L'étrange couleur des larmes de ton corps
Epuisant catalogue de tout ce que le film d'horreur tendance giallo peut inventer, le film d'Hélène Cattet et Bruno Forzani est à l'image de son titre : provoquant, trop long, mais pas exempt d'une certaine virtuosité.
Si vous n'êtes pas un adepte forcené du mélange policier / épouvante / érotisme à la sauce Argento, il y a fort à parier que cette avalanche de plans sophistiqués vous laisse de marbre.
Pour ma part j'ai adoré les décors art déco fournis par Bruxelles et Nancy, ainsi que la toute première partie du film (la découverte de l'étage mystérieux), habilement construite. Toute la suite m'a paru être une succession de clips sans rapport les uns avec les autres : noir et blanc géométrique, enquêteur énigmatique, couteaux qui coupent, classique dédoublement d'un personnage qui se voit lui-même agir, et mille autres concepts remplissant pendant 1h42mn l'écran avec une frénésie encyclopédique.
Le film semble emporté par une fièvre accumulatrice : plus d'effets, plus de références, plus d'images choc, plus de vitesse. Il perd ainsi de la cohérence, et égare le spectateur en chemin.
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Dans une Los Angeles magnifiquement fantasmée, Joachin Phoenix livre le plus beau rôle de sa carrière.
Une fois n'est pas coutume, c'est son affiche qui m'a décidé à aller voir How I live now. Elle m'a immédiatement intrigué, et charmé.
A mi-chemin entre Etre et avoir de Nicolas Philibert, et Entre les murs de Laurent Cantet, La cour de Babel emprunte au premier sa bienveillance attentive et au second son environnement de collège parisien.
Découvert dans la passionnante sélection ACID l'année dernière à Cannes, Braddock America est un documentaire à l'atmosphère springsteenienne, dévoilant la déchéance d'une ville minière américaine./image%2F0894743%2F20241130%2Fob_72b8e2_lagueulequetu.jpg)
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J'aime autant le dire en introduction : je suis très partagé quant aux films de Wes Anderson. J'ai adoré Mr. Fox, mais détesté La vie aquatique. J'ai été profondément ému par le début de Moonrise Kingdom, mais une partie d'A bord du Darjeeling limited m'a vraiment énervé. Etc.
Le problème d'un film comme Gloria, c'est qu'il repose presque exclusivement sur la performance de son actrice principale.
La sortie du dernier Hayao Miyazaki ne doit pas nous faire oublier les autres maîtres de l'animation japonaise, tel que Satoshi Kon, malheureusement disparu prématurément en 2010.
Il faut parfois se tourner vers des régions dont on voit peu de films (Scandinavie, Amérique du sud, Israel) pour retrouver ce qui fait l'essence du cinéma populaire : un scénario travaillé, un découpage millimétré et un casting parfait.
L'intérêt principal de Viva la liberta, c'est la performance une fois de plus impressionnante de Toni Servillo, qui joue ici d'une façon spectaculairement différente deux frères jumeaux./image%2F0894743%2F20200930%2Fob_8ad202_aquadro.jpg)
El estudiante est un film complexe : mieux vaut ne pas s'assoupir durant sa projection, sous peine d'en perdre définitivement le fil./image%2F0894743%2F20260117%2Fob_6113f3_onlylovers-copie.jpg)
Oh, la charmante comédie subtile et décalée que l'on n'attendait pas !
For those in peril trace le portrait sensible d'un adolescent seul rescapé d'un naufrage, dans lequel a péri son frère et quatre autres jeunes hommes. Rejeté par le village, Aaron semble avoir des problèmes mentaux, qui datent d'avant l'accident.
Il y a dans Ida une volonté de formalisme à outrance profondément désagréable. Le réalisateur Pawel Pawlikowski multiplie les effets de style : format carré (1,37:1 exactement), photographie en noir et blanc, éclairages très travaillés, succession de plans rigoureusement fixes d'une quinzaine de secondes (la caméra ne bouge pas une seule fois pendant le film).
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir