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Christoblog

Articles avec #gaza

La voix de Hind Rajab

Pari osé que tente ici Kaouther Ben Ania : habiller d'images de fiction les véritables enregistrements téléphoniques qui documentent le supplice enduré par une petite fille enfermée dans une voiture prise dans les tirs de l'armée israélienne à Gaza.

Si au départ la frontière entre fiction et réalité est assez claire, elle se brouille progressivement pour aboutir à une mise en abyme qui m'a laissé perplexe : les acteurs sont filmés en train de jouer des scènes réelles qu'on voit simultanément sur l'écran d'un téléphone portable.

Tous ces artifices de mise en scène aboutissent finalement à nous perdre et à désamorcer l'émotion que nous devrions éprouver, égarés que nous sommes entre les injonctions à compatir à la situation tragique de la petite fille réelle (photos bien émouvantes à l'appui), l'effort intellectuel de comprendre ce que nous voyons et le léger agacement que nous éprouvons face aux crises de nerf à répétition des acteurs jouant ceux qui ont traité les appels de la petite fille (mais dont la souffrance est à mille lieues de celle qui se joue sur le terrain).

Le film erre dans une sorte de no man's land décharné, situé entre le "thriller huis-clos téléphonique" à la façon du film danois The guilty et reconstitution sans véritable enjeu narratif, tant au final l'intrigue est atrocement simple.

On est loin de la richesse et des nuances du film précédent de Ben Ania, Les filles d'Olfa.

Kaouther Ben Ania sur Christoblog : Les filles d'Olfa - 2023 (****)

 

2e

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Once upon a time in Gaza

Ce nouveau film des frères Nasser, tourