Le bruit des glaçons
Je dois le bien
dire, c'est un peu contre mon gré que je me suis retrouvé dans une salle pour voir le dernier Blier, qui ne me disait rien du tout : c'est le défi lancé à ffred qui m'y a poussé.
Et divine surprise, magie du cinéma : j'ai trouvé le film pas mal du tout.
Au début, j'ai été un peu désarçonné par ce cancer qui s'invite (incroyable Dupontel) et par le jeu un peu factice de Dujardin, qui ne m'avait encore jamais convaincu comme acteur.
Et puis, ce diable de Blier, vieil anar toujours en jambe, nous embringue dans une histoire improbable mais qui progressivement nous captive, mélangeant les temps (flashs backs simples, puis
intrication de plusieurs lignes temporelles), multipliant les provocations à la fois dans la mise en scène (ces regards caméra totalement déraisonnables) et le scénario.
Il en a encore dans le buffet ce vieux Blier, pour montrer un cancérologue qui donne un coup de boule à un patient qui l'emmerde, ou pour célébrer aussi joyeusement les plaisirs de la chair après
50 ans ! Tout le contraire de Notre jour qui viendra : le film est ici agréablement déstabilisant par ce qu'il raconte, il ne cherche pas l'esbroufe. La fin est complètement bancale,
mais on le pardonne au film, qui de toute façon n'est pas parfait. Les dialogues enfin recèlent quelques pépites dignes d'Audiard.
Une réussite surprise.
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Les amours imaginaires est une petite chose pimpante, qui va plaire aux amateurs de friandise./image%2F0894743%2F20210413%2Fob_d0e4b5_poetry.jpg)

Il y a quelques années, My name is Earl fit souffler un agréable vent frais sur le monde des comédies américaines format court (26 minutes). Pas de rires enregistrés, un tournage principalement en extérieur : ça changeait de Friends.
Simon Werner a disparu utilise le procédé désormais classique en cinéma (depuis Rashomon ?) de conter la même histoire de plusieurs
points de vue différents (4 ici), en découvrant à chaque fois de nouveaux pans de réalité.
Ridicule, c'est le premier mot qui vient à l'esprit après avoir vu Happy few.
Amore est une sorte de cauchemard pour le critique, en tout cas pour moi. Le film est tellement foisonnant en terme de références, de styles de mise en scène et de propos qu'on passe rapidement du plus grand énervement à une certaine émotion.
De The
town, je n'ai pas grand-chose à dire si ce n'est que ce type de film est à ceux de James Gray ce que le peintre du vide-grenier de votre quartier est à Renoir.
Benda Bilili! bénéficie sur Allociné d'une note spectateurs ahurissante (4 et quelques), aussi ai-je fait un effort pour aller voir ce documentaire tourné au Congo et en Europe et racontant la formation et l'évolution d'un groupe de musiciens handicapés.
Si Des hommes et des dieux ne faisait "que" montrer que les
hommes sont frères, que la bonté est souveraine, que l'islam et la religion chrétienne sont deux rameaux d'une même branche, il ne serait qu'un film pontifiant dont les esprits cyniques
pourraient se gausser : "les mauvais films sont pavés de bonnes intentions", vous connaissez le discours.
particulièrement frappant.
Les moines gagnent une bataille acoustique contre un hélicoptère, à l'image de la bataille spirituelle qu'ils remportent sur la peur et la barbarie en restant à Thibérine. Un film qu'on
n'oubliera pas de sitôt.
Il y a une certaine jouissance à voir un film de facture classique, qui ne cherche pas midi à 14h, qui se contente de raconter une histoire avec de bons acteurs, une belle photo et une mise en scène discrète.
Im Sang-soo fait partie de cette nouvelle vague de cinéastes coréens, extrêmement intéressants, qui nous offrent depuis quelques années une salve de films remarquables comme peu de nations peuvent le faire./image%2F0894743%2F20211117%2Fob_00fe15_boonmee.jpg)
Evidemment, nous étions plus d'un à attendre la nouvelle série d'Alan Ball, le génial créateur de Six Feet Under, réputée meilleure série de tous les temps, ou presque.
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir