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Articles avec #shu qi

Girl

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans le premier film, en tant que réalisatrice, de l'actrice Shu Qi, égérie (entre autre) de Hou Hsiao-Hsien.

En vrac : une sensibilité à fleur de peau, une direction d'acteur intense, des idées originales, une belle densité dans certaines scènes particulièrement oppressantes.

Malgré ces qualités, Girl est toutefois une oeuvre difficile d'accès.

Son introduction d'abord, comprend des passages oniriques dont on ne comprend pas vraiment le sens (saut dans le passé, vision de la mère ?) et qui perturbent notre compréhension. Ce point est d'autant plus troublant que le film devient ensuite tout à fait normal, dans une veine quasi naturaliste.

Il faut également être préparé à des séquences dérangeantes donnant à voir la violence d'un père alcoolique dans tout ce qu'elle a de plus horrible. Cette ambiance doloriste pourra profondément déranger les spectateurs les plus sensibles : on attend durant plus de deux heures que le destin délivre finalement cette femme et ses deux filles de leur calvaire.

Malgré ces réserves, je termine plutôt sur une note positive cette chronique partagée : le style dense et la sensibilité de Shu Qi méritent d'être découverts.

 

2e

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The assassin

Evidemment, aller voir un film de Hou Hsiao-Hsien un vendredi soir à 21 heures, après une semaine crevante, ce n'était pas une très bonne idée.

Donc j'ai dormi. Mais pas tout le temps. 

Au début, j'ai essayé de comprendre ce que je voyais, mais mon pauvre cerveau épuisé a vite abandonné. Pas facile d'établir des relations narratives logiques entre ces différents princes, gouverneurs, chevaliers, et autres dignitaires, dont les émotions et les volontés m'ont semblé indéchiffrables.

En réalité, le fait de comprendre quelque chose importe probablement peu, les adeptes du maître de la lenteur taïwanais diront peut-être qu'il s'agit de se laisser porter par l'atmosphère envoûtante des tableaux proposés.

Pour ma part, j'ai été peu sensible aux qualités esthétiques du film, pourtant louées unanimement comme exceptionnelles. Certes, certains plans sont plutôt réussis et poétiques, mais pas plus que dans beaucoup de films.

Ses qualités plastiques ne suffisent en tout cas pas à compenser l'ennui profond que génère la vision de The assassin : dialogues clairsemés, longues plages de silence et d'immobilité (certainement signifiant à un degré qui m'est inconnu), mouvements  des personnages au ralenti, etc.

Le début du film fut pour moi un calvaire : impatiences dans les jambes, envie d'assassiner mon voisin de devant et d'énucléer à la petite cuillère celui de derrière qui mangeait des bonbons, tentation d'hurler et de vociférer en me tapant la tête contre les murs.

La seconde partie fut plus supportable : je n'ai plus vu du film que des tranches de trente secondes toutes les trois minutes.

 

1e

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