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Christoblog

Articles avec #joseph kosinski

F1 Le film

Si F1 Le film ne brille pas par l'originalité de son scénario (un vieux briscard cabossé vient en aide d'un jeune talent arrogant), il apporte un éclairage particulièrement intéressant sur le monde de la F1, très instructif pour le néophyte.

Il est en effet très rare que le sport de haut niveau soit montré de façon satisfaisante au cinéma. Pour tout dire, je ne vois aucun exemple de ce type, dans lequel le sentiment d'immersion soit parfait. 

C'est donc ici le cas, probablement parce que le film est supervisé (et produit) par Lewis Hamilton. La mise en scène de Joseph Kosinski rend à merveille l'ivresse de la piste, grâce à des caméras embarquées très impressionnantes, mais aussi toutes les complexités qui entourent le cirque de la F1 : omniprésence de la technologie de pointe, aspects tactiques à adapter en permanence en fonction des aléas de courses, techniques collectives et importance des normes.

Le résultat est visuellement très abouti et j'ai regardé avec une sorte de plaisir enfantin ce blockbuster qu'on pourrait qualifier de divertissement chimiquement pur : des sensations fortes, des joies simples, des émotions plaisantes, des rebondissements qui relancent l'intrigue et une absence totale d'éléments perturbants.

Le duo Javier Bardem / Brad Pitt fait des étincelles, et pour ajouter au plaisir certains décors sont incroyables, notamment lors des étapes à Las Vegas et Abu Dhabi.

Une réussite.

Joseph Kosinski sur Christoblog : Tron : l'héritage - 2011 (*)-  Oblivion - 2013 (**) / Top gun : maverick - 2022 (**)

 

2e

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Top gun : Maverick

Ce qu'il y a de remarquable dans Top gun : Maverick, c'est l'absence totale de second degré. 

Le film est d'une frontalité absolue : les sentiments qui y sont montrés sont beaux, les personnages sont magnifiques, la mise en scène impeccable, les couchers de soleil splendides. Pas de scories, pas de mauvais goût (ou quasiment pas), mais pas de méchants non plus. Et peu de suspense, car dans ce monde parfait, personne ne peut mourir.

On ne s'ennuie pourtant pas trop en regardant Tom Cruise revivre d'anciens traumas en multipliant les exploits aériens et en re-séduisant la pimpante Jennifer Connely. Joseph Kosinski fait ce qu'il faut pour que l'intérêt soit toujours maintenu à un niveau minimum, permettant de tenir à peu près éveillé les 2h11 du film. 

Donc si vous n'êtes pas réfractaire à la rhétorique du héros américain toujours en conflit avec sa hiérarchie (mais qui sauvera tout le monde à la fin), aux bons sentiments servis en pinte et aux cabrés-piqués filmés sur un bon rythme, le film vous plaira. Il représente finalement un genre en disparition : le blockbuster bien écrit et spectaculaire, dans lequel aucun super-héros ne vient pointer le bout de sa cape.

Avoir vu le premier opus (et en être nostalgique), ce qui n'est pas mon cas, représente probablement un plus.

Je vous laisse juge.

 

2e

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Oblivion

Les films de SF des années 2010/2013 (Prometheus, Tron : l'héritage) cumulent en gros les mêmes qualités esthétiques et les mêmes défauts structurels qu'Oblivion.

Au rayon des qualités, il faut reconnaître au film de Kosinski une certaine beauté plastique, dûe en grande partie aux décors, notamment à celui de la station perchée dans les cieux. Les vêtements, les meubles et la déco rétro-futuriste font leur petit effet. D'autres aspects sont plus disscutables, comme les flingues en carton-pâte, la combi en papier sulfurisé et la moto playmobil.

Deuxième intérêt du film : le pouvoir de séduction des deux actrices. Andrea Riseborough est renversante en glaciale beauté rousse, et Olga Kurylenko n'a pas grand-chose à faire pour capter l'attention.

Au rayon des éléments moyens je mettrais volontiers le scénario. Somme toute prévisible et franchement lourdingue par moment, on ne peut nier qu'il possède un certain charme et surtout une vraie cohérence, ce que ne possédait pas celui de Prometheus.

Toujours dans la catégorie "moyen" j'ai beaucoup de mal à me prononcer sur la performance de Tom Cruise, qui, s'il n'est pas mauvais, ne donne pas l'impression d'avoir adapté son travail au contexte de la SF. Il bouge, sourit et porte des lunettes de soleil comme dans les Mission Impossible, et c'est un peu dommage.

Quand aux défauts du film, je synthétiserai en disant que le film manque singulièrement de personnalité. Son rythme est trop lent, certains détails sont franchement ridicules (oh, la petite cabane et son panier de basket, gloire aux Etats-Unis éternels), et les ruptures de ton nuisent à la cohérence du film.

Des personnages ne sont qu'esquissés et certaines péripéties semblent franchement artificielles. On ne peut s'empêcher de penser au détour d'un décor ou d'un costume à d'autres films de SF, autrement plus convaincants, comme Star Wars, Alien ou 2001. C'est mauvais signe.

Au final, je déconseille donc. En matière de SF les derniers films marquants restent donc le Star Trek de JJ Abrams et la partie futuriste de Cloud Atlas.

 

2e

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Tron, l'héritage

Quelle déception !

Alors que le Tron initial savait distiller une poésie visuelle inventive et novatrice, le nouvel opus est une coquille vide sans aucun intérêt.

Ne parlons même pas du scénario, inexistant, vide, creux, idiot. Ne parlons pas non plus des personnages : Jeff Bridges en gourou new-age qui parle aux étoiles avec sa grande cape blanche, et qui est siiiii heureux de revoir son grand gamin de fils. Ce dernier, demeuré, dilettante, s'essaye au second degré dans un film qui ne s'y prête pas.

Parlons alors de l'univers visuel. Autant celui du premier Tron arrivait à nous faire ressentir "l'intérieur de la machine" autant celui du deuxième (et dernier, s'il vous plait) est stupidement formaté aux normes contemporaines.

Les méchants sont plutôt surlignés en orange, les gentils en bleu. Quand ils se battent avec les disques, on dirait des combats tirés de blockbuster lambda avec juste ce qu'il faut de chinoiseries. C'est niais, inepte.

Le film est tellement mauvais qu'il décourage l'analyse, le choix des éléments dont on peut se moquer parait infini : le ciel orageux (bouh, ça fait peur), les recyclages poussifs du premier opus (les voiles solaires, les combats de disque), les personnages ridicules (le tenancier de la boite ressemble à un Franck Dubosc numérique), la prestation abominable des Daft Punk casqués, les incohérences scénaristiques, la pauvreté de l'intrigue....

C'est lamentable, c'est à fuir, c'est nul.

C'est au premier Tron ce que Dany Boon est à Franck Capra.

 

1e

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