Cannes 2014 : la Quinzaine des Réalisateurs
Comme les autres années, c'est la Quinzaine qui présente pratiquement la sélection la plus excitante.
D'abord des pointures, avec en ouverture le nouveau film de Céline Sciamma (Tomboy), Bande de filles, et la présence des vétérans John Boorman, avec Queen and country et Isao Takahata (Le tombeau des lucioles), qui nous permettra d'honorer le studio Ghibli avec Le conte de la princesse Kaguya. Bruno Dumont présentera en intégralité une série tournée pour Arte, Le P'tit quiquin, comme l'avait fait l'année dernière Jane Campion avec Top of the lake. Enfin, on pourra voir le nouveau film du grand documentariste Frederick Wiseman, National Gallery.
L'autre pilier de la sélection, c'est comme d'habitude les films de genre, avec des polars, dont un coréen (A hard day de Kim Seong-Hun) et le très attendu Cold in july de Jim Mickle avec une distribution prestigieuse : Michael C.Hall, Sam Shepard et Don Johnson.
Pour finir on guettera avec gourmandise Whiplash de Damien Chazelle, Grand prix du jury et prix du public au dernier festival de Sundance (qui ces deux dernières années était plutôt accueilli à Un certain regard), et le deuxième film de Jean-Claude Hue (La BM du seigneur) : Mange tes morts.
Tout cela sans compter avec les films inconnus en provenance du Québec, d'Israel (trés présent avec deux films), du Japon et de Belgique.
Pour suivre la Quinzaine en direct, RDV sur Christoblog, ou pour plus de réactivité encore sur FB et Twitter.
PS : Et si vous allez à Cannes, il faut que vous lisiez cela :
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On pouvait craindre beaucoup de choses à la lecture du script et du casting du nouveau film de Pierre Salvadori : des numéros d'acteurs un peu vains, une sorte de surenchère dans le misérabilisme psychologique, une petite chose parisienne étriquée à la mesure d'une cour d'immeuble, un succédanné d'esprit grolandais avec le snobisme chic que cela comprend.
Difficile de comprendre comment on peut rater un film aussi nettement avec d'aussi bons d'ingrédients, à savoir : un milieu peu montré dans le cinéma français (les grandes écoles de management), un scénario plutôt intrigant (la mise en place d'un réseau de prostitution sur les bases de la théorie du marché), des acteurs attachants.
Les cinéastes coréens sont souvent comme ça : imaginatifs, et pas très fins.
Quelle excellente surprise que ce thriller aux allures de western tourné au Kurdistan, par Hiner Saleem, kurde irakien réfugié en France.
Le style baroquisant de Xavier Dolan se prête à mon avis bien mieux aux envolées romanesques, narratives et/ou autobiographiques (
Il y a des films qui m'enthousiasment dès la première image, et dont j'ai la certitude au bout de cinq minutes qu'ils marqueront durablement ma mémoire cinéphilique. /image%2F0894743%2F20240114%2Fob_82e633_troissoeursyunnan.jpeg)

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Le moins qu'on puisse dire, c'est que le nouveau film d'Amat Escalante sort le spectateur de sa zone de confort.
Ce soir, j'ai vu le film qui a raflé approximativement autant de Goyas (6 !) cette année que le film de Galienne a eu de Césars.
En participant aux opérations DVDtrafic (le principe est qu'on reçoit un DVD gratuitement, moyennant le devoir de faire une critique sur son blog, bonne ou mauvaise), on prend parfois le risque d'être cruellement déçu. Et d'autre fois, comme ici, d'être magnifiquement surpris.
Un jeune homme discret éprouve une attirance sexuelle pour les vieillards, et tombe amoureux de l'un d'entre eux.
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Il est désagréable de tirer sur une ambulance, mais ça l'est encore plus de tirer sur un corbillard. Alain Resnais ne m'en voudra pas de ce clin d'oeil, lui qui finit son film sur l'image prémonitoire d'un cercueil.
Ceux qui suivent Christoblog savent (peut-être) que je suis fan de cinéma d'Asie Centrale. C'est donc avec gourmandise que j'ai visionné ce film originaire du Kazakhstan.
Petit film US indé sans prétention, All about Albert ne m'aurait peut-être pas attiré sans le triste décès de James Gandolfini, dont c'est du coup la dernière apparition.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir