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Christoblog

Le roi des ronces

C'est parti pour les billets de Chistoblog en direct des Utopiales 2010.

 

Tron : l'héritage (Joseph Kosinski / sortie 2 février 2011)

Walt Disney Studios Motion Pictures FranceDebout tôt ce matin pour aller voir les 20 premières minutes de Tron l'héritage, la suite du film de 1982, réputé être le film le plus cher de l'histoire des studios Disney. Il pleut des sauts d'eau à Nantes. Petit comité au Gaumont. On nous explique la chance qu'on a et il y a dans la salle 3 malabars du genre aussi large que haut, et dont la seule utilité est de nous scruter pendant la projection... pour vérifier que personne ne filme en douce.

Impressionnant.

Sinon le film se présente comme une véritable suite de l'opus initial : Sam Flynn retrouve son père (Jeff Bridges reprend le rôle) dans son univers virtuel.

Les extraits ne concernaient que la première partie. Pas très facile de se faire une idée précise en 20 minutes, mais si le scénario à l'air comme ça d'un grand classicisme, l'univers virtuel est lui assez réussi, sombre, déclinant des tonalités de noir et de gris, zébrées de couleurs fluo jaune, orange, bleu clair. Le tout donne une impression 80's modernisées assez curieuse. Pas évident non plus de se faire une idée de la BO de Daft Punk. La 3D est assez belle... on verra bien en février.

 

King of thorn (Kazuyoshi Katayama / sortie DVD en 2011)

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQFTh9HwS0kXYuotx6mUWYDxtSAW0l3wv_CYaA_Bw8GkvoVIQpHA 13h30 retour à la cité des Congrès. Grosse affluence (500 personnes ?) juvénile pour cet anime tiré d'un manga en 6 volumes. Le réalisateur, très connu au Japon, a entre autre travaillé avec Miyazaki sur Nausicaa.

Le début est très plaisant, mélangeant douceur, atmosphère fin du monde, puis survie dans un monde hostile.

Le prétexte est intéressant : 160 personnes sont cryogénisés alors qu'une épidémie meurtrière sévit sur terre. Il se réveille alors que le château où ils dormaient est envahi par des ronces géantes (d'où le titre, thorn = ronces) et de sales bestioles. La plupart des survivants meurent rapidement dans une désopilante scène où ils se pressent pour prendre un ascenseur qui n'existe pas.

Après ce début franchement réussi, le film devient embrouillé avec des niveaux de rêves intriqués qui font passer Inception pour de la rigolade simpliste. A partir de ce moment j'ai un peu décroché même si la réalisation reste de grande qualité avec des images à forte charge poétique.

2e

 

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Rubber

Rien de pire qu'un film-concept qui ne s'assume pas.

Rubber pourrait pleinement assumer son pitch de base, aussi fumeux soit-il : filmer un pneu tueur et télépathe. Mais non, activant un vieux réflexe français (intellectualiser à tout va), Dupieux ajoute une laborieuse mise en abyme accompagnée de tics pontifiants (cette intro qui ne rime à rien) qui plombent absolument le film en l'enfermant dans un format qui le rapproche plus de l'art contemporain que du cinéma.

Au final Rubber oscille entre ambition artistique avortée (que certains pourront prendre pour de l'outrecuidance), amateurisme (Dupieux n'est pas encore véritablement réalisateur) et ridicule. 

 

1e

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Festival d'automne : vous avez jusqu'au 17 novembre pour voter

festivaldautomneVous devez me retourner de façon confidentielle (en utilisant le lien "Ecrire à l'auteur" à droite) votre liste des 7 films suivants interclassés de 1 à 7 (du meilleur au moins bon) : Biutiful, Vénus noire, The american, Des filles en noir, Buried, Rubber, Potiche, avant le 17 novembre minuit. Le premier film de votre liste se verra gratifié de 7 points, le second 6 points, etc. Le film cumulant le plus de points sera sacré Feuille morte d'or, celui en ayant le moins Cuillère de bois.
Je mettrai régulièrement à jour à la fin de cet article les réponses valides reçues.

Attention : la règle du joker est supprimée, mais, vous pouvez assortir votre classement d'un "Prix spécial" attribué à un film ne faisant pas partie de cette liste mais dont la sortie a eu lieu entre le 20 octobre et le 10 novembre. Le film ayant récolté le plus de mention de ce type sera distingué dans le résultat final.

Votre message doit de plus comporter vos propositions pour le prix de meilleur acteur (2 noms max) et meilleure actrice (2 noms max). L'acteur et l'actrice cumulant le plus de citations seront distingués.

La proclamation des résultats aura lieu le 18 novembre. Les classements de chacun seront alors rendus publics. ET, à cette date seront annoncées .... les dates du fabuleux, du fameux, du déjà très attendu festival d'hiver (Brrrr).

Ont voté : Chris, ffred, Anna, Pierre, Gagor, heavenlycreature, Bob Morane, Anarion, et FritzLangueur

Il ne reste plus que quelques heures.... rendez-vous cette nuit, vers minuit, pour les résultats.

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Potiche

Etonnant et jouissif.

Je n'attendais pas grand-chose de Potiche. Une collection de personnalités frenchies bankable pour un salmigondis indigeste : j'avais déjà prévu l'intro de ma descente en flamme.

Et puis zut, je me suis passablement marré. Catherine Deneuve y trouve probablement le meilleur rôle de sa fin de carrière : elle y déploie une palette très étendue, épouse bafouée, femme de tête, politicarde, ex-nymphomane, en gardant toujours un maintien absolument parfait et un positivisme renversant. Toute en subtilité. Du grand art : triple bravo !

Luchini est parfaitement en phase avec son personnage, goujat archétypal, et  son association avec Karin Viard est très plaisante. Judith Godrèche et Jérémie Renier sont parfaits. Seul Depardieu est une fois de plus un ton en-dessous, et son embonpoint augmente dramatiquement à chaque film : d'ici peu, il devrait avoir explosé comme l'obèse du Sens de la vie, des Monty Python.

L'intrigue se déroule tranquillement dans une atmosphère boulevardière agréable, et délicieusement pimentée à la sauce seventies. On a droit à des allusions à l'actualité (casse toi pauv'con) et à une réflexion finalement assez intéressante sur ce qui a changé (ou pas) depuis ces années-là.

Ozon affiche un mauvais goût assumé et adulte qui tranche franchement sur les tergiversations habituelles d'un certain cinéma français. Cet aspect du film, qui rappelle par plusieurs côtés les audaces de  Demy (les couleurs, les sentiments - et les retours de bâton - assumés, les chansons, Catherine Deneuve), est le plus intéressant. Il culmine dans une dernière scène abracadabrante mais parfaite.

Film concept et film plaisir, film sûr de lui et pas si bête  : il faut aller voir Potiche.

 

3e

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La princesse de Montpensier

Mélanie Thierry. StudioCanalQuelque chose ne va pas dans ce film. En y réfléchissant longuement (au moins 10 minutes) je pense que c'est le casting.

Mélanie Thierry a le charisme d'une huitre et les minauderies timidement esquissées du haut de son 1,60 mètre ne font pas sentir du tout le vertige de l'amour absolu que le scénario dessine pourtant de façon subtile.

Grégoire Leprince-Ringuet est encore plus mauvais que d'habitude, marmonnant dans sa barbe des paroles inaudibles tout en souffrant de la comparaison avec son inférieur (théorique) dans le film : Lambert "Thibérine" Wilson, encore tout habité par la grâce.  En somme on dirait que Tavernier s'est désintéressé de ses personnages pour se concentrer sur les costumes, les décors, les scènes de guerre, toutes choses par ailleurs assez bien montrées.

Au final, la vision du résultat constituera une bonne soirée pour lectrices de Télé7jours lors du passage en clair sur TF1.

 

2e

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Moi, moche et méchant

Universal Pictures International FranceMoi, moche et méchant est une réussite. Sur le créneau très disputé de l'animation pour les enfants, mais qui peut aussi fonctionner pour les adultes, pas facile de se renouveler après les Shreck, Age de glace et Toy story. Gru et ses acolytes y parviennent assez facilement.

Ce n'est pas par l'intrigue que le film se distingue : celle-ci est assez classique et le méchant, qui au fond de lui-même ne l'est pas vraiment (évidemment !), est plutôt sympathique et rigolo. Les petites filles orphelines finiront par trouver en lui le père qui leur manque dans un inévitable happy end.

Non, c'est dans les à côtés qu'il faut chercher les pépites. Et d'abord dans la vraie trouvaille du film, les minions, sorte de patates jaunes à un ou deux yeux, stupides et craquantes à la fois. L'environnement de Gru est également parfaitement réussi : voiture, avion, maison et fusée déclinent une esthétique cohérente et assez neuve, à mi-chemin entre Batman et James Bond. Les personnages secondaires sont très réussis aussi (superbe Vector).

