Ghibli Museum, Mitaka, Japon
J'y étais (la preuve à gauche).
D'abord, il faut réserver sa place de France, par le biais d'une agence spécialisée. ensuite il faut se débrouiller pour trouver le bon train au départ de Tokyo (Chuo line) qui part de la bonne
gare (Shinjuku) vers la bonne direction. Puis s'arrêter au bon endroit (Mitaka, à 20 minutes de la capitale) et trouver enfin le bus. Tout un parcours initiatique pour les vrais fans de Miyazaki
: pénétrer dans l'antre du créateur de Totoro se mérite.
Ce qu'on visite est bien un musée, et non les studios eux-mêmes.
L'ambiance est très cohérente avec les oeuvres du maître : passage un peu mystérieux où les adultes doivent se pencher pour accéder à des pièces minuscules, escaliers de fer forgé, ascenseurs
apparents, vitraux vieille Europe représentant si on les regarde de plus près les dessins animés du studio.
Au rez-de-chaussée on voit des installations spectaculaires et belles qui montrent comment fonctionne un dessin animé à l'aide de stroboscopes (sacrée persistance rétinienne !).
A l'étage ce sont les oeuvres du studio Ghibli qui sont évoquées à travers des dessins préparatoires, des aquarelles (magnifiques !), des planches peintes, des storyboards (eh oui, vous êtes
vraiment là au coeur de la création). Le tout est présenté dans des pièces simulant les bureaux ou ateliers des artistes : cendriers débordants, nombre de livres sur l'Europe occidentale
impressionnant, maquettes de machine volante, anciennes gravures, nuanciers, pots de verre remplis de centaines de crayons de couleur, etc.
Les tout petits trouvent des aires de jeu où s'amuser, dans le chat-bus de Totoro par exemple, transformé en peluche géante.
L'architecture est sympa, faite de recoins, de fresques bizarres, et de plein de détails à rechercher : petits personnages
dissimulés, lézard peint sur un mur...
Dans une vraie de salle de ciné on voit un court-métrage inédit reprenant les personnages et le monde de Totoro : les chat-bus se transforment ici en TGV, en mille et une pattes, en Air-chat-bus,
conduisant jusqu'à un félidé monstrueux caché au sein d'une forêt (presque) impénétrable et dont le visage à l'expressivité de la grand-mère dans Le voyage de Chihiro.
L'orage menace, on nous interdit de nous rendre sur la terrasse (cf photo ci contre, vous remarquez les robots métalliques issus si je ne me trompe pas du Château dans le ciel), donc
j'achète des peluches de Totoro (la star absolue du musée) et une maquette du fameux avion de Porco Rosso : un Savoia S 21 un peu trafiqué. Vous pouvez aussi acheter une réplique du
fusil de Nausicaa pour la modeste somme de ... 2000 euros.
C'est beaucoup plus petit et plus beau que Disneyland, et mille fois plus classe.
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Après le ridicule
Ou sont passés les Morgan ? j'enchaîne dans l'avion Pékin Paris sur Serial Noceurs.
Le charme des longs voyages en avion (Paris
Tokyo via Pékin, c'est 11/12 heures) réside aussi dans le fait de regarder des films que je ne serais jamais allé voir au cinéma. Certes les conditions sont déplorables (écran tout petit, VF)
mais bon, il n'y a pas grand-chose à faire d'autre...
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15 ans déjà !
Je n'étais que
moyennement enthousiaste à l'idée d'aller voir le dernier Stephen Frears : et j'avais tout faux. Tamara Drewe est en effet un film tout à fait plaisant./image%2F0894743%2F20240301%2Fob_b490e3_flandres.jpeg)


Je ne suis pas objectif quand je parle de ce film pour plusieurs raisons :/image%2F0894743%2F20230924%2Fob_96adb2_romance.jpg)
Ouf ouf ouf, j'aime bien parler de films que personne n'a vu et pour lesquels je n'aurai aucun commentaire (d'ailleurs il suffit que j'écrive cela pour qu'un petit malin décide d'en
laisser un - de commentaire).
Alors voilà. Je suppose qu'il faut tomber
amoureux de l'actrice principale pour apprécier ce film de Kusturica (pas très dur comme vous pouvez le constater à gauche).
Bon, ceux qui me connaissent savent que je ne
fais pas toujours dans la dentelle.
Rude boy est une sorte de film culte. Tourné en 1980, il est un peu l'ancêtre de ce qu'on appellerait aujourd'hui une docu-fiction. Il nous présente la vie de Ray, raté quasi
intégral, alcoolique, travaillant dans un sex shop, et qui a des idées plutôt raciste. Ray devient un peu par hasard roadie des Clash, mais brille par son incompétence (il a du mal avec les
écrous) et sa capacité à draguer les filles dans les concerts./image%2F0894743%2F20210501%2Fob_4a3de9_summerwars.jpg)
L'Autre Rive pourrait être ce film de festival de plus, road movie d'Europe / Asie centrale multi primé, peu vu et globalement inintéressant.
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir