4 mois, 3 semaines, 2 jours
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Certains films sont physiquement éprouvants. 4 mois 3 semaines 2 jours fait partie de ceux-là.
Mungiu propose un cinéma physique, sensoriel, dans lequel un plan peut être un vrai coup de poing en pleine figure, et un regard un coup de poignard dans le coeur.
Ici, la nuit est vraiment noire, les bruits de repas sont assourdissants, le temps s'écoule comme de la colle.
Le film approche la perfection sur tous les plans, et la mise en scène discrète et efficace rappelle un peu maître Kieslowski (une utilisation des décors et une science du cadre hors du commun). Les actrices et acteurs - Monsieur Bébé !! - sont magnifiques et parfois terrifiants. La restitution de la vie quotidienne est impressionnante.
Le film réussit ce qui en cinéma est une sorte de Graal : montrer l'indicible avec la plus grande économie de moyen. C'est Bresson, Hitchcock, Kubrick qu'il faut convoquer.
Une palme d'or méritée, cela faisait longtemps. A voir absolument.

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Dès le début du film une froideur vous saisit. La lumière des premières scènes est blafarde, bleutée, glaciale.
Le point fort du film est le réalisme de sa description des années 80 en Angleterre.
Pour ceux qui connaissent
Comment avec un bon scénario et une réalisation honnête faire un film
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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