Bref un coup d'essai transformé pour Universal qui vient chasser pour la première fois avec succès sur les terres de Pixar (second degré, perfection visuelle, montage rythmé, émotion). A noter que la France est fortement présente dans le film (le réalisateur Pierre Coffin est Français et le gros de l'animation a été réalisée dans un studio parisien). Une suite est annoncée, on espère y retrouver encore plus de minions. A noter que j'ai vu le film en 3D et qu'elle est parfaite, ce n'est pas si fréquent.

3e

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Une femme coréenne

Attention chef d'oeuvre.

Je ne m'attendais pas à grand-chose en visionnant ce film de Im Sang-soo. Allait-il ressembler à la meilleure veine de ce réalisateur (le très beau Vieux jardin) ou à celle, baroque, que j'aime moins (The housemaid, The president's last bang) ?

Réponse : au Vieux jardin, en mieux encore.

Impossible de raconter l'intrigue sans en déflorer les rebondissements principaux : sachez seulement qu'on suivra les destinées d'un avocat, de sa femme qui ne trouve plus sexuellement son compte dans leur relation, d'un jeune lycéen amoureuse de cette dernière, du père de ce dernier, de la maîtresse de l'avocat qui jouit en se frottant sur le dos de ces partenaires, de la mère de l'avocat qui trompe son père et connait son premier orgasme à 60 ans, de son père qui meurt sous nos yeux dans des circonstances effroyables (à la Pialat, ceux qui verront le film comprendront), de l'enfant adopté de l'avocat et de sa femme, d'un pauvre bougre qui conduit ivre son scooter, etc.

Bref le film est un drame à l'ancienne, comme les italiens savaient si bien en faire dans les années 60/70, qui mêle avec brio tous les genres : comédie, érotisme, tragédie, chronique sociale et politique. Film somme (et pourtant seulement le troisième de Im Sang-soo, et son premier vraiment connu en Europe), Une femme coréenne est un bijou que je vous conseille fortement : scénario en béton, mise en scène souveraine, et les acteurs sont splendides et d'une rare sensualité (l'acteur et l'actrice principaux jouent également dans The housemaid).

 

4e

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Des filles en noir

Elise Lhomeau et Léa Tissier. Les Films du LosangeDe tous les films vus récemment au cinéma, Des filles en noir est sans conteste le plus honnête, le plus humble, le plus vrai, et partant, le plus beau.

Bien sûr le film comporte quelques imperfections que je vais rapidement évoquer : des seconds rôles qui jouent pour certains assez faux surtout au début du film (la proviseur, l'infirmière, l'oncle trentenaire), un scénario qui, bien qu'efficace est inégal, et quelques rares maladresses. Voilà, on peut gloser et détailler ces quelques défauts tout au long d'un article : c'est ce que j'aime faire habituellement ! Mais dans ce cas, d'autres l'ont fait.

Une fois n'est pas coutume, je vais essayer d'expliquer pourquoi le film m'a touché.

D'abord j'ai trouvé le jeu des deux actrices absolument remarquable. A force de voir des professionnels aligner les mêmes trucs ou adopter l'inexpressivité comme ligne de jeu (Vénus noire, Biutiful), j'avais fini par oublier ce qu'un regard, une fossette qui se creuse, une larme qui coule, deux visages qui se rapprochent, peuvent exprimer, quand les actrices pétrissent leurs sentiments avec une rage brute et adolescente. Léa Tissier est en particulier impressionnante. 

Ensuite, je n'avais pas lu une ligne sur le scénario et le film m'a scotché comme un thriller psychologique. Vont elles le faire ? Oui, non, pourquoi ? Et après le pivot central du film (qui m'a laissé en pleurs, et hébété, car je ne m'y attendais pas du tout) comment le film pouvait il évoluer ? Il le fait à mon sens magistralement; trouvant une voie étroite et convaincante.

Jeu de miroir

Enfin, j'ai réellement adoré certains aspects de la mise en scène, bluffante à bien des égards : travellings lents et circulaires, respiration dans les plans et entre eux (très beaux fondus), maîtrise discrète de mouvements complexes (le match de foot, la crise nerf, et d'autres), jeu avec les miroirs splendides.


Sur ce dernier point je pourrais détailler très longuement mon point de vue (cf photo choisie ci-dessus) mais par exemple :  la scène chez la prof de musique est fabuleuse sur ce point, premier miroir à l'entrée, puis illusion d'une scène filmée normale, puis découverte que cette scène se joue dans un miroir, etc..  La thématique du reflet est en parfaite résonance avec le film : celui-ci ne raconte-t-il pas comment Noémie se mire dans Priscilla (ce plan magnifique en ombre chinoise ou les deux visages se reflètent presque parfaitement), jusqu'au moment où le miroir se brise ? 

