L'attentat
Tiré d'un roman à succès de Yasmina Khadra, l'argument de L'attentat est simple : un médecin arabe de nationalité israélienne apprend que sa femme chrétienne, qu'il croyait bien connaître, vient de commettre un attentat suicide.
Le film se décompose en deux parties assez clairement distinctes.
Dans la première, le héros apprend progressivement la vérité, puis est interrogé par la police. C'est la partie la plus faible du film, qui manque alors cruellement de rythme. Le réalisateur libanais Ziad Doueiri filme un peu à l'américaine (il fut assistant de Quentin Tarantino), mais sans rythme et sans souffle. Alors que le scénario est potentiellement explosif (si on peut dire), le film ennuie profondément.
Dans la deuxième partie, légèrement meilleure, le héros rend visite à sa famille à Naplouse, y découvre que sa femme est traitée en héroïne, et tente de remonter la piste jusqu'aux commanditaires de l'attentat. Cette partie intrigue parfois, mais ne captive jamais.
Au final, on reste perplexe devant le propos de ce film, qui n'apporte pas beaucoup d'éclairages politiques sur la situation, et semble plus ou moins renvoyer tous les protagonistes dos à dos. Au-delà de la politique, il est frappant de constater qu'on ne s'identifie jamais au personnage principal, et qu'au final on ne saura même pas ce qu'il a véritablement ressenti. Si le propos du réalisateur était de traiter de la désagrégation d'un couple, c'est raté.
L'attentat est un échec total en ce qui concerne la tension dramatique. Il obtient pourtant quelques bonnes critiques, comme si traiter d'Israel et de la Palestine avec distance justifiait d'emblée un succès d'estime. Sur un sujet voisin, Omar, film palestinien projeté cette année à Cannes dans la section Un Certain Regard est autrement plus puissant.
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Comment résister au désir d'ajouter la Lituanie à la liste des pays ayant produit des films critiqués sur Christoblog ?
Regardez bien l'image ci-contre et imaginez Ryan Gosling en train d'essayer de garder exactement cette même expresssion pendant 1h30.
Je me demande bien a posteriori pourquoi j'ai été voir ce film.
Certains films ont été à l'évidence conçu pour m'atteindre personnellement.
Lors de mon séjour cannois en 2012 je suis entré dans des salles de la Quinzaine ou d'Un certain regard sans abolument rien connaître du film que j'allais voir. Ce fut parfois pour de délicieuses surprises comme
Est sorti en DVD en 2013 un film d'animation à l'aura de film culte : The plague dogs, de Martin Rosen (1982).
Curieux de découvrir pour la première fois un long métrage du réalisateur culte Sono Sion, auquel Deauville Asia a rendu hommage cette année, j'attendais beaucoup de The land of hope./image%2F0894743%2F20240912%2Fob_51f9cb_mud.jpeg)

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Difficile d'émettre des critiques face à une oeuvre aussi démesurée que le dernier film de Wong Kar Wai, cinéaste adulé des cinéphiles, et qui sur ce terrain là ne connaît que Terence Malick comme concurrent sérieux. Rappelons quelques chiffres sidérants : 10 ans pour que le film se concrétise, de nombreuses interruptions dans le tournage (Tony Leung a appris le kung-fu pendant 4 ans et s'est cassé le bras deux fois), la scène initiale sous la pluie a nécessité un mois de tournage, le combat entre Ip Man et Gong Er aussi (et plus de deux ans de montage pour cette seule scène), la construction du bordel a duré 6 mois, etc.../image%2F0894743%2F20251216%2Fob_cee83a_letempsde-copie.jpg)
Dans la catégorie des cinéastes qui font un film en forme de documentaire sur leur propre famille je connaissais le génial Jonathan Caouette (Tarnation, /image%2F0894743%2F20210116%2Fob_069dfe_oblivion.jpg)
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Je craignais que 20 ans d'écart soit une comédie nulle se contentant se surfer sur la mode des femmes de 40 ans (cougar, MILF, etc) flashant sur les petits jeunes de 20 ans.
Comme le film précédent de Derek Cianfrance (Blue Valentine), The
place beyond the pines souffre de beaucoup de défauts et de quelques qualités - qui sont parfois les mêmes, d'ailleurs.
Comment tourner une pub pour un parfum ?
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir