La cité de Dieu
Intrigué par la réputation de ce film dont tout le monde a entendu parler (mais que peu de personnes ont vu), je me lance dans une petite soirée DVD. Les commentaires sur l'affiche sont alléchants avec des références à Scorsese et Tarantino.
Le film décrit l'ascension d'un groupe de jeunes dans le monde du crime, au sein d'une favella brésilienne, chaque membre du groupe suivant une trajectoire différente.
La première chose qui choque en regardant le film, c'est le montage hyper-saccadé, plus proche d'une esthétique de clip vidéo que d'une oeuvre cinématographique. Je suppose que par ce biais le réalisateur a souhaité nous faire sentir le caractère trépidant de la vie de ces jeunes, mais il ne réussit qu'à nous fatiguer la rétine, tout en nous empêchant de nous attacher aux personnages. Ce sont les tics d'un Danny Boyle à la puissance 10. La mise en scène est donc résolument bling-bling : soit vous adorez, soit vous n'entrez pas du tout dans le film, ce qui fut mon cas.
La progression de l'intrigue est chaotique, franchissant plusieurs années d'un coup, survolant la psychologie des personnages, fonctionnant par petites vignettes indépendantes les unes des autres. C'est finalement uniquement dans le dernier quart d'heure, à travers l'histoire de l'apprenti photographe, que le film retrouve selon moi un souffle narratif intéressant. Le film est réputé hyper-violent, mais depuis 2002, notre niveau d'acceptation de la violence a du considérablement augmenter, car il n'a aujourd'hui vraiment plus rien de choquant.
La puissance dramaturgique d'un Scorsese période Les affranchis ou Casino est donc bien loin, de même que l'élégante violence chorégraphique d'un Tarantino version Reservoir dogs. Francesco Meirelles a développé suite à ce film une série télé sur la violence dans les favellas en plusieurs saisons qui eut un grand succès au Brésil, La cité des hommes. En 2008, un film de Paulo Morelli a lui même décliné l'univers de la série sur grand écran.
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Si vous avez aimé ce film, ne lisez pas la suite.
Une petite comédie
française bien sympathique pour un samedi soir, voilà comment on peut qualifier le film de Géraldine Nakache et .... Hervé Mimran (c'est qui ?).
Cellule 211 vient de remporter le prix du jury du 20ème festival du cinéma
espagnol de Nantes. Il a raflé d'autre part 8 récompenses aux derniers Goyas - l'équivalent espagnol de nos Césars, enfonçant l'Agora d'Amenabar au passage. C'est un des plus gros succès
de tous les temps au box office espagnol.
Tim Burton est il un auteur ?
Vu hier soir dans le cadre du festival espagnol de Nantes le dernier film de Carlos Saura. Le film a peu été montré pour l'instant (voir tout de même le site du /image%2F0894743%2F20201212%2Fob_e9d083_morse.jpg)
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Dans La tisseuse, le réalisateur chinois Wang Quan An conte une histoire qui fait écho à celle du Mariage de Tuya. Même actrice,
et finalement même enfermement dans des choix rendus difficiles, voire impossibles, par manque d'argent.
Nicolas Winding Refn est le réalisateur de films cultes réputés pour leur violence et leur caractère minimaliste (la trilogie Pusher, Bronson). Avec Le guerrier silencieux, il propose une expérience cinématographique radicale.
Damages constitue une sorte de parangon de la série moderne. Déstructurée, bien jouée, réalisée avec une qualité cinéma, esthétiquement chic, manipulant le spectateur avec des rebondissements spectaculaires.
Eastern plays ne serait qu'un film bulgare "de festival", montrant l'errance morale d'une jeunesse déboussolée,
s'il n'y figurait la figure infiniment émouvante de l'acteur Christo Christov.

Cet article est le premier d'une série
concernant la légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, qui comprendra des billets traitant de Sacré Graal des Monty Python, ainsi que de notre série nationale
Kaamelott.
la fidélité) et de concepts difficiles (Dieu, les raisons de vivre, le mal) ? Je n'en vois pas./image%2F0894743%2F20251127%2Fob_017eda_demineurs.jpg)
Ce billet va tenter de résumer ce que je pense du début de la dernière saison de Lost, SANS GROS
SPOILERS.
Difficile de comprendre l'emballement médiatique autour de ce
film, si ce n'est de l'analyser à la lumière de la situation personnelle de Roman Polanski.
Il n'y a rien de vraiment photogénique dans la ville de Téhéran. Pourtant il est vrai que les films qui y sont tournés y trouvent un supplément d'âme, comme d'une certaine
manière les films tournés à New York. Ce sont peut-être ces files interminables de voitures, ses quartiers variés et sur lesquels flotte un petit quelque chose qui les unit quelque soit leur
standing : une sorte de qualité de vie, de tranquillité douce, de lumière spécifique jouant avec la poussière.
proche du
documentaire, qui n'est pas sans rappeler le néo-réalisme italien, dont il s'approche également par l'aspect inéluctable de la destinée de ses personnages. Il y a un peu du Voleur de bicyclette
dans Téhéran (Tehroun en VO)
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir