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Vanishing waves

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001452_20130425102150856.jpgComment résister au désir d'ajouter la Lituanie à la liste des pays ayant produit des films critiqués sur Christoblog ?

D'autant plus que le film de Kristina Buozyte arrive sur nos écrans précédé d'une réputation flatteuse : film de SF minimaliste, onirique et érotique, avec des références multiples, à David Lynch notamment. Et un Méliès d'Or, récompensant le meilleur fim européen de science-fiction.

L'idée du film ne paraît pas très originale (même si je suis incapable de citer un autre film traitant exactement du même sujet) : un jeune homme est capable de communiquer avec l'esprit d'une jeune femme dans le coma.

Le début de Vanishing waves est intéressant : après les premières approches kaleidoscopiques, la rencontre entre les esprits des deux protagonistes est assez réussi, et sensuel. J'aime les scènes de fantaisie pure comme celle de l'insecte bleu. Le décalage entre la vie réelle et ces rencontres spirituelles est très riche. La scène du repas (ci-dessus) constitue une sorte d'apogée du film, en mettant en scène les premières tensions entre les deux amoureux. Les premières apparitions du mari  de la jeune femme sont inquiétantes. On comprend que ce dernier est mort dans l'accident de voiture qui faillit tuer également sa femme.

Malheureusement, Vanishing waves s'essouffle ensuite notablement. Les scènes oniriques ressemblent de plus en plus à du Lynch, mais en beaucoup moins inspiré, et les péripéties médicales sont de moins en moins crédibles. Quant à l'issue de l'histoire, je la trouve convenue, même si le long plan sur les deux corps est assez beau.

Un essai méritoire, mais bien moins novateur que ce que sa flatteuse réputation peut laisser penser.

 

2e

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