Les amours imaginaires
Les amours imaginaires est une petite chose pimpante, qui va plaire aux amateurs de friandise.
Le bonbon est sucré, coloré, avec juste un peu d'amertume. Le résultat n'est pas désagréable.
Xavier Dolan emprunte à beaucoup de monde dans ce film : à Wong Kar Wai le ralenti amoureux et le battement de cil de 3 secondes, à Gus Van Sant la manie de filmer les gens marchant par derrière, à Gregg Araki une scène (celle de la pluie de marshmallows), à Christophe Honoré Louis Garrel (un faux blond, puis le vrai), à Almodovar ses couleurs et ses rouges à lèvres, à Audrey Hepburn son sourire, etc.... Je trouve qu'il ne fait pas preuve en cela d'une grande maîtrise et ne fonde pas un style très personnel. Le résultat est fait de bric et de broc, répétant des recettes à satiété (zoom avant arrière saccadé, filtre de couleurs...). L'émotion n'est jamais venue en ce qui me concerne, même dans les témoignages de personnes étrangères à l'histoire, un procédé beaucoup plus réussi dans Poetry.
Finalement ce qui m'a le plus plu dans le film ce sont les acteurs. Dolan lui-même est très bien. Il a de bonnes chances de rejoindre dans cette catégorie des acteurs-réalisateurs de talent : Allen, Moretti, Eastwood.
Monia Chokri est excellente, vintage jusqu'au bout des ongles, très "nouvelle vague". Niels Schneider m'a énervé, ses airs ne m'ayant jamais convaincu et son personnage ne crédibilisant pas le scénario.
Certaines scènes sont amusantes (les deux ruptures, la visite de la mère), caustiques sans être véritablement cruelles.
Une oeuvre de jeunesse, à mon avis en mode mineur, d'un cinéaste dont on devine qu'il peut beaucoup plus.
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Il y a quelques années, My name is Earl fit souffler un agréable vent frais sur le monde des comédies américaines format court (26 minutes). Pas de rires enregistrés, un tournage principalement en extérieur : ça changeait de Friends.
Simon Werner a disparu utilise le procédé désormais classique en cinéma (depuis Rashomon ?) de conter la même histoire de plusieurs
points de vue différents (4 ici), en découvrant à chaque fois de nouveaux pans de réalité.
Ridicule, c'est le premier mot qui vient à l'esprit après avoir vu Happy few.
Amore est une sorte de cauchemard pour le critique, en tout cas pour moi. Le film est tellement foisonnant en terme de références, de styles de mise en scène et de propos qu'on passe rapidement du plus grand énervement à une certaine émotion.
De The
town, je n'ai pas grand-chose à dire si ce n'est que ce type de film est à ceux de James Gray ce que le peintre du vide-grenier de votre quartier est à Renoir.
Benda Bilili! bénéficie sur Allociné d'une note spectateurs ahurissante (4 et quelques), aussi ai-je fait un effort pour aller voir ce documentaire tourné au Congo et en Europe et racontant la formation et l'évolution d'un groupe de musiciens handicapés.
Si Des hommes et des dieux ne faisait "que" montrer que les
hommes sont frères, que la bonté est souveraine, que l'islam et la religion chrétienne sont deux rameaux d'une même branche, il ne serait qu'un film pontifiant dont les esprits cyniques
pourraient se gausser : "les mauvais films sont pavés de bonnes intentions", vous connaissez le discours.
particulièrement frappant.
Les moines gagnent une bataille acoustique contre un hélicoptère, à l'image de la bataille spirituelle qu'ils remportent sur la peur et la barbarie en restant à Thibérine. Un film qu'on
n'oubliera pas de sitôt.
Il y a une certaine jouissance à voir un film de facture classique, qui ne cherche pas midi à 14h, qui se contente de raconter une histoire avec de bons acteurs, une belle photo et une mise en scène discrète.
Im Sang-soo fait partie de cette nouvelle vague de cinéastes coréens, extrêmement intéressants, qui nous offrent depuis quelques années une salve de films remarquables comme peu de nations peuvent le faire./image%2F0894743%2F20211117%2Fob_00fe15_boonmee.jpg)
Evidemment, nous étions plus d'un à attendre la nouvelle série d'Alan Ball, le génial créateur de Six Feet Under, réputée meilleure série de tous les temps, ou presque.
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J'y étais (la preuve à gauche).
dissimulés, lézard peint sur un mur...
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir