Top articles
-
Gaza mon amour
Pourtant présenté à Toronto et à Venise, et porté par de bonnes critiques, Gaza mon amour m'a déçu. Le film des frères Nasser (encore une fratrie de cinéastes !) juxtapose deux histoires sans grand rapport : un pêcheur d'un certain âge trouve un bronze...
-
Thelma
Dieu sait si j'ai aimé Oslo, 31 août, meilleur film pour moi de l'année 2012. Las, son réalisateur Joachim Trier ne cesse depuis de me décevoir : son film précédent (Back home) m'avait interloqué (pour être gentil) et celui-ci m'a catastrophé, si je puis...
-
Oslo, 31 août
En cette année 2012, il semble que le centre de gravité de la cinéphilie pourrait bien se déplacer vers le nord, avec Oslo, 31 août , le très beau film russe Portrait au crépuscule et l'adaptation de Millenium en Suède. Sans compter les très bonnes séries...
-
Barbara
Allemagne de l'Est, 1980. Barbara, médecin à Berlin, est soupçonnée de vouloir passer à l'Ouest. Elle est exilée dans un hôpital de province, et surveillée par la Stasi. Alors qu'elle prépare effectivement son départ, André, le chirurgien qui l'accueille...
-
L'épreuve du feu
L'épreuve du feu est l'un des meilleurs films français que j'ai vu cette année. Le sujet n'est pas si couramment traité au cinéma : que se passe-t-il si un garçon issu de la bourgeoisie ramène dans son groupe d'amis une fille pleine de verve, aux faux...
-
Miroir N°3
Le cinéma de Christian Petzold n'est pas ma tasse de thé. Je n'accroche pratiquement jamais à sa façon de filmer froide et désincarnée, à la distance qu'il impose de toute force entre ses personnages et nous. Mais si ces procédés m'exaspèrent quand ils...
-
Le jeune Ahmed
Drôle de film que le dernier Dardenne. Le jeune Ahmed commence comme un tableau plutôt gentillet et réaliste d'une radicalisation somme toute innocente, car concernant un enfant. La façon dont le film bascule assez vite dans l'impensable constitue sa...
-
Renoir
Le cinéma de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa a quelque chose d'évanescent : son pointillisme teinté de fantastique crée de douces atmosphères vaporeuses, et parfois malsaines. Renoir dresse ainsi le portrait de Fuki, petite fille de onze ans abandonnée...
-
L'institutrice
En apprenant dans un article que Nadav Lapid est un fan de Carlos Reygadas (Post tenebras lux), j'ai mieux compris pourquoi j'avais éprouvé ce sentiment de frustration en regardant L'institutrice. A l'évidence l'israelien a le même talent que son collègue...
-
Left-handed girl
Pour ceux qui aiment le cinéma asiatique, ce premier film de la réalisatrice thaïlando-taïwananise Shih-Ching Tsou est immanquable. Tout ici respire en effet l'Asie dans ce qu'elle produit de meilleur au cinéma : l'attention aux laissés pour compte (comme...
-
Trois visages
Il est certes un peu surfait, voire provocateur, de dire que le talent permet de transformer les pires contraintes en opportunités de création. Et pourtant c'est exactement ce que m'inspire le dernier film de Jafar Panahi. Rappelons que le cinéaste iranien,...
-
Taxi Téhéran
On connait bien la situation de Jafar Panahi. Censuré dans son propre pays, il tourne des films comme il peut, sans équipe technique, et les transmet en Occident comme des lettres volées. Pour celui-ci, Panahi développe une idée limpide : mettre ses petites...
-
La mort n'existe pas
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film d'animation aussi mauvais. Un groupe de jeunes terroristes veut tuer un couple de bourgeois. L'une d'entre eux/elles se défile, mais va se voir donner une seconde chance par le fantôme de son amie,...
-
50/50
Le film de Jonathan Levine est un miracle d'understatement ( Understatement is a form of speech which contains an expression of less strength than what would be expected). En effet, tout dans le sujet (un jeune apprend qu'il est atteint d'un cancer et...
-
4h44 Dernier jour sur terre
Les bobos meurent aussi. Voilà ce qu'on peut déduire du dernier film d'Abel Ferrara, qui nous raconte la dernière journée avant l'apocalypse de Cisco et Skye, bobos installés dans un joli loft du Lower East Side, à New-York. Elle va passer sa journée...
-
Truman
Sur le papier, il y a tout à craindre de ce genre de sujet : deux vieux copains se revoient alors que l'un d'entre eux va mourir. On imagine immédiatement les scènes larmoyantes, les vieux souvenirs qu'on se raconte tout une nuit durant, les effusions...
-
Prince of Texas
Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin, Prince of Texas est la dernière production du réalisateur US David Gordon Green, qu'on associe souvent à une école de comédie américaine déjantée dont le barycentre serait Judd Apatow....
-
Le serment de Pamfir
Pour moi un des chocs majeurs du festival de Cannes 2022. Ce premier film ukrainien est d'une qualité et d'une force époustouflantes. Le sujet est celui d'un western, ou d'une tragédie grecque. Un dur à cuire revient dans son village. Son fils ayant fait...
-
L'exercice de l'Etat
Cet automne 2011 n'en finit pas de nous réconcilier avec le cinéma français. Voilà qu'après les films d'auteurs grand public Polisse, La guerre est déclarée et l'Apollonide, un nouveau film majeur sort sur les écrans, illustrant cette fois-ci un nouveau...
-
L'épouvantail
L'épouvantail commence par un premier plan d'anthologie : sous un ciel magnifique, un homme descend une colline calleuse avant de franchir maladroitement une clôture de fils de fer barbelé. Son béret, ses lunettes rondes, ses vêtements élimés et ses cigares...
-
Les nouveaux sauvages
Cela faisait longtemps (Pulp fiction, Femmes au bord de la crise de nerf ?) que je n'avais pas éprouvé ce plaisir inouï d'une déflagration cinématographique mêlant à la fois maîtrise totale du rythme, mauvais goût et éclats de rire. Et d'abord, évacuons...
-
Gazette du Grand Bivouac 2022
Une fois de plus, le monde des grands voyageurs se retrouve à Albertville pour une orgie de films documentaires, de conférences et de rencontres au salon du livre. L'ambiance est festive, multiculturelle et bon enfant au bord de l'Arly : un rendez-vous...
-
Belle
Quelle production cinématographique actuelle peut revendiquer autant de lâcher-prise, autant d'inventivité débridée que Belle ? Aucune. Il faut l'âme d'enfant de Mamoru Hosoda, sa fascinante humilité au service de l'émotion, pour générer autant de vibrations...
-
Borgen
Vous qui aimez les séries, il importe que vous regardiez immédiatement Borgen, sous peine de quoi vous pourriez vous retrouvez dans la situation de l'amateur de vin qui laisse lui passer sous le nez un Romanée Conti sans le goûter. De quoi s'agit-il ?...
-
Ceux qui travaillent
Je n'avais initialement pas prévu d'aller voir ce film, mais porté par de bonnes critiques et une tendresse pour Olivier Gourmet, je me suis laissé tenté, hélas. Ce premier film du Suisse Antoine Russbach ne présente en effet aucun intérêt notable, semblant...
/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir