Des hommes sans loi

Lors du dernier festival de Cannes, nous fûmes quelques-uns à nous demander ce que Lawless (Des hommes sans loi) pouvait bien faire en compétition.
Le film réussit en effet à n'être "rien".
Pas franchement bon, puisqu'on s'y ennuie un peu et que globalement l'histoire racontée ne présente aucun intérêt. Pas vraiment mauvais, puisqu'on ne peut pas lui reprocher une malfaçon qui le rendrait inconsommable. Pas académique non plus, puisque ce terme sous-entendrait que quelque chose relie ce film au passé, ce qui n'est pas franchement le cas. Pas excitant, même s'il essaye de le paraître avec ses crises de violence extrême (un syndrome Drive ?).
Ah si, on peut peut-être dire que le film est franchement sexiste, sacrifiant deux magnifiques actrices (Jessica Chastain et Mia Wasikowska) sur l'autel d'une production semblant exclusivement tournée vers un casting masculin pourtant totalement insignifiant (on connaîtra Shia LaBeouf plus convaincant chez Andrea Arnold ou Lars von Trier).
Quant au réalisateur, vous ignoriez son nom ... et vous allez continuer.
Voici ce que j'écrivais dans mon carnet cannois, au sortir de la salle : "Film de gangster à la campagne, en forme de western spaghetti. Des maladresses de mise en scène, un peu empesée, vernissée, ripolinée. Des éclairs de violence horribles qui choqueront le grand public américain".
En plus je n'ai pas franchement détesté, c'est juste que la présence à Cannes de ce film reste un mystère complet.
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