Top articles
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La tête haute
Il y a une grande qualité dans le film d'Emmanuelle Bercot, rare dans le cinéma français : La tête haute parvient à donner l'exacte mesure du temps passe. Bien sûr le film possède bien d'autres atouts, à commencer par une mise en scène énergique et une...
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The lobster
On éprouve une jouissance intellectuelle immense à la vision de The lobster, dont l'argument de départ peut être résumé ainsi : "Tout célibataire est sommé de trouver une âme soeur en 45 jours, sous peine de se trouver transformé en animal de son choix"....
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1917
Tout est joli et bien filmé dans 1917. Les tranchées semblent être repeintes d'hier, les rats sont bien peignés, les cadavres eux-mêmes veillent à ne pas être trop purulents. La caméra virevolte autour des personnages avec beaucoup d'élégance, la palette...
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Paperboy
Dans la morosité de la sélection officielle cannoise 2012, le deuxième film de Lee Daniels (Precious) a apporté une touche de folie et de moiteur. L'intrigue est tirée d'un roman de l'excellentissime Pete Dexter, dont je recommande les livres, et nous...
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Les Ardennes
Au début, on a l'impression d'avoir vu ce type d'histoire mille fois : deux frères, un braquage qui tourne mal, l'un qui s'en sort et l'autre pas. Que le frère qui échappe à la taule pique la copine de l'autre renforce le sentiment qu'on va assister à...
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Il était une fois dans l'Est
Présenté à Cannes 2019 dans la section Un certain regard, ce modeste film russe n'aura donc pas eu les honneurs d'une sortie dans les salles françaises, par la faute de ce satané Covid. Vous pouvez le voir en VOD cette semaine sur plusieurs plateformes,...
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How to talk to girls at parties
Il est bien rare qu'un film apporte en même temps des plaisirs esthétiques, intellectuels et émotionnels, tout en restant léger et digeste. C'est pourtant l'exploit que réussit le dernier film de John Cameron Mitchell, qui commence comme un tableau speed...
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Une famille heureuse
Une famille heureuse est bâti sur presque rien. Une femme dans la cinquantaine, Manana, souhaite habiter seule. Elle ne divorce pas, n'a pas rencontré quelqu'un, n'est fâchée avec personne. Elle veut simplement un peu de temps à elle, préparer tranquillement...
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Chat noir, chat blanc
Chat noir, chat blanc commence sur un tempo assez lent, qui fait penser à une sorte de western spaghetti des Balkans. Kusturica prend le temps de présenter chacun des personnages à travers de longues scènes d'exposition assez surprenantes, dans lesquelles...
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The house that Jack built
Il y a quelque chose d'effroyablement triste dans la façon dont Lars von Trier saborde son talent au fil du temps. Les petites provocations du film (dont l'ablation d'un sein dans l'indélicate intention d'en faire un porte-monnaie, une fois la peau tannée)...
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Au revoir l'été
Dans le paysage du cinéma japonais contemporain, plutôt morose, Koji Fukada fait figure de sage trublion. Ses films sont en effet au premier abord très convenus, très lisses, en un mot très japonais. Les sentiments ne s'y exposent jamais ouvertement (comme...
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The nice guys
Le Los Angeles des années 70 est décidément très à la mode dans cette fin des années 2010. Juste avant l'hommage uchronique de David Robert Mitchell (Under the silver lake) et le dernier Tarantino (Once upon a time... in Hollywood), Shane Black nous offrait...
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Pt'it quinquin
Si on confie à Bruno Dumont la réalisation d'une série, comme vient de le faire Arte, nul doute qu'il fasse bien du Bruno Dumont. Pas de surprise donc à ce qu'on retrouve dans Pt'it quinquin les qualités et les défauts du réalisateur : un sens prodigieux...
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L'homme qui tua Liberty Valance
Parfois, la vision d'un "vieux" film cause une profonde désillusion : le chef d'oeuvre dont on se souvient a mal vieilli, son image est baveuse, son intrigue moins subtile que dans son souvenir, la mise en scène est un peu lâche. Rien de tel en revoyant...
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The grandmaster
Difficile d'émettre des critiques face à une oeuvre aussi démesurée que le dernier film de Wong Kar Wai, cinéaste adulé des cinéphiles, et qui sur ce terrain là ne connaît que Terence Malick comme concurrent sérieux. Rappelons quelques chiffres sidérants...
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Vicky Cristina Barcelona
Après sa trilogie londonienne, Woody continue son tour d'Europe et nous emmène cette fois-ci en Catalogne. Le film commence sur les chapeaux de roue. Voix off dessinant à grands traits les contours des personnages, puis arrivée en force de Javier Bardem,...
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Quand on a 17 ans
On ne peut pas dire que le dernier Téchiné fasse durer longtemps le suspense : il ne nous faut que quelques instants pour sentir qu'il y a une attirance amoureuse entre les deux jeunes personnages, Tom et Damien. La question qu'explore la film, c'est...
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Les ogres
Peu de films laissent une telle impression de trop-plein épanouissant. A bien chercher dans ma mémoire, je ne vois guère, dans des genres très différents, que La vie d'Adèle et Les chansons que mes frères m'ont apprises pour rivaliser avec Les ogres en...
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Nocturnal animals
J'avais beaucoup reproché à Tom Ford dans son précédent film (A single man), de privilégier la forme au fond. Dans Nocturnal animals, il me semble que c'est bien l'inverse qui se passe : il utilise sa brillante façon de filmer pour rendre passionnant...
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Scandale
Scandale ne marquera certainement pas l'histoire du cinéma, ni même celle du mouvement #metoo, mais il reste une oeuvre utile, et relativement bien maîtrisée. La mise en place est plutôt intéressante. L'exposition des différentes protagonistes est réussie...
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Le chant du loup
Il y a quelque chose de fascinant à voir une idée de scénario assez intéressante devenir une bouillie indigeste à l'écran par la seule magie de l'incompétence d'un réalisateur (ou de son équipe). Le monde des sous-marins, la reconnaissance acoustique,...
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Marriage story
Aussi vite oublié que vu, Marriage story est un nouvel exemple de l'incapacité de Netflix à produire un très grand film. Le film de Baumbach n'est pas désagréable à regarder : c'est plutôt bien enlevé (bien que trop long), les acteurs sont formidables,...
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Le lac aux oies sauvages
Cela fait longtemps que je n'avais pas été aussi enthousiasmé par l'esthétique d'un film. Tout est formidablement beau dans Le lac aux oies sauvages : le cadre, la photographie, la lumière, la mise en scène, le jeu sur les reflets et la transparence....
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Sorry we missed you
Comment, à partir d'un script qui paraît quasiment téléguidé, Ken Loach et son scénariste fétiche, Paul Laverty, parviennent-ils à nous émouvoir à ce point ? D'abord, parce que le scénario est assez fin : les coups durs attendus n'arrivent pas forcément...
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Hill of freedom
Hill of freedom marque dans la filmographie de Hong Sang-Soo le début d'un travail intense sur la destruction de la trame logique et temporelle de la narration, qui culminera dans ses deux films suivants, Un jour avec, un jour sans, puis plus encore Yourself...
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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