Soul kitchen
/image%2F0894743%2F20250105%2Fob_2ce185_soul-kitchen.jpg)
Si vous voulez passer un bon moment, allez voir Soul kitchen.
Le réalisateur, Fatih Akin, possède des facilités hors norme pour décider quoi filmer et comment le faire, comme l'avait déjà prouvé le très bon De l'autre côté.
Son virage vers la comédie (presque) pure est pour le moins étonnant, mais assez réussi. Cela est dû sans conteste à la performance des acteurs. Adam Bousdoukos est merveilleux en grand machin gaffeur, son frère Moritz Bleibtreu est parfait en cambrioleur à la petite semaine, et Birol Unel, déjà vu dans Head On (le film qui fit connaître Akin), joue avec délectation un cuisinier mégalo et violent. Les actrices sont parfaites également.
En s'appuyant sur un scénario millimétrique et une bande-son irrésistible, Akin se livre à une revue des différents types de comique : burlesque et visuel, de situation, de répétition, de dialogues. Après un démarrage en trombe, le film semble se diriger vers une sorte de success story à l'eau de rose, avant de bifurquer brutalement (et c'est sa force) vers une accumulation de catastrophes plus hilarantes les unes que les autres.
Bien sûr, tout n'est pas fin et plusieurs gags ont déjà été vus mille fois, mais globalement cela fonctionne. Et en plus de la comédie, Akin nous donne un joli portrait de Hambourg, entre friche industrielle et vieux immeubles.

/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
Dans La tisseuse, le réalisateur chinois Wang Quan An conte une histoire qui fait écho à celle du Mariage de Tuya. Même actrice,
et finalement même enfermement dans des choix rendus difficiles, voire impossibles, par manque d'argent.
Nicolas Winding Refn est le réalisateur de films cultes réputés pour leur violence et leur caractère minimaliste (la trilogie Pusher, Bronson). Avec Le guerrier silencieux, il propose une expérience cinématographique radicale.
Damages constitue une sorte de parangon de la série moderne. Déstructurée, bien jouée, réalisée avec une qualité cinéma, esthétiquement chic, manipulant le spectateur avec des rebondissements spectaculaires.
Eastern plays ne serait qu'un film bulgare "de festival", montrant l'errance morale d'une jeunesse déboussolée,
s'il n'y figurait la figure infiniment émouvante de l'acteur Christo Christov.

Cet article est le premier d'une série
concernant la légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, qui comprendra des billets traitant de Sacré Graal des Monty Python, ainsi que de notre série nationale
Kaamelott.
la fidélité) et de concepts difficiles (Dieu, les raisons de vivre, le mal) ? Je n'en vois pas./image%2F0894743%2F20251127%2Fob_017eda_demineurs.jpg)
Ce billet va tenter de résumer ce que je pense du début de la dernière saison de Lost, SANS GROS
SPOILERS.
Difficile de comprendre l'emballement médiatique autour de ce
film, si ce n'est de l'analyser à la lumière de la situation personnelle de Roman Polanski.
Il n'y a rien de vraiment photogénique dans la ville de Téhéran. Pourtant il est vrai que les films qui y sont tournés y trouvent un supplément d'âme, comme d'une certaine
manière les films tournés à New York. Ce sont peut-être ces files interminables de voitures, ses quartiers variés et sur lesquels flotte un petit quelque chose qui les unit quelque soit leur
standing : une sorte de qualité de vie, de tranquillité douce, de lumière spécifique jouant avec la poussière.
proche du
documentaire, qui n'est pas sans rappeler le néo-réalisme italien, dont il s'approche également par l'aspect inéluctable de la destinée de ses personnages. Il y a un peu du Voleur de bicyclette
dans Téhéran (Tehroun en VO)
Les histoires de couples (hétéro ou pas) du siècle dernier sont à la mode./image%2F0894743%2F20230603%2Fob_dfbc51_lareinedespommes.jpeg)
Le mariage de Tuya est le film (son troisième) qui fit connaitre le réalisateur chinois Wang Quan An à l'étranger. Il décrocha l'Ours d'or à Berlin en
2007.
Wes Anderson revient en force après un début de carrière tonitruant pour signer un film d'animation
Fabuleux.
J'ai longtemps hésité à aller voir ce
film.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir