'avère presque être une bleuette romantique. Enfin, presque.
Je suppose qu'on pourra détester le cinéma d'Ulrich Seidl. Il y a dans ses films, et en particulier dans celui-ci, une sorte d'intransigeance sèche et de jusqu'au boutisme qui pourront rebuter.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir