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Christoblog

Articles avec #judi dench

Belfast

Comme dans le beau Hope et glory, Kenneth Branagh nous propose ici un film nostalgique et autobiographique, entre moments magiques liés à l'enfance et tragédie historique (ici les conflits entre protestants et catholiques en 1969 à Belfast).

Mais le réalisateur nord irlandais est bien loin d'avoir le talent de John Boorman. Ici, la nostalgie n'est pas touchante, elle est lourdingue et sirupeuse. Le contraste entre les regards de l'enfance et la violence des adultes n'est pas génératrice de poésie, mais elle donne lieu à un mille-feuille indigeste qui juxtapose les thèmes sans les unifier.

Tout est mauvais, ou presque, dans ce film : le clip d'ouverture sur l'actuel Belfast est un monstre de laideur, l'utilisation du noir et blanc (et de la couleur pour les fictions) d'un mauvais goût absolu, les décors et la photographie sont laids et factices, la direction du jeune acteur approximative.

Seul point positif que j'ai vu dans le film, c'est la prestation des deux grands-parents (joués par Judi Dench et Ciaran Hinds, le formidable César de la série Rome), délicieux tous les deux.

A éviter.

 

1e

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Philomena

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/501/21050161_20131016165208601.jpgJe m'attendais à un Stephen Frears un peu mou, au regard des critiques et de la bande annonce. Mais pour une fois, cette dernière ne dévoile que très partiellement la trame complète du film, qui s'avère une oeuvre à la fois très attachante et parfaitement maîtrisée.

Le sujet est multiple. Il s'agit d'abord de relater un épisode terrible de l'histoire irlandaise : la façon dont des bonnes soeurs catholiques vendaient en 1952 des enfants de filles-mères à des Américains. Cet aspect est passionnant et permet au duo Frears/Cogan d'être particulièrement caustique et impitoyable vis à vis de l'Eglise.

Mais il y a bien d'autres angles de vue dans le film, comme celui qui consiste à confronter deux personnalités totalement différentes qui vont apprendre progressivement à se connaître et à se respecter : le journaliste cultivé et cynique, la vieille femme inculte mais digne.

Le film séduit enfin par un troisième aspect : celui d'une enquête quasi policière, avec ses rebondissements improbables (la mention "inspiré de faits réels" permet ici de ne pas crier à l'invraisemblance), ses culs-de-sacs apparents et son final ahurissant.

Stephen Frears y affirme une maîtrise totale, et tout est parfait dans le film : montage au cordeau, décors magnifiques, cadrages et photographie superbes, utilisation judicieuse de fausses images d'archive, et surtout, surtout, deux performances d'acteurs sublimes.

Un excellent moment, qui allie rire, larmes, émotion et curiosité intellectuelle. Le meilleur film de l'année, pour l'instant, avec Nymphomaniac, dans un genre très différent.

Stephen Frears sur Christoblog : Tamara Drew

 

4e

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Quantum of solace

J'ai fait partie de ceux qui avaient été bluffé par Casino Royale. J'avais vu le film à Paris, dans une salle comble qui avait applaudi à la fin ! Le film m'avait enthousiasmé, non pas en tant que Bond, car je ne suis pas spécialement fan de 007, mais simplement en tant que film d'action / sentiments.

Je l'avais trouvé intéressant au niveau du scénario, du rythme, de la parfaite exploitation des paysages et des décors (le casino au Monténégro était particulièrement réussi), du suspense, de l'épaisseur des personnages (Craig et Eva Green, excellents tous les deux et formant un beau couple, il faut le dire).

Quantum of Solace se présente comme une suite de Casino Royale, mais il n'en est que le codicille raté. Reprenons point par point les qualités de Casino royale :


Le scénario est cette fois inintéressant (malgré la signature du très bon et expérimenté Paul Haggis qui réalise lui-même des films honnêtes comme Dans la vallée d'Elah ou Collision). Les paysages traversés sont mal exploités (Bolivie, Italie, Haiti) et les manifestations filmées (le palio à Sienne, l'opéra) semblent lourdement "plaquées" sur l'histoire et ne s'y intègrent pas.

L'exploration des sentiments reste très superficielle et même caricaturale (oh oh la petite fille témoin de la mort de sa mère et de sa soeur se vengera-t-elle ? oh oh, et alors Bond le fera lui aussi ?). Craig est toujours assez charismatique mais son jeu très fermé, très "je serre les machoires et je fonce", très "je suis un bloc noir de reseentiment et je ne sourirai pas, non, non", use un peu.

Amalric fait un méchant potable mais notablement sous exploité. Olga Kurylenka a des petits airs de Sophie Marceau jeune, mais son jeu n'a pas la subtilité de celui d'Eva Green.

Enfin là où Casino Royale optait pour un réalisme violent et simpliste, Quantum nous sert de nouveau quelques scènes qui franchissent la limite du crédible (le saut en parachute, le festival de pyrotechnie dans le désert).

Bref pas grand-chose à sauver dans le film, qui en plus manque singulièrement de rythme : vous avez déjà vu Bond rester 10 minutes assis sur une moto sans rien faire ?
 

1e

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