En bref j'ai beaucoup aimé le film. Ses défauts me le rendent encore plus attachant. J'y ai ressenti la même qualité de sensation que dans 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Même élégance, même sobriété dans la façon de filmer le drame, même tension psychologique (ce que je redoute va-t-il se passer ?), même intensité dans le jeu de l'actrice principale, mêmes scènes décalées de repas convivial arrivant au climax de la tension psychologique, même plan lointain et sobre après le drame sur ce que vous savez, même type de vérisme social. Et c'est aussi une photo de miroir qui illustre ce film dans mon esprit. Et dans mon article.

De belles critiques sur le film :
Le Monde, Télérama, LibérationLes Cahiers du Cinéma, Les Inrocks, Le Point

3e

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True blood (Saison 2)

Deborah Ann Woll. Home Box Office (HBO)La saison 2 de True blood est tellement explosive que pour les habitués de Six Feet Under, le précédent opus d'Alan Ball, la vision de la série est profondément troublante.

Les atmosphères feutrées de la famille Fisher paraissent en effet assez éloignées des cérémonies orgiaques que nous proposent cette deuxième saison étonnante. Et pourtant, en y regardant de plus près, on ne manquera pas de relever de nombreux points communs entre les deux séries : une bonne dose de sexe, des gays bien représentés, un rapport au corps très spécial (vampires, ménades, métamorphes, cadavres), la mort bien sûr, des meurtres mystérieux...

La saison commence doucettement puis prend jusqu'à l'épisode 9 un tour assez curieux : les personnages principaux vivent chacun des aventures séparées durant de longs arcs narratifs : Sookie et Bill vont à Dallas démêler une drôle d'affaires concernant un vampire vieux de 1000 ans, Jason s'embrigade chez des chrétiens fondamentalistes absolument flippant, Tara s'amourache d'un bel éphèbe et tombe sous l'influence de la diabolique Maryanne Forester (l'actrice Michelle Forbes, spécialiste des rôles de méchante sur une saison, comme dans Battlestar Galactica), Lafayette est malmené par Eric, Sam se découvre une copine, etc...

Outre le fait que certains personnages de la saison 1 dévoilent une face cachée (Sam, Sookie malgré elle) la saison apporte son lot de nouvelles recrues comme la très jeune Jessica (photo ci-contre) vampirisée par Bill (pour l'amour de Sookie, c'est un peu compliqué) et qui la pauvre est destinée à perdre sa virginité à chaque rapport sexuel, puisqu'elle est décédée vierge ... et que les vampire "réparent" automatiquement leur blessures. Quelle idée de sadique !

Les seconds rôles se révèlent également d'un très bon niveau (Eric, le flic Andy Bellefleur, etc...).

L'épisode 10 est franchement incroyable, et globalement la série continue à être tout à fait addictive et superbement réalisée. Le nombre d'incursion vers des domaines méritant d'être approfondis laisse présager de grands moments à venir (d'autres créatures, la reine de vampires, etc...)., d'autant que la saison 2 se finit sur un cliffhanger redoutable.

Vivement la saison 3. 

Saison 1

 

4e

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Buried

Ryan Reynolds. Rezo FilmsIl fallait que ce film fut fait.
Et ben voilà, maintenant on est débarrassé.

Parmi les films basés sur un concept, on avait la Corde d'Hitchcock en un seul pseudo-plan et Lifeboat se déroulant entièrement dans un canot de sauvetage, Speed qui a fait beaucoup de petits jusqu'à Unstoppable dans le genre "comment j'arrête ce bidule ?", Cube que j'avais trouvé assez rigolo avec son côté "qu'est ce qu'on fout là ?", etc

Vous avez peut-être d'autres idées  de films-concepts?

Buried nous fait le coup du "je suis capable de filmer un mec enfermé dans un cercueil" pendant 90 minutes.

Notons tout de suite qu'il respecte scrupuleusement la règle du jeu puisqu'on ne verra rien d'autre que l'intérieur de la boite (sauf via l'écran du téléphone portable). Par contre, il triche abondamment sur la géométrie spatiale du cercueil, en sortant par de longs travelling arrière de la caisse, en le filmant de l'extérieur par les fentes, en y réalisant des mouvements de caméra acrobatiques... Ce qui fait que dans toute la première partie du film, le cercueil ne semble pas enterré mais comme suspendu dans un espace indéfini. Sur la fin, retour à une réalité plus terrienne puisque le sable fait son apparition, à l'extérieur puis à l'intérieur.

Le scénario, assez malin au commencement, peine à tenir la distance. Si la fin est assez amusante, les rebondissements de la dernière demi-heure font un peu remplissage pour tenir la distance (le doigt, la copine italienne, etc...). On retiendra ici et là quelques bons points (le directeur du personnel, excellent) et d'autres carrément risibles (la barrière de feu). Certains verront dans le film une parabole sur la présence américaine en Iraq.

A voir par curiosité, mais j'ai été déçu de ne pas avoir peur. Et je ne suis pas devenu claustrophobe non plus.

 

2e

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Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

Jour2fêteSi vous voulez vous faire plaisir, respirer une seconde dans ce monde de brute, alors allez voir ce film. Nul besoin d'être amateur de danse contemporaine pour l'apprécier, je vous assure.

Ce documentaire nous raconte une expérience hors du commun : faire danser par de jeunes ados (n'ayant jamais dansé) un spectacle très connu de Pina Bausch, Kontakthof, créé en 1978, puis re-créé en 2000 ... avec des danseurs non-professionnels de plus de 65 ans !

Le film parle donc de danse, mais aussi, et surtout, de bien d'autres choses : d'apprendre à connaître son corps et celui des autres, de vaincre sa timidité, de raconter ses failles intimes (deuil, blessures d'amour-propre, déception amoureuse, trahison, situations où l'on s'est trouvé ridicule), de se fondre dans un collectif en produisant de l'intégration, de construire ensemble, de transmettre et d'apprendre, de la vie en somme.

Et de la mort aussi, puisque Pina Bausch qu'on voit ici émaciée mais lumineuse, mourra quelques mois après le film.

A voir de toute urgence, et aucune excuse ne sera acceptée.

 

4e

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The american

George Clooney. Mars DistributionJe ne vais pas m'étendre trop longuement sur ce film (si je puis dire, car d'une certaine façon que la décence réprouve, je le pourrais) : il est tout simplement à peine concevable de rater son coup à ce point-là.

En effet, tout est mauvais dans The american. Il ne s'agit pas d'ergoter comme dans le cas de Vénus noire ou de Biutiful,  qui ne m'ont pas vraiment plu, mais qui sont de vraies oeuvres, non sans intérêt.

Ici, tout sonne faux : le scénario, qui réussit à être à la fois simpliste et approximatif, les décors tout droit sortis d'un croisement de Géo et de Paris Match, Clooney, qui joue comme un pied, et ses faire-valoir(e)s qui ne valent que par leur tour de poitrine, généreux, il faut le dire.

On a peine à imaginer que Corbijn fut le réalisateur responsable du sublime Control. Comme quoi, le passage aux deniers US se traduit quand même le plus souvent par une chute incontrôlée (c'est le cas de le dire) dans la médiocrité.

Ite missa est.

 

1e

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Vénus noire

Vénus noire est une nouvelle démonstration du fait que les bonnes intentions ne font pas les bons films. Certes, l'histoire que raconte Kechiche est intéressante, bien que très connue de ceux qui suivent un peu l'actualité : il s'agit de la dégradante exploitation d'une femme noire africaine aux attributs sexuels sur-développés.

Dégradation qui emprunte à tous les modes : exhibitionnisme, examen indécent par des scientifiques, prostitution, vente du cadavre. L'histoire se déroule au XIXème siècle et trouve un épilogue à la fin du XXème avec la restitution du corps à l'Afrique du Sud.

Le cinéma de Kechiche est puissant, dense et même dans certaines scènes (les deux premières par exemple) virtuose. Sa manière unique de capter les regards et les expressions des figurants est remarquable.

Son problème, comme dans certains de ses précédents films, est de ne pas réussir à canaliser complètement cette énergie. Du coup, le film présente un certain nombre de points faibles et de déséquilibres véritablement gênants.

Certains aspects sont complètement ratés, par exemple les décors lointains de Paris et Londres qu'on dirait peints par un enfant de 10 ans, ou l'idylle bucolique et platonique entre Sarah et le jeune naturaliste, qui tombe complètement à plat.

Les tics habituels de Kechiche gênent aussi plus que d'habitude (mouvements de caméra incessants, très gros plans sur les visages), même si le réalisateur s'est assagi depuis L'esquive. Et surtout, après un bon départ, l'intérêt pour le destin de la Vénus s'étiole progressivement, probablement par un effet de répétition de certaines scènes qui deviennent lassantes.

On en vient à culpabiliser de ne pas éprouver de compassion pour cette pauvre fille !  L'horreur se banalise quand elle est répétée à ce point : Kechiche aurait probablement gagné en impact en raccourcissant son film d'une heure.

Le jeu de la jeune Yasmina Torrès, particulièrement opaque et inexpressif, n'aide pas à générer de l'empathie.

Vénus noire renvoie constamment à Elephant Man, le magnifique film de David Lynch, et bien sûr, souffre cruellement de la comparaison.

 

2e

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Petit tailleur

Léa Seydoux. MK2 DiffusionEn allant voir le film de Garrel réalisateur, je m'attendais à voir un film typé Garrel acteur : un certain romantisme désabusé et flamboyant, des réparties biens senties assénées d'un ton à la fois infantile et insupportable.

Mais bonne surprise, le film débute par un réveil express, une course à pied dans les rues de Paris (le personnage principal, Arthur, a peur du métro, une bonne idée), puis une immersion chez un très vieux tailleur juif, en passe de céder son affaire et de mourir, accessoirement, et qui s'avérera bien moins sympa qu'il n'y parait. 

Un noir et blanc parfait, tantôt passé au gros grain de l'obscurité sensuelle, tantôt nous égarant dans une surexposition blanchâtre hallucinante de précision, un rythme assez proche d'un battement de coeur, une atmosphère très nouvelle vague - mais pas rancie, non, nouvelle vague dans l'esprit 2010, une Léa Seydoux qui commence sérieusement à envahir ma sphère émotiono/cognito/sensuelle - au détriment de Naomi Watts et de Scarlett Joanson réunies, c'est vous dire, une narration sur le fil qui ménage l'expression brute du sentiment amoureux au détriment de la paraphrase démonstrative (c'est joli, il faudra que je m'en souvienne), cet idiot de metteur en scène est aussi beau qu'une porte de prison fermée sur laquelle un détenu aurait pissé, une bande son aux allures d'hommage générationnel (The Smith, The Smith, The Smith !), une façon de dire plus en 40 minutes ce que d'autres essayent d'étirer sur plus de 2 heures, ouais, je pourrais continuer comme ça longtemps mais l'important que vous devez retenir, c'est que ce moyen métrage mérite d'être vu, qu'il vaut son pesant de cacahuètes ou de salsepareille, ça n'a rien à voir mais je fais un apparté pour saluer les 20 ans de la mort de Jacques Demy et je pense quand même à Lola, le deuxième meilleur film de la nouvelle vague après A bout de souffle, à l'expo que j'ai vue à la Médiathèque de Nantes sur Jacquot, à la magie indescriptible que dégageait cet artisan de l'imaginaire, et au livre à propos de Demy que j'ai acheté et dont je vais vous parler bientôt, et puis (j'en reviens à mon sujet) Garrel je l'adore chez Honoré, et pourtant là ça n'a rien vo

Oh et puis allez voir le film, ça durera moins longtemps que de me lire.


3e

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Mystères de Lisbonne

Ouah !

L'idée de passer 4 heures 26 dans une salle de ciné m'inquiétait un peu. Ou le film est bien, et c'est le pied. Ou il est ennuyeux, et c'est le calvaire absolu.

Heureusement le dernier Ruiz est un bijou et on ne s'ennuie pas une seule seconde.

Au niveau de la forme, c'est d'un grand classicisme. Ruiz a remisé ses effets au placard. Enfin presque : subsistent ici ou là une plongée ou une contre-plongée intégrale, un regard caméra étonnant, un effet de surimpression, une image déformée. Mais globalement Ruiz utilise sa caméra comme un pinceau qui caresse les acteurs : lents et courts travellings circulaires ou transversaux, caméra qui traverse les murs à l'ancienne. On est dans du classique, mais très haut de gamme, loin d'une qualité de téléfilm (et même si le film va être montré en épisodes sur Arte). Les cadres y sont éblouissants et certains mouvements de caméra absolument virtuoses.

Sur le fond, l'épopée à laquelle nous convie le film est un délice qui rappelle volontiers l'atmosphère des romans de Dumas. On y croise un jeune orphelin qui découvre progressivement la vie des gens qui l'entourent, un prêtre qui ne l'a pas toujours été, une jeune femme française prête à tout pour se venger d'un homme qui l'a abandonnée, un brésilien qui n'en est pas un, un mari qui s'acharne à faire mourir sa femme à petit feu, un père qui finit aveugle après avoir raté son suicide, etc.

Comme dans Les Mille et une nuit, ou dans Le manuscrit trouvé à Saragosse, les histoires de chacun s'enchaînent en se répondant, se complétant comme un puzzle parfait et diabolique. On n'en finirait pas d'énumérer les symboles d'espionnage, d'observation, d'illusion, de malentendu que recèle le film : c'est un festival de faux-semblants romanesques. Celui qu'on croit être méchant s'avère pardonnable ou même innocent, et inversement. 

Tout cela est conté merveilleusement par un cinéaste qu'on sent au sommet de son art, débarrassé de ses coquetteries et entièrement concentré sur sa substance narrative. Les acteurs et actrices (Clotilde Hesme et Léa Seydoux en tête) sont admirablement dirigés.

Un beau moment si vous aimez l'ambiance XIXème et les intrigues feuilletonnantes.

 

4e

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Achille et la tortue

Takeshi Kitano et Kanako Higuchi. Océan FilmsAchille et la tortue intéressera particulièrement :

- les fans de Kitano cinéaste

- ceux qui envisage la peinture comme concept

- les fans de l'artiste peintre Kitano, en particulier ceux qui ont vu l'exposition récente à la fondation Cartier (beaucoup des toiles qu'on voit dans le film rappellent l'expo)

Takeshi Beat Kitano y explore la figure de l'artiste possédé par son art (mais impuissant à produire une oeuvre de qualité) à trois ages de la vie : l'enfant, le jeune adulte, l'homme mûr.

La partie de l'enfance, un peu longuette, montre un héros mutique et obsédé, qui déjà met sa vie et celles des autres en danger. Dans la deuxième partie, la meilleure à mes yeux, les expériences d'art conceptuel tournent à la catastrophe quand un jeune peintre se tue en projetant une voiture transportant des seaux de peintures contre une toile. Cette période donne à voir une scène de happening hallucinante durant laquelle 4 déjantés rivalisent de défis stupides sur une scène : très représentatif des performances de Kitano sur la télé japonaise, façon Jackass.

La dernière, franchement amère, montre l'artiste en prise avec une sorte de folie qui ne connait plus de limite : il prostitue sa fille, puis dessine avec du rouge à lèvre sur son cadavre, sa femme le quitte, il manque de mourir brulé en peignant un feu.

Bien entendu, tout cela est intelligent, beaucoup de clins d'oeil rendent le film intellectuellement stimulant. Mais il manque au final un je ne sais quoi qui emporte l'adhésion du coeur au-delà de celle de l'esprit.

 

2e

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Moon

Moon fait partie de ces films qui ne sont jamais sortis en salle en France, pour des raisons qui semblent inexplicables tant leur qualité est supérieure à la production moyenne.

Le réalisateur, Duncan Jones, a tout d'un grand, et on peut parier qu'on oubliera vite qu'il est le fils de David Bowie.

Moon n'est pas un film de SF de plus. Il instaure dans sa première partie une ambiance qui lui est propre, sorte de Solaris avec du rythme, si vous pouvez imaginer. On est absolument captivé par la vie du personnage principal, finissant dans la plus grande solitude un contrat de 3 ans dans une mine d'hélium 3 située sur la lune. Les images sont belles, poétiques et précises.


Le robot Gerty qui l'accompagne au quotidien, bien que ne s'exprimant que par smileys (et aussi par la voix de Kevin Spacey) acquière un personnalité attachante et inquiétante à la fois.

Après une première demi-heure parfaite, un twist brutal amène le film à une sorte de climax qui est franchement vertigineux et qu'on ne peut pas dévoiler sans gâcher le plaisir du spectateur. A partir de ce point, je trouve que le film faiblit assez nettement, n'exploitant qu'imparfaitement un scénario fascinant : une vraie réflexion philosophique le rendrait exaltant, il préfère exploiter une trame suspense qui ne m'a pas réellement convaincu.

A voir dans tous les cas pour un trip lunaire hors du commun, pour la performance exceptionnelle de l'unique acteur (Sam Rockwell), et pour la musique de Clint Mansell, parfaitement adaptée aux images.

3e

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Utopiales 2010

Christoblog sera présent du 10 au 14 novembre aux Utopiales, festival de SF organisé tous les ans à Nantes.

Le festival accueille des auteurs de romans, de BD, des scientifiques, des artistes et des films. Côté cinéma il propose des rétrospectives et une compétition qui présente des films inédits en France, et qui souvent le restent, malgré leur qualité. Ainsi était présenté l'année dernière le réputé Moon, de Duncan Jones, bientôt commenté sur ce blog, qui est malheureusement passé directement en DVD, sans passer par la case "sortie en salle".

Pour cette édition l'évènement sera créé par la présentation en exclusivité de 30 minutes du Tron l'héritage, suite du fameux film de 1982, produit par les studios Disney.

Au programme de la compétition, deux films à gros budgets belge et suisse (Glenn 3948 et Cargo), deux anime japonais (Redline et King of thorn), trois films US plutôt indé (Mars, Hunter Prey et Earthling) et un film espagnol (For the good of others).

Plusieurs articles à venir sur Christoblog.

Le site officiel : Utopiales.
 

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Biutiful

Javier Bardem. ARP SélectionC'est à un voyage monotone dans un long tunnel d'ennui et d'indifférence que nous invite Inarritu.

J'ai découvert le réalisateur il y a deux jours à travers 21 grammes. J'avais trouvé sa mise en scène assez intéressante. Dans Biutiful, cette virtuosité un peu brute tourne à vide, produisant des images fades et sans relief, ne suscitant pas le début d'un commencement d'empathie.

Le scénario est squelettique : il convenait pour un court métrage. Inarritu l'étend tristement pendant plus de 2h15, en partant dans plusieurs directions qui jamais ne se rejoignent pour former un vrai film : dénonciation réaliste d'un phénomène social (le travail des clandestins), drame familial, fable surnaturelle, chronique médicale d'une déchéance physique. La musique insiste lourdement sur quelques moments clés avec une franche indélicatesse (riffs de guitare ou piano solo).

Très rarement, une fulgurance rappelle ce que le réalisateur est capable de faire : le long plan séquence de l'entrée dans la boite de nuit, par exemple. Mais ces quelques pépites ne sauvent pas le film. Que Bardem ait obtenu le prix d'interprétation masculine à Cannes est surprenant : sa grande carcasse adopte le masque buté de la douleur pendant 95 % du film.

En résumé (elle est un peu facile, mais j'y ai pensé pendant le film tellement je m'ennuyais) : Biutiful ne l'est pas.

 

2e

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Participez au festival d'automne sur Christoblog

festivaldautomneIl y a 2 semaines, nous nous sommes lancés avec ffred, pierreAfeu et heavenlycreature dans une sorte de marathon cinématographique.

Je vous propose (en réalité c'est une idée originale de pierreAfeu, il ne faut pas que je fasse mon Zuckerberg !) aujourd'hui un semi-marathon (plus raisonnable) sous forme de festival dont voici le réglement :

Tous les participants doivent voir les 7 films suivant avant le 17 novembre :

Sortie le 20 octobre
-Biutiful (Inarritu)
Sortie le 27 octobre
-Vénus noire (Kechiche)
-The american (Corbijn)
Sortie le 3 novembre
-Des filles en noir (Civeyrac)
-Buried (Cortes)
Sortie le 10 novembre
-Rubber (Dupieux)
-Potiche (Ozon)

Chacun m'envoie après le 17 novembre sa liste par message privé : le premier film a 7 points, ..., le dernier film 1 point. Le film gagnant est celui qui a le plus de points : il gagne la Feuille morte d'or (bravo !). Le dernier remporte la Cuillère de bois (ouh, ouh !). Attention : pour que le vote d'un blogeur soit pris en compte, il doit avoir vu les 7 films (c'est le défi que nous nous lançons !).

Joker : on peut remplacer un des 7 films qu'on n'a pas aimé par un autre film qu'on a vu sur la période, par exemple :
1 - Les petits mouchoirs (7 points)
2 - Biutiful (6 points)
etc...
Le joker sert donc à deux choses :
- affecter de facto 0 point à un film qu'on a détesté
- attirer l'attention sur un film "oublié " dans notre liste (Les petits mouchoirs, le Ruiz, le Kaurimaski, Very bad cops, La Princesse de Montpensier, Bassidji...) qui pourrait éventuellement l'emporter si plusieurs participants se manifestent pour lui. Attention : intégrer un joker dans sa liste ne dispense pas de voir les 7 films.

Avec son classement, chacun m'envoie également les 2 meilleurs acteurs et 2 meilleures actrices repérés parmi les 7 films ci dessus (et pas dans un film joker). L'acteur et l'actrice qui seront le plus souvent cités compléteront le palmarés.

Pour s'inscrire c'est simple : un commentaire sur ce post et c'est fait.

Dites vous un truc : il va pleuvoir à cette période et vous n'aurez probablement pas grand-chose d'autre à faire que d'aller au cinéma. Je sais, il y a les vacances scolaires, mais qui ne représentent qu'une semaine sur 4, alors, pas d'excuses !

Déjà inscrits au 20 octobre, outre ma pomme : ffred, pierreAfeu, heavenlycreature, Anna, Gagor, pL, Thibo, contre-plongée, Anarion, cayoux33, Bob Morane, Frizlangueur, dasola. C'est plus une calculette qu'il me faudra mais le gros tableau Excel !



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