Marriage story

Aussi vite oublié que vu, Marriage story est un nouvel exemple de l'incapacité de Netflix à produire un très grand film.
Le film de Baumbach n'est pas désagréable à regarder : c'est plutôt bien enlevé (bien que trop long), les acteurs sont formidables, et la collection de vignettes qui constituent le film est plutôt plaisante à parcourir.
On ne peut s'empêcher toutefois de constater que le propos est insignifiant, que la tension dramatique s'étiole et que le film brille par son absence totale d'originalité. Les états d'âmes sentimentaux des couples aisés américains n'intéressent probablement plus grand monde aujourd'hui. Et ce ne sont pas les morceaux de bravoures du film (la dispute, la démonstration d'Adam Driver au restaurant), trop visiblement brillants, qui parviennent à hisser le film à des niveaux supérieurs.
Agréable donc, jusqu'à un certain point, comme un Woody Allen, à qui Baumbach ressemble de plus en plus.
Noah Baumbach sur Christoblog : Greenberg - 2010 (**) / Frances Ha - 2012 (**) / While we're young - 2014 (**) / Mistress America - 2015 (**)

/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
A chaque film de Noah Baumbach, je m'efforce de me présenter dans les meilleures dispositions d'esprit possibles, plein de bienveillance et d'ouverture d'esprit.
Présenté à Berlin dans la section Panorama et à Totonto en compétition, Frances Ha arrive en France précédé d'une flatteuse réputation, matérialisée par exemple par les soutiens de Télérama et de France Inter.
Il arrive parfois de l'autre côté de l'Atlantique un objet inclassable, ni vraie comédie romantique, ni drame larmoyant, ni critique sociale appuyée, ni film d'auteur plébiscité par la presse bobo occidentale, ni blockbuster. En 2009, Humpday représentait ce type d'OVNI.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir