Zero dark thirty

Zero dark thirty se décompose en deux parties très différentes.
La première raconte comment pendant 10 ans une femme va suivre une piste improbable qui finira, par le biais d'une obstination résolue - et d'un peu de chance, par mener à Ben Laden. Cette traque est filmée d'une façon particulière, un peu molle, zébrée d'éclairs de violence et de flambées de suspense.
J'ai songé tout au long à l'ambiance un peu délétère, qui fait si bien sentir le temps qui s'écoule, du film de Fincher, Zodiac. La prestation de Jessica Chastain, bloc de volonté résolue, est hyper-convaincante.
Le film évite de tomber dans des facilités (no sex !), n'esquive pas la question qui fâche (la torture) tout en la traitant parfaitement objectivement, et démystifie le travail d'espion. C'est du bel ouvrage, filmé d'une façon rigoureuse et personnelle.
La dernière partie reconstitue l'attaque nocturne vers le repaire de Ben Laden. Cette partie semble reprendre les canons du film d'action américain, mais au final ressemble plus à une sorte de jeu vidéo d'exploration : il s'agit plus de faire exploser des dizaines de portes plutôt que de shooter à la mode Call of duty.
Le ballet des soldats dans la nuit en devient d'une certaine façon presque abstrait. La présence des voisins interloqués, les enfants rassemblés dans une salle, le crash un peu stupide de l'hélico, ces "Oussama" chuchotés un peu bêtement, les plans répétés sur le tireur d'élite qui vit toute l'attaque sur un toit à viser des cibles inexistantes : tous ces détails probablement tirés de la réalité contribuent à faire de toute la scène d'attaque une sorte de tunnel irréel.
Zero dark thirty parvient à cumuler un vrai point de vue d'auteur (la mise en scène de Bigelow est facilement reconnaissable), un intérêt documentaire évident et une tension latente d'une nature profondément originale.
A voir.

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Honte à moi, je ne connaissais pas Violeta Parra, célèbre artiste et chateuse chilienne.
Il m'est arrivé d'avoir la dent dure envers Tarantino, dont les premiers films m'avaient enthousiasmé, mais dont les derniers m'avaient plutôt déçu.
Satché se réveille. Il lui reste une journée à vivre. La nuit prochaine il s'endormira pour ne plus jamais se réveiller. C'est comme ça. Il le sait et tous ses proches le savent.

Les habitués du Festival des trois continents connaissent bien Carlos Sorin,
le réalisateur attachant de Historias minimas ou Bombon el perro.
Michel Leclerc est-il en train de ressusciter la comédie à la française ?
Curiosité découverte lors du Festival des 3 continents 2012
Très bien accueilli à la Quinzaine des réalisateurs 2012, le film de Benjamin
Renner est d'honnête facture.
Je ne m'attendais à rien de bien précis en entrant dans la salle pour découvrir ce curieux film canadien traitant du sujet des enfants soldats africains./image%2F0894743%2F20250103%2Fob_1b2a50_leshauts.jpg)

Il y a quelque chose de parfait dans le dernier film de Claude Miller, quelque
chose de parfait qui résiste en partie à l'analyse.
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Les lignes de Wellington aurait pu être un film de Raoul Ruiz, puisque ce dernier y a travaillé avant de disparaître, mais c'est finalement un film de Valeria Sarmiento, la compagne du maître.
Présenter Les invisibles comme un documentaire regroupant des témoignages d'homosexuels étant nés il y a 70 ou 80 ans est réducteur.
Premier film d'Hugo Gélin, Comme des frères présente toutes les
caractéristiques du cassage de gueule : scénario en marshmallow, péripéties classiques du road movie franchouillard, film de potes assaisonné aux bons mots. La bande-annonce et ses effets
tire-larmes laissait augurer du pire.
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir