Main dans la main
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Par quelle magie un film fonctionne-t-il, ou pas ?
C'est la question qu'on peut se poser à la vision du nouveau film de Valérie Donzelli, qui fait suite au grand succès de La guerre est déclarée.
Les ingrédients sont en effet approximativement les mêmes dans les deux films : mêmes acteurs (Jérémie Elkaim), même équipe réduite, même utilisation pointue de la musique dans la bande-son avec intervention de Peter von Poehl, même saillies burlesques, même variations techniques osées (ici des images au très gros grains). Mêmes ingrédients, mais un tour de main qui s'est perdu en chemin.
Comme lorsqu'une mayonnaise ne prend pas, on espère quand même, contre toute logique, que le film va pouvoir se rattraper en cours de route, mais cela ne se produit pas vraiment.
Le début était pourtant assez sympathique, avec une fantaisie irréelle bien posée au départ (deux personnes de milieux très diffférents se retrouvent à faire exactement les mêmes gestes, sans pouvoir s'en empêcher). Quelques visions amusantes viennent pimenter agréablement les premières minutes (scène de la danse de salon). Mais dès que l'action se concentre à Paris, le film perd en nervosité et gagne en sensiblerie. Il se perd dans des digressions, et ennuie franchement. Sur la fin, quelques scènes mémorables (le deuxième ministre, la crémation) retrouvent la verve du commencement, avant que l'épisode new-yorkais n'entraîne le film dans des profondeurs de médiocrité.
Lors de l'avant-première ce soir à Nantes, l'accueil de la salle (pleine à craquer) a été plutôt froid et ne laisse pas augurer une belle carrière pour le film. Valérie Donzelli a vaillamment défendu son film, alors qu'Elkaim à son habitude a joué son cabotin. Décevant.

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Suis-je donc le seul sur la planète cinéphile, de Sundance à Reykjavik, de
Cannes à Deauville, à voir à quel point ce film est imparfait et même un peu roublard ?
Lorsque j'ai vu ce film à Cannes, je me souviens m'être demandé comment on pouvait rater son coup de cette façon.
Il m'arrive parfois d'aller voir un film sans que je comprenne bien moi-même
pourquoi j'y vais.

Un film vaut pour trois choses : ce qu'il raconte, la façon dont il le raconte et l'adéquation entre les deux.
Difficile d’imaginer que le cinéaste du prodigieux Festen (un de mes films préférés des années 90) soit le même qui ait commis l’indigeste La Chasse.
Le cinéma israelien est très prolifique et nous fournit régulièrement des films
intéressants et très diversifiés. Avec Sharqiya, c'est à ma connaissance la première fois qu'il nous emmène à la découverte des bédouins arabes.


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Vous trouverez probablement sur la toile des personnes qui ont aimé ce film et
vous en parleront comme "d'une oeuvre d'art".
Alain Resnais a 90 ans et ça ne se voit pas.
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Si vous ne voulez pas connaître le sujet du film, arrêtez vous de lire immédiatement cet article, parce que je vais le dévoiler ici, maintenant, tout de suite : un canular pervers pousse une gérante de fast-food à humilier (puis à faire violer indirectement) une employée, simplement en obéissant aux ordres d'un faux policier donnant des consignes par téléphone. L'histoire est inspirée de plus de 70 cas similaires s'étant déroulés aux USA./image%2F0894743%2F20240603%2Fob_12b9d5_cherchezhortense.jpeg)

Koji, jeune apprenti photographe, est embauché par un mari jaloux pour suivre
la femme de ce dernier durant ses promenades dans les différents parcs de Tokyo. Koji va-t-il tomber amoureux de sa cible ? Pourquoi cette femme ne va-t-elle que dans les parcs ?
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir