Alter ego
/image%2F0894743%2F20260309%2Fob_eeaf88_alterego.jpg)
Il y a un défi un peu fou au coeur du nouveau film de Bruno Lavaine et Nicolas Charlet : faire jouer à Laurent Lafitte deux rôles de sosies parfaits (un homme médiocre, un autre parfait) que personne ne reconnait comme tels dans le film.
Ce dispositif improbable crée une connivence avec le personnage d'Alex : seuls lui et nous spectateurs réalisons ce que la situation a de grotesque.
Une fois le postulat posé, Alter ego est dans un premier temps un grand présentoir de toutes les mesquineries et grands travers de l'âme humaine (ou masculine ?) : jalousie, faiblesse, manipulation, tromperie, mensonge. Les situations s'enchaînent tambour battant, multipliant les grands moments de gênance (j'utilise à dessein de nouveau mot entré dans le petit Robert en 2023, qui décrit parfaitement ce qu'on ressens en voyant le film).
Et puis dans sa dernière partie, le scénario millimétré de Nicolas & Bruno se décale tout à coup dans un registre encore plus barré, proche des délires de Quentin Dupieux (en mieux) et flirtant avec le fantastique.
On ne sait plus exactement ce qu'on est en train de regarder mais on se laisse entraîner dans un tourbillon de scènes surprenantes et choquantes, toujours servies par un art supérieur de l'écriture, jusqu'à la pirouette finale, délicieuse et improbable.
L'ensemble constitue un bon moment de cinéma pour peu qu'on apprécie les comédies stylisées et loufoques, et semble pousser tout droit Laurent Lafitte vers un deuxième César consécutif de meilleur acteur.

/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
/image%2F0894743%2F20251031%2Fob_a5771e_lafemmela-copie.jpg)

/image%2F0894743%2F20250127%2Fob_2c7e8e_lequatriememur.jpg)
/image%2F0894743%2F20240921%2Fob_d9211c_barbares-copie.jpg)
/image%2F0894743%2F20240707%2Fob_c0ff28_lecomte-de-montecristo-copie.jpg)
/image%2F0894743%2F20221018%2Fob_43562e_lepetitnicolas.jpeg)
/image%2F0894743%2F20220916%2Fob_670462_toutlemonde.jpeg)
/image%2F0894743%2F20210927%2Fob_d82fea_guermantes.jpg)

/image%2F0894743%2F20201117%2Fob_462e89_lorigine.jpg)



/image%2F0894743%2F20230220%2Fob_e2ac6f_elle.jpeg)
Tristesse club cumule tous les poncifs du film d'auteur français récent : road movie provincial (merci le financement des régions), fratrie dissemblable réunie à l'occasion de la disparition de la figure paternelle, scènes décalées à la limite de l'irréel, masculinité défaillante.
Certains films reposent uniquement sur leur actrice.
Bon, je vais laisser à d'autres le soin d'éreinter le film de Canet.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir