Top articles
-
Grand central
J'attendais beaucoup de la nouvelle production du tandem Rebecca Zlotowski / Léa Seydoux, dont j'avais beaucoup aimé le précédent film, Belle Epine. Hélas, après avoir patienté plusieurs heures à Cannes pour déguster le film dans une salle d'Un certain...
-
Laurence anyways
Peu de films peuvent prétendre laisser un souvenir qui s'améliore à ce point avec le temps. Disons-le tout net, pendant la projection, ce sont surtout les défauts du film qui m'ont sauté aux yeux : quelques hésitations des acteurs, des scènes qui s'étirent...
-
Poupoupidou
La première bonne surprise de l'année est française, et elle vient de Mouthe (Doubs) ! C'est en effet dans cette petite ville à la frontière suisse qu'on découvre le corps d'une jeune femme qui s'est suicidée. Suicidée ? Pas sûr, pense un écrivain de...
-
Cloud atlas
Cloud Atlas est intellectuellement stimulant et plastiquement gratifiant. Pour ce qui est de l'intellect, rappelons comment le film est construit : 6 histoires apparemment sans rapport entre elles s'entrecoisent par la grâce d'un montage très calculé...
-
Broadway therapy
Que Peter Bogdanovitch revienne à la réalisation après plus de 10 ans de silence pour réaliser un film à la Woody Allen a quelque chose d'irréel. Petite musique jazzy, ambiance new-yorkaise, dès les premières images on se croit dans le nouvel opus allenien....
-
La tête haute
Il y a une grande qualité dans le film d'Emmanuelle Bercot, rare dans le cinéma français : La tête haute parvient à donner l'exacte mesure du temps passe. Bien sûr le film possède bien d'autres atouts, à commencer par une mise en scène énergique et une...
-
The lobster
On éprouve une jouissance intellectuelle immense à la vision de The lobster, dont l'argument de départ peut être résumé ainsi : "Tout célibataire est sommé de trouver une âme soeur en 45 jours, sous peine de se trouver transformé en animal de son choix"....
-
1917
Tout est joli et bien filmé dans 1917. Les tranchées semblent être repeintes d'hier, les rats sont bien peignés, les cadavres eux-mêmes veillent à ne pas être trop purulents. La caméra virevolte autour des personnages avec beaucoup d'élégance, la palette...
-
Paperboy
Dans la morosité de la sélection officielle cannoise 2012, le deuxième film de Lee Daniels (Precious) a apporté une touche de folie et de moiteur. L'intrigue est tirée d'un roman de l'excellentissime Pete Dexter, dont je recommande les livres, et nous...
-
Les Ardennes
Au début, on a l'impression d'avoir vu ce type d'histoire mille fois : deux frères, un braquage qui tourne mal, l'un qui s'en sort et l'autre pas. Que le frère qui échappe à la taule pique la copine de l'autre renforce le sentiment qu'on va assister à...
-
Il était une fois dans l'Est
Présenté à Cannes 2019 dans la section Un certain regard, ce modeste film russe n'aura donc pas eu les honneurs d'une sortie dans les salles françaises, par la faute de ce satané Covid. Vous pouvez le voir en VOD cette semaine sur plusieurs plateformes,...
-
How to talk to girls at parties
Il est bien rare qu'un film apporte en même temps des plaisirs esthétiques, intellectuels et émotionnels, tout en restant léger et digeste. C'est pourtant l'exploit que réussit le dernier film de John Cameron Mitchell, qui commence comme un tableau speed...
-
Une famille heureuse
Une famille heureuse est bâti sur presque rien. Une femme dans la cinquantaine, Manana, souhaite habiter seule. Elle ne divorce pas, n'a pas rencontré quelqu'un, n'est fâchée avec personne. Elle veut simplement un peu de temps à elle, préparer tranquillement...
-
Chat noir, chat blanc
Chat noir, chat blanc commence sur un tempo assez lent, qui fait penser à une sorte de western spaghetti des Balkans. Kusturica prend le temps de présenter chacun des personnages à travers de longues scènes d'exposition assez surprenantes, dans lesquelles...
-
The house that Jack built
Il y a quelque chose d'effroyablement triste dans la façon dont Lars von Trier saborde son talent au fil du temps. Les petites provocations du film (dont l'ablation d'un sein dans l'indélicate intention d'en faire un porte-monnaie, une fois la peau tannée)...
-
Au revoir l'été
Dans le paysage du cinéma japonais contemporain, plutôt morose, Koji Fukada fait figure de sage trublion. Ses films sont en effet au premier abord très convenus, très lisses, en un mot très japonais. Les sentiments ne s'y exposent jamais ouvertement (comme...
-
The nice guys
Le Los Angeles des années 70 est décidément très à la mode dans cette fin des années 2010. Juste avant l'hommage uchronique de David Robert Mitchell (Under the silver lake) et le dernier Tarantino (Once upon a time... in Hollywood), Shane Black nous offrait...
-
Pt'it quinquin
Si on confie à Bruno Dumont la réalisation d'une série, comme vient de le faire Arte, nul doute qu'il fasse bien du Bruno Dumont. Pas de surprise donc à ce qu'on retrouve dans Pt'it quinquin les qualités et les défauts du réalisateur : un sens prodigieux...
-
L'homme qui tua Liberty Valance
Parfois, la vision d'un "vieux" film cause une profonde désillusion : le chef d'oeuvre dont on se souvient a mal vieilli, son image est baveuse, son intrigue moins subtile que dans son souvenir, la mise en scène est un peu lâche. Rien de tel en revoyant...
-
The grandmaster
Difficile d'émettre des critiques face à une oeuvre aussi démesurée que le dernier film de Wong Kar Wai, cinéaste adulé des cinéphiles, et qui sur ce terrain là ne connaît que Terence Malick comme concurrent sérieux. Rappelons quelques chiffres sidérants...
-
Vicky Cristina Barcelona
Après sa trilogie londonienne, Woody continue son tour d'Europe et nous emmène cette fois-ci en Catalogne. Le film commence sur les chapeaux de roue. Voix off dessinant à grands traits les contours des personnages, puis arrivée en force de Javier Bardem,...
-
Quand on a 17 ans
On ne peut pas dire que le dernier Téchiné fasse durer longtemps le suspense : il ne nous faut que quelques instants pour sentir qu'il y a une attirance amoureuse entre les deux jeunes personnages, Tom et Damien. La question qu'explore la film, c'est...
-
Les ogres
Peu de films laissent une telle impression de trop-plein épanouissant. A bien chercher dans ma mémoire, je ne vois guère, dans des genres très différents, que La vie d'Adèle et Les chansons que mes frères m'ont apprises pour rivaliser avec Les ogres en...
-
Nocturnal animals
J'avais beaucoup reproché à Tom Ford dans son précédent film (A single man), de privilégier la forme au fond. Dans Nocturnal animals, il me semble que c'est bien l'inverse qui se passe : il utilise sa brillante façon de filmer pour rendre passionnant...
-
Scandale
Scandale ne marquera certainement pas l'histoire du cinéma, ni même celle du mouvement #metoo, mais il reste une oeuvre utile, et relativement bien maîtrisée. La mise en place est plutôt intéressante. L'exposition des différentes protagonistes est réussie...
/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir