Querelles
Un couple discute dans une voiture du drame qui vient de se dérouler dans la nuit
: la soeur et le beau-frère de la femme se sont tués dans un accident de voiture. Ils se rendent à Téhéran où ont été transportés les corps.
Sur la banquette arrière, le jeune fils du couple décédé regarde le paysage.
Particularité de la situation : les deux protagonistes principaux sont sourds-muets et conversent grâce à la langue des signes, que l'enfant ne comprend (a priori) pas.
Comment lui annoncer la terrible nouvelle ? Faut-il l'adopter ? Y'a t'il d'autres membres de la famille qui pourraient le faire ?
Ce pitch étonnant et improbable fonctionne à merveille. La distance entre les dialogues sous-titrés (forcément !) et le visage impassible de l'enfant permet d'exprimer toute une gamme de sentiments délicats, dans une succession de paysages particulièrement émouvants.
Le cinéma iranien est pour le moins contrôlé et limité dans ses moyens. Comme souvent, on dirait que ces contraintes poussent le réalisateur Morteza Farshbaf a trouver des artifices de mise en scène particulièrement ingénieux et adaptés à la situation : variation extrême de focales, jeux admirables avec la lumière et même l'obscurité, composition de plans recherchée (le rétroviseur), bande-son exceptionnelle.
Je ne peux pas en dire plus, sous peine de déflorer le plaisir du spectateur, mais ce portrait plutôt amer que doux est par moment absolument brillant. Le réalisateur ayant souvent accompagné Kiarostami sur ses films, on sent la patte du maître, mais il y a dans ce film des idées originales très prometteuses. A suivre donc.
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Trois votants seulement pour ce festival (
Il est très rare que j'ai envie d'insulter un film, de lui dire "Casse toi, pauv'con !" ou "Tu pues", mais
c'est ici le cas.
Petit rappel
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le début du film ne m'a convaincu. La mise
en place des personnages et du décors (primordial) est un peu longuette, ou du moins, m'a paru telle. A posteriori, cette longue introduction à l'univers du film s'avère absolument nécessaire,
tant il est inhabituel (la station de ski en haut, la misère sociale en bas, le télécabine au milieu).
Pripiat, avril 1986. Anya et Piotr se marient, quand au même moment, l'accident de
la centrale de Tchernobyl se produit.
J'ai pleuré en regardant I wish. Et pas qu'une fois.
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La bande-annonce du film m'avait paru très mauvaise, aussi est-ce un peu à reculons que je me suis décidé à
aller le voir. Et, puis, une fois n'est pas coutume, le film est bien meilleur que sa BA : on y retrouve le meilleur de l'humour de Chabat, dont la plus parfaite matérialisation reste Astérix
et Obélix : Mission Cléopâtre.
Un anime pour adulte, et qui n'est pas un Miyazaki : cela devrait déjà éveiller la curiosité d'une bonne partie des lecteurs de Christoblog.
Quel plaisir un peu tarte, un peu gnan-gnan, peut générer ce type de film ? Réponse : le genre de plaisir
dont on se sent coupable, manipulé par l'art conventionnel mais si british de bien raconter une histoire. Comme dans
Impression bizarre de revoir
Voilà bien le genre de film que j'ai aimé mais que je me garderais de conseiller à
mes amis. Trop risqué.
Un concierge s'introduit dans les appartements de son immeuble pour y faire le mal
à l'insu de leurs occupants, comme une sorte d'Amélie Poulain à l'envers. Il vise en particulier une jeune femme rayonnante, Clara, dont il est morbidement amoureux.

Les films de Jason Reitman (/image%2F0894743%2F20240923%2Fob_650f38_2daysinnewyork.jpeg)

On ne dira jamais assez le bien qu'il faut penser de ces films qui tiennent debout par la grâce de leur mise en scène, la perfection des détails qui les composent (costumes, musique, lumières, décors, seconds rôles) et l'excellence de leur interprétation. Un exemple récent de ce type de film est
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir