Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Il a fallu un certain culot à Arnaud Desplechin pour choisir cette trame de scénario, somme toute squelettique, puis pour aller la tourner aux USA. La faiblesse du film tient en effet avant tout dans son synopsis plutôt terne : une longue séance de psychanalyse filmée.
Si l'exercice n'est au final pas déplaisant, c'est par la grâce du jeu des acteurs. Benicio del Toro est excellent, colosse rempli de douleur et de douceur. Après un début inquiétant dans lequel il surjoue (yeux exorbités, sourire de fou furieux), Amalric se calme et devient progressivement touchant.
Le film est très bien réalisé, on est parfois touché par une scène de rêve, mais Jimmy P manque un peu de nerf, d'exaltation, d'âme.
Le fait que le patient soit indien n'est au final qu'anecdotique, même si la culture indienne nimbe certains dialogues d'une aura mystérieuse.
Cela fait lontemps que je n'ai pas vu un film qui me procure cet effet là : à quelqu'un qui le critiquerait trop fort je saurais répondre en soulignant ses belles qualités (le dévoilement progressif des éléments biographiques, la jolie photographie), et à celui qui l'encenserait je rétorquerais en pointant de réels défauts (le film est beaucoup trop long, des péripéties annexes - comme Madeleine - sont inutiles).
Pour une fois, je ne sais donc pas trop quoi vous conseiller. A vous de voir.
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Présenté par certains comme le renouveau de la comédie française, Tip top s'avère au final en être plutôt le fossoyeur.
J'ai été plutôt déçu par cette saison qui n'apporte aucune nouveauté par rapport aux précédentes.
Rien, ou pas grand-chose, à sauver dans ce film.
N'étant pas du tout un fan de Jorodowsky cinéaste, j'ai été voir ce film vierge de tout a priori.
Curieusement, certains considèrent Magic magic comme un film étrange, alors qu'il m'est apparu comme un bijou de limpidité et de réalisme. Bien sûr, ce qu'on voit à l'écran est parfois dépendant de l'état mental de son héroïne principale, mais tout film qui traite des altérations mentales comprendra une part de subjectivité (cf Psychose ou Vertigo) sans quoi il n'atteindrait pas son but./image%2F0894743%2F20231213%2Fob_f35273_iloilo.jpg)

La frontière qui sépare le somptueux mélo et le drame larmoyant de mauvais goût n'est pas bien épaisse, et le nouveau film du cinéaste belge flamand Felix van Groeningen menace de basculer en permanence d'un côté ou de l'autre.
J'attendais beaucoup de la nouvelle production du tandem Rebecca Zlotowski / Léa Seydoux, dont j'avais beaucoup aimé le précédent film,
J'aurais furieusement aimé aimer ce film, ne serait-ce que pour inviter tous mes lecteurs à y contempler de superbes paysages cévenols./image%2F0894743%2F20240910%2Fob_a5163c_lesapaches.jpeg)

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Sort le 19 juin 2013 un film chinois réalisé en 2009 et que j'ai vu au Festival des 3 continents 2011, ce qui illustre les bizarreries de la distribution en France de certains films "exotiques"./image%2F0894743%2F20220118%2Fob_2beddd_grigris.jpg)
Si vous aimez la série danoise Borgen, un des intérêts de Hijacking est de vous replonger dans son ambiance : le scénariste et trois des acteurs majeurs de la série sont impliqués dans le film.
Annoncé comme l’un des blockbusters les plus réussis de l’été, World war Z s’avère être un divertissement tout juste acceptable.
La situation du réalisateur Sri Lankais Asoka Handagama est paticulière à plus d'un titre./image%2F0894743%2F20211210%2Fob_71d441_lecongres.jpg)
Présenté à Berlin dans la section Panorama et à Totonto en compétition, Frances Ha arrive en France précédé d'une flatteuse réputation, matérialisée par exemple par les soutiens de Télérama et de France Inter.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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