Téhéran
Il n'y a rien de vraiment photogénique dans la ville de Téhéran. Pourtant il est vrai que les films qui y sont tournés y trouvent un supplément d'âme, comme d'une certaine
manière les films tournés à New York. Ce sont peut-être ces files interminables de voitures, ses quartiers variés et sur lesquels flotte un petit quelque chose qui les unit quelque soit leur
standing : une sorte de qualité de vie, de tranquillité douce, de lumière spécifique jouant avec la poussière.
Téhéran - le film, avant d'être le polar que revendique l'affiche est avant tout un portrait de la ville. La trame noire de l'intrigue (Ebrahim loue un bébé pour faire la manche, se le fait voler
par une prostituée, et doit beaucoup d'argent au trafiquant d'enfant à qui le bébé appartient) s'étend tranquillement, voire paresseusement, parfois à coup d'ellipses surprenantes.
On prend donc son temps pour découvrir une belle galerie de personnages :
- la femme d'Ebrahim, enceinte
- ses amis : Madjid, un homme naïf et coquet qui va être à l'origine de la perte du bébé et en paiera indirectement le prix, et Fatah, au physique de Marx Brother, dont le mariage chiite est une
des scènes les plus surprenantes du film
- une prostituée magnifique, mais qui elle aussi paiera le prix pour ne pas respecter les règles
- les différents parrains, souteneurs, trafiquant qui ont tous cette cruauté froide et manipulatrice, qui partout dans le monde broie l'innocence sans états d'âme
Le parti-pris de vérisme extrême donne au film une patine très intéressante,
proche du
documentaire, qui n'est pas sans rappeler le néo-réalisme italien, dont il s'approche également par l'aspect inéluctable de la destinée de ses personnages. Il y a un peu du Voleur de bicyclette
dans Téhéran (Tehroun en VO)
Ce n'est pas dans mes habitudes mais je vous conseille la lecture du dossier de presse sur le site du producteur Haut et
court, il est très bien fait et comprend une interview passionnante du réalisateur qui décrit les conditions de tournage, très difficiles.
L'Iran sur Christoblog : cinéma iranien.
/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
Les histoires de couples (hétéro ou pas) du siècle dernier sont à la mode./image%2F0894743%2F20230603%2Fob_dfbc51_lareinedespommes.jpeg)

Le mariage de Tuya est le film (son troisième) qui fit connaitre le réalisateur chinois Wang Quan An à l'étranger. Il décrocha l'Ours d'or à Berlin en
2007.
Wes Anderson revient en force après un début de carrière tonitruant pour signer un film d'animation
Fabuleux.
J'ai longtemps hésité à aller voir ce
film.
J'adore aller voir des films malais ou kirghizes, parce que généralement, personne ne conteste mes opinions. D'ailleurs je parie que ce billet ne va pas attirer
beaucoup de commentaires....
Locataires est un film contemplatif. Autant être prévenu : mieux vaut ne pas y entrer après une dure journée de travail, sous peine de s'endormir. Le héros ne doit pas prononcer un mot de tout le film, d'ailleurs est ce vraiment un homme, ou un fantôme ?
Excellent.
I love you Phillip Morris (rien à voir avec les cigarettes) raconte une
histoire vraie.
Guillermo Del Toro
est un cinéaste visionnaire.


/image%2F0894743%2F20250409%2Fob_b4595d_mother.jpg)

L'originalité de Lebanon tient avant tout à son point de vue inédit : l'intégralité du film (sauf les 10 dernières secondes) est tournée à
l'intérieur d'un tank.
Perrin hésite trop entre différents genres dans son film pour que ce dernier soit réussi.
Jason Reitman est le réalisateur de