Pain noir
Le festival a rendu hier son verdict. Le prix du public revient à No controles, petite comédie bien menée et plaisante dont j'ai parlé récemment.
Le prix Jules Verne est décerné à Pain noir, qui arrive d'Espagne auréolé de toutes une séries de Goyas, l'équivalent de nos Césars (9 !), comme Dans ses yeux l'année dernière. Et comme ce dernier, le film de Agusti Villaronga joue dans la catégorie du lourd et du solide. La mise en scène est classique, parfois percutante (comme dans la violente ouverture qui fait ressembler True grit à de la guimauve), parfois zébrée d'éclairs de génie (les derniers plans), la plupart du temps conventionnelle. Mais comme Dans ses yeux, l'intérêt du film est dans le scénario, complexe, foisonnant, explorant mille pistes à la fois.

Nous sommes en 1944, un homme et son enfant sont sauvagement assassinés. Par qui ? Pourquoi et comment le père du jeune héros est il impliqué ? A ces questions, le film va nous emberlificoter dans des scénarios de vendettas, de fantastique, de lynchage d'homosexuel, de meurtre politique, de roman d'apprentissage amoureux morbide, de drame social, de pédophilie, de chronique de la haine, avant de nous dévoiler la vérité ... que je ne révélerai pas, mais qui n'a rien d'un happy end.
Le film est de bonne facture et ferait un classique Oscar du meilleur film étranger. Il y a quelques maladresses qui empêchent l'émotion de se développer pleinement, mais le sentiment que le cinéaste tient bien le manche l'emporte, et en plus Sergi Lopez fait quelques apparitions en brute épaisse.
Je conseille donc de le voir s'il a l'honneur des écrans français, ce qui sera à mon avis le cas.
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Suite à un échange de DVD avec pierreAfeu et heavenlycreature (une pratique qu'on pourrait d'ailleurs généraliser
entre blogueurs de confiance), je peaufine ma connaissance des performances du duo anglais Simon Pegg / Nick Frost.
Je recommande chaudement
réalité de la prévision, ou pas. Et de ce point de vue, le film est très réussi, puisqu'on passe alternativement d'une position à l'autre au moins 3 ou 4 fois. L'atmosphère de violence libérée et un peu zarbi est également très agréable, rappelant celle de Tarantino, ou des Coen d'


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Manoel de Oliveira est né le 11 décembre 1908. Imaginez : il avait 37 ans à la fin de la deuxième guerre mondiale !
Deux anglais fans de SF en pèlerinage dans l'Ouest des
USA. Voilà le début de /image%2F0894743%2F20201202%2Fob_7648d9_wintersbone.jpg)

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Pour son deuxième film (je n'ai pas vu le premier :
Une fois n'est pas coutume, je vais défendre un film qui est décrié par l'ensemble des blogueurs (la presse est moins sévère : cf Libération, Positif,
L'Huma, Télérama, L'Express et Le Point).
Au premier abord, on pourrait trouver un intérêt à ce film.
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir