Gran Torino
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Difficile de parler de Gran Torino et de l'icône Eastwood en faisant abstraction de l'avalanche de louanges que critiques, spectateurs et blogueurs ont déjà déclenché dans un bel ensemble.
Le film se laisse regarder, mais comme souvent chez Eastwood, un certain nombre de points m'empêchent de crier au chef-d'oeuvre.
D'abord la mise en scène et le jeu des acteurs sont très académiques. Eastwood surjoue volontairement, mais un petit peu trop à mon goût. La progression de l'histoire, assez convenue, ne brille pas non plus par son originalité.
Là où le film est le plus convaincant et emporte la mise, c'est dans la description insolite de l'immersion du white american old school dans le milieu Hmong. "J'ai plus en commun avec ces gens qu'avec mes propres fils" dit Walt dans le film. La façon dont les deux parties s'apprivoisent et apprennent à se connaître est réellement bien vue (je pense notamment à la longue séquence du repas durant laquelle Walt erre avec aisance parmi les étrangers qu'il haïssait quelques heures auparavant). Le sens de l'humour qui plane doucement sur toute une partie du film est aussi très agréable. Par moment il vire même au burlesque d'une façon assez inhabituelle chez Eastwood ces derniers temps (les duels d'injures avec italiens et irlandais par exemple, ou la scène des offrandes).
Quant au débat "On s'attendait à Dirty Harry chez les bridés, et c'est tout à fait autre chose / c'est tout à fait ça" il paraît un peu vain, tant on peut défendre des points de vue opposés sur la question avec la même force. Le fait est que Eastwood sent la fin approcher et sait qu'il se met en scène peut-être pour une des dernières fois. Que le fantôme d'Harry traîne dans son esprit au moment où il se filme lui-même dans un cercueil est inévitable.
Une bonne soirée, sans que je comprenne toutefois l'enthousiasme délirant de l'accueil critique vis à vis d'un film tout de même assez formaté et prévisible.

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Kuch kuch hota hai (qui veut dire "quelque chose s'est passé") est le prototype de la comédie romantique.

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Quel est le plus
gros défaut des Noces rebelles ?
Difficile de bouder son plaisir en regardant Slumdog Millionnaire. Un scénario bien travaillé, des acteurs qui ont la pêche, une mise en scène déjantée (un peu trop diront certains), une musique qui remue : que du bonheur.



Ah, si la dégustation à l'aveugle existait en
cinéma, je suis certain que plus de la moitié des gens qui encensent le film n'y
aurait vu qu'un pâle produit B du cinéma américain. Franchement, et je veux bien
le détailler plan par plan avec qui veut, comment peut on y voir autre chose
qu'une succession de plans mal fichus, de succédanés de suspense, de personnages
caricaturaux, de montage approximatif ? Les frères Coen sont les cinéates les
plus sur-estimés du moment, comme le furent Woody Allen, puis Clint Eatswood. Il
suffit que leur nom soient sur l'affiche pour que le bonhomme de Télérama
rigole, sans avoir vu le film, et toute une partie du public avec.
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James Gray a du mal à réussir un film entièrement.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir