L'affaire Bojarski
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Rien de tel pour bien lancer le box-office 2026 que ce film français, qui devrait plaire à un large public.
Rien de vraiment génial ici, mais une qualité d'artisan consciencieux qui rend L'affaire Bojarski très plaisant à regarder.
Le principal mérite du film est probablement la qualité de son écriture. Le scénario a en effet le double mérite de prendre le temps d'installer les personnages pour qu'on s'y attache, et de maintenir un rythme soutenu dans sa deuxième partie pour que notre attention soit au plus haut jusqu'à la fin.
L'interprétation de Reda Kateb est d'un très haut niveau, on croit totalement à son personnage. Et comme la direction artistique est parfaite, le reste du casting très solide et la mise en scène efficace, j'ai été véritablement captivé par cette histoire de faussaire à proprement parler extraordinaire, que je ne connaissais pas.
Un exemple rare d'une "nouvelle qualité française" dont le propre serait de raconter sans fioriture une très belle histoire avec de gros moyens et un savoir-faire évident dans tous les métiers qui concourent à la réussite d'une oeuvre cinématographique.
Une belle surprise de la part d'un réalisateur, Jean-Paul Salomé, qui ne m'avait jamais vraiment convaincu jusqu'à présent.
Jean-Paul Salomé sur Christoblog : Je fais le mort - 2013 (**) / La syndicaliste - 2022 (**)

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Pour commencer, il me faut préciser que je n'aime pas trop les biopics. Le genre me parait toujours contenir en lui-même ses propres limites : on connait a priori les ressorts de l'intrigue et l'original est toujours plus intéressant que la copie.
En entrant dans la salle pour voir ce film, je ne m'attendais à rien. Je n'en avais pas entendu parler, et je ne connaissais pas les réalisateurs.
S'il y a bien un film que je m'attendais à ne pas aimer, c'est bien celui-ci. Les références à Lynch et Refn étaient un peu lourdes à porter, et le réalisateur, Ryan Gosling, vraiment trop beau gosse pour être intelligent. Je m'attendais donc à sortir la sulfateuse à sarcasmes pour dégommer une oeuvre que je j'avais déjà prévu de qualifier de pompeuse et de maniérée, sans l'avoir vu, bien sûr./image%2F0894743%2F20230920%2Fob_7e6e9b_hippocrate.jpeg)
Je ne m'attendais pas à grand-chose en allant voir le dernier film de Claire Simon. Le fait même qu'il ait été couplé à un documentaire tourné au même endroit (Géographie humaine) me semblait d'une certaine façon nuire à la pureté de la fiction. L'accueil relativement frileux fait aux deux films présentés à Locarno me confortait dans mes a priori.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir