Apart together
Wang Quan'an est un réalisateur que je suis depuis longtemps, et si ses films ne
m'enthousiasment jamais complètement (Le mariage de Tuya, La tisseuse), je les trouve toujours intéressants. On sent qu'il y a un gros potentiel chez ce réalisateur, qui probablement un
jour produira des oeuvres majeures.
Apart together marque de façon claire une progression par rapport aux deux films cités plus haut.
En 1949, Liu, soldat dans l'armée nationaliste, s'enfuit de Shanghai pour Taiwan, laissant derrière lui sa femme et un petit garçon. En 2005, il revient, et propose à son ex de repartir avec lui à Taïwan. Cette dernière est tentée, mais elle a un mari chinois, des enfants et des petits enfants : peut-on revivre un amour d'adolescence au crépuscule de sa vie ?
A partir de cette trame délicate et intrigante Wang Quan'an dresse une galerie de portraits tout en finesse. Les réactions des membres de la famille sont parfois inattendues, celles du voisinage malheureusement prévisibles et moqueuses. Le film bénéficie d'une direction d'acteur irréprochable, d'une mise en scène sobre et élégante. Il constitue un très beau portrait de Shanghai, en même temps qu'une réflexion sur les profondes mutations que la Chine traverse. Il place le sentiment amoureux au centre d'un complexe réseau de tensions et de relations.
De la belle ouvrage, Ours d'argent du meilleur scénario à Berlin. Mais Wang Quan'an fera encore mieux, j'en suis sûr.
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La diffusion d'un moyen métrage est assez rare pour être saluée. Un monde sans femmes, de Guillaume Brac, renoue avec la tradition française des films de plage, dans la lignée de Rohmer, et encore plus de Jacques Rozier./image%2F0894743%2F20241015%2Fob_5e0921_lesinfideles.jpeg)

Le principal mérite du premier film d'Angelina Jolie en tant que réalisatrice est de dresser un tableau terriblement réaliste de la guerre en Bosnie. Que l'initiative d'un tel film revienne à une américaine nous renseigne sur notre cécité historique en matière cinématographique.
Bien qu'il ne comprenne que peu de scènes insoutenables, Portrait au crépuscule est un film profondément dérangeant, qui met le spectateur dans une zone d'inconfort dès la première séquence (un viol) et ne va pas lui permettre d'en sortir durant tout le film. Un peu comme dans
Ce qu'il y a de plus intéressant dans J'ai tué ma mère (2009), c'est le parcours de son réalisateur Xavier Dolan. A 19 ans, alors qu'il n'a tourné aucun court-métrage, il manifeste une assurance incroyable, s'assumant à la fois auteur, acteur et réalisateur de son film. Il y a du Woody Allen dans la démarche de Dolan, dans cette façon de se mettre en scène sans éviter l'auto-dérision, ni l'impudeur.
Sur la planche est typiquement un premier film.
S'il y a un truc qui cloche dans ce film, c'est le titre français, d'un ridicule
consommé, dont l'auteur parisien peut rougir 11 000 fois.
Quel plaisir !
On peut regarder Detachment suivant plusieurs angles.
Je poursuis ma découverte de l'étonnante filmographie de Takashi Miike avec un de
ses films les plus connus, l'horrifique Audition, qui fit sensation en son temps au festival du film fantastique de Gérardmer (en 2001).
Je vous préviens : il existe toutes les raisons objectives de détester ce film. Je vais donc maintenant m'essayer à vous les décrire, avant de tenter un renversement particulièrement acrobatique (dit du chat qui retombe sur ses pattes) et conclure positivement sur le film, car la vie n'est pas si simple, ma brave dame./image%2F0894743%2F20241211%2Fob_cbe669_thedescendants.jpg)
Contrairement à plusieurs autres blogueurs, je suis tombé sous le charme de la dernière production des studios Ghibli.
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Louise Wimmer n'est pas une personne qui attire la sympathie. Presque 50 ans,
plus d'appartement, un job de femme de ménage, elle dort dans une vieille Volvo break et se débrouille comme elle peut. Prendre le plateau repas d'une cliente qui s'en va, dans une cafétéria,
pour se servir au buffet à volonté, syphonner les réservoirs des poids lourds, prendre sa douche dans une station service : elle use de tous les expédients qui la maintienne dans une condition de
presque SDF.
J'avoue que je connaissais pas le réalisateur d'Une nuit, Philippe
Lefebvre, avant d'aller voir son dernier opus. Après quelques recherches, je découvre qu'il n'a que très peu tourné au cinéma, et un peu plus pour la télévision. Les mauvaises langues en
profiteront pour dire qu'Une nuit est un honnête téléfilm, mais pour une fois, cela pourrait ne pas sonner comme une critique.
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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