L'homme qu'on aimait trop
Fut un temps où le dernier Téchiné représentait quelque chose.
Aujourd'hui, je peux me permettre de critiquer son dernier film de façon désinvolte, plusieurs semaines après son passage sur les écrans, et je pense que beaucoup de mes lecteurs ne se seront même pas rendu compte de sa sortie.
Vous savez donc peut-être que le film est une sorte de reconstitution de la célèbre affaire Le Roux. Le problème, c'est que Téchiné se contente de filmer sagement, on pourrait dire benoîtement à la manière d'un reportage sur France 3, ce qu'on sait de cette affaire, sans prendre parti quant à l'issue. Du coup, le scénario semble inabouti et comme atone. C'est d'autant plus dommage que les comédiens sont au meilleur de leur forme.
Catherine Deneuve est une fois de plus souveraine, alors que Canet trouve ici son meilleur rôle, et que Adèle Haenel confirme une partie de son potentiel.
Inoffensif, le film montre comment l'emprise psychologique se construit sur une misère affective. C'est propre, inodore, et sans saveur.
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Tristesse club cumule tous les poncifs du film d'auteur français récent : road movie provincial (merci le financement des régions), fratrie dissemblable réunie à l'occasion de la disparition de la figure paternelle, scènes décalées à la limite de l'irréel, masculinité défaillante.
C'était la première fois, ce 21 mai à 16h, que je voyais la salle principale du Festival de Cannes remplie de personnes avec des lunettes rouges sur le nez, telles 2300 clowns venus célébrer le plus illustre d'entre eux : Jean-Luc Godard.
Tommy Lee Jones disposait d'un scénario en or pour son nouveau film. L'idée d'un western "réaliste" relatant la condition des femmes qui devenaient folles sur la Frontière était à la fois intéressant et original. Malheureusement, il ne réussit que partiellement à transformer sa matière première en film intéressant./image%2F0894743%2F20250509%2Fob_bc5579_maps-to-the-stars.jpg)
Le scénario du dernier film des Dardenne est d'une grande faiblesse, et c'est le principal défaut de Deux jours, une nuit. On est en effet habitué de la part des frères belges à plus de subtilité et de complexité dans l'écriture de leur histoire./image%2F0894743%2F20200927%2Fob_6a684e_lemedecindefamille.jpg)
Difficile de comprendre comment on peut rater un film aussi nettement avec d'aussi bons d'ingrédients, à savoir : un milieu peu montré dans le cinéma français (les grandes écoles de management), un scénario plutôt intrigant (la mise en place d'un réseau de prostitution sur les bases de la théorie du marché), des acteurs attachants.
Le style baroquisant de Xavier Dolan se prête à mon avis bien mieux aux envolées romanesques, narratives et/ou autobiographiques (
Il est désagréable de tirer sur une ambulance, mais ça l'est encore plus de tirer sur un corbillard. Alain Resnais ne m'en voudra pas de ce clin d'oeil, lui qui finit son film sur l'image prémonitoire d'un cercueil./image%2F0894743%2F20210524%2Fob_24a8d5_wrongcops.jpg)
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L'intérêt principal de Viva la liberta, c'est la performance une fois de plus impressionnante de Toni Servillo, qui joue ici d'une façon spectaculairement différente deux frères jumeaux./image%2F0894743%2F20200930%2Fob_8ad202_aquadro.jpg)
For those in peril trace le portrait sensible d'un adolescent seul rescapé d'un naufrage, dans lequel a péri son frère et quatre autres jeunes hommes. Rejeté par le village, Aaron semble avoir des problèmes mentaux, qui datent d'avant l'accident.
Il y a dans Ida une volonté de formalisme à outrance profondément désagréable. Le réalisateur Pawel Pawlikowski multiplie les effets de style : format carré (1,37:1 exactement), photographie en noir et blanc, éclairages très travaillés, succession de plans rigoureusement fixes d'une quinzaine de secondes (la caméra ne bouge pas une seule fois pendant le film).
Peter Greenaway semble suivre le chemin inverse de celui de Steve McQueen (Hunger, Shame, 12 years a slave) : alors que ce dernier glisse progressivement de l'art contemporain vers le cinéma mainstream, son compatriote produit des oeuvres de plus en plus conceptuelles.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir