Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Christoblog

Articles avec #baltasar kormakur

Everest

Baltasar Kormakur est décidément friand de récit dramatique tourné dans le froid : après avoir filmé le calvaire d'un marin islandais dans l'eau glaciale (Survivre), le voici qui raconte une expédition virant à la catastrophe en 1996 sur l'Everest.

Le film est en 3D (je ne crois pas qu'on puisse le voir en 2D) et une fois de plus, il faut bien avouer que le procédé n'apporte rien au film. Au contraire, la 3D accentue l'aspect artificiel de certains décors. 

L'aspect documentaire est pourtant le point le plus intéressant du film : l'approche du camp de base est joliment filmé, l'envahissement de l'Everest par des agences de voyage peu scrupuleuses est intéressante, et les péripéties ont un aspect un peu sec qui évite (presque) tout sentimentalisme. 

Dans Everest, pas de péripéties classiques et téléphonées (adieux émouvants entre alpinistes, corps suspendus au bout d'une corde), on se concentre sur l'essentiel : on meurt en tombant à l'arrière-plan.

Le film parvient ainsi à donner une sensation assez réaliste de ce qu'est une course en Himalaya, en ménageant sa part de grand spectacle. Pas facile de dire au début du film qui s'en tirera, et qui y restera, ce qui constitue en soi une qualité.

A noter que le film est tiré d'un livre de John Krakauer, présent dans l'expédition, et qui écrivit aussi le livre adapté par Sean Penn dans Into the wild.

Du beau spectacle au casting XXL, plutôt honnête à défaut d'être super-spectaculaire.

 

2e

Voir les commentaires

Survivre

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/85/49/20502441.jpgDrôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les certitudes scientifiques sur le sujet.

Un peu dubitatif avant le début du film, j'ai été complètement happé par sa justesse de ton. La première partie montre les difficiles conditions de vie sur ces petites îles volcaniques avec un sens aigu du raccourci, et se conclut par la scène très réaliste du naufrage.

Le réalisateur parvient ensuite à retranscrire les pensées du nageur d'une façon extrêmement subtile, grâce à de pseudo vieux films au format carré et aux coins arrondis. Il parvient à susciter l'émotion sur un sujet assez austère, là où échouait dans des conditions similaires Danny Boyle dans 127 heures.

L'après-naufrage est un petit peu moins intéressant à mon goût, mais le film continue toutefois de dérouler sa chronique sans aucune faute de goût.

Le réalisateur Baltasar Kormakur est certainement promis à un grand avenir, si Hollywood ne le mange pas tout cru : il filme en ce moment un polar avec Denzel Washington et Mark Wahlberg.

 

2e

Voir les commentaires