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Christoblog

Articles avec #andrew garfield

Under the silver lake

Je fais partie des rares spectateurs n'ayant pas adhéré au premier film de David Robert Mitchell, It follows, qui m'avait paru approximatif et actionné par de bien trop grosses ficelles.

Je ne suis donc pas surpris de retrouver dans sa nouvelle production des défauts similaires, amplifiés par les moyens considérables dont a bénéficié Mitchell.

Under the silver lake est  un exercice de style formellement intéressant (mais loin d'être brillant), dont l'évolution narrative n'est absolument pas maîtrisée. Si les premières minutes sont intrigantes et laisse présager de développements qu'on espère délicatement lynchiens, il faut malheureusement assez rapidement déchanter. Loin de Mulholland Drive, Under the silver lake dérive progressivement vers une succession de scènes dont la joliesse ne parvient pas à masquer la vacuité.

On lit ici où là que le film est ultra-référencé (pop culture, mythologie géographique de Los Angeles, films classiques hollywoodiens), mais la plupart des allusions me sont largement passées au-dessus de la tête. Ce à quoi j'ai le plus pensé pendant le film, c'est à l'opacité volontairement entretenue des romans de Dashiell Hammett, dépourvue de la noirceur que ce dernier savait donner à ses atmosphères.

Mitchell essaye de renouveler l'esprit d'une époque (les années 50) en actualisant ses thèmes (le complotisme, la culture hipster) mais en utilisant son formalisme (la musique symphonique, les couleurs pétantes). Le résultat est superficiel et le film finit par s'écrouler sous le poids de son ambition, voire de sa prétention.

David Robert Mitchell sur Christoblog : It follows - 2015 (**)

 

2e

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Silence

Alors oui, c'est long. Mais croyez-moi, les 2h42 passent plutôt bien : disons que le film donne l'impression de durer 2h bien tassées. D'ailleurs, la salle 4 du Majestic de Lille, bourrée à craquer, n'a pas moufté pendant toute la séance.

Si le film est agréable à regarder, c'est d'abord parce que son sujet est instructif. Il s'agit de suivre deux missionnaires jésuites et portugais en mission d'évangélisation au Japon. Scorsese réussit à nous intéresser en nous montrant comment les néo-convertis japonais sont prêts à mourir pour leur foi (c'est quand même curieux quand on y pense, même les jésuites semblent surpris). Dans un deuxième temps, les deux héros sont séparés, et on s'intéresse plutôt à l'un des deux, joué par le transparent mais agréable Andrew Garfield. Le sujet devient alors plutôt la façon dont les redoutables japonais tentent habilement de faire renier son Dieu au jeune (mais naïf) religieux.

Le film ne donne alors pas seulement à voir des dilemmes moraux classiques, mais explore véritablement toutes les facettes du problème, avec notamment une prestation très subtile de Liam Neeson, en ancien jésuite intégré à la société japonaise.

C'est souvent intellectuellement très stimulant, et aussi parfois très beau. La mise en scène de Scorsese, classique et géométrique, trouve ici un champ qui lui convient parfaitement : il y a dans la civilisation japonaise ce sens de la symétrie et de la pureté qui est aussi celui de Scorsese. De rares fois, ce dernier est tellement formaliste que le film devient un peu ampoulé, mais ce n'est pas très grave

Malgré un tout dernier plan qui nuit à l'âpreté jouissive du film, Silence est une expérience qui vaut le déplacement.

 

3e

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The amazing Spider-Man

Alors, alors, voyons un peu. Depuis que je me suis initié au film de super-héros, je ne m'arrête plus.

Celui-ci est un remake du film de Sam Raimi, qui donnait en 2002 un nouveau souffle au genre, et que j'avais bien aimé.

Les Américains inventent donc un nouveau concept : le recyclage décennal de la nouveauté. Ainsi, en 2022 vous pourrez peut-être voir un remake du film de Mark Webb, qui lui-même copiait Sam Raimi, qui d'ailleurs lui-même succédait à plusieurs films et feuilletons.

Et pour pousser le concept à son paroxysme, chacun de ces remakes de remake pourra enfanter de suites qui seront elles-mêmes des remakes de suites. Ou pas.

Bref, tout cela n'a aucun intérêt. Comme le film. Pourtant, je l'ai vu dans des conditions pratiquement optimales : en 2D et en VO. Ce qu'il y a d'incroyable dans ce type de produit (on renâcle à écrire oeuvre, ou même film) c'est l'apparente exigence d'éviter toute sorte d'originalité.

Le résultat est donc hyper-formaté, ne ménageant aucune surprise et ne présentant aucun intérêt. Ah si, il y a une scène de 34 secondes qui vaut le coup (le film dure 2h17) : un bibliothécaire écoute de la musique au casque dans un silence total quand un combat dantesque se déroule à l'arrière-plan.

A part ça, tout n'est que chemin déjà parcouru, clichés vus 1000 fois et redites pénibles. A fuir.

 

1e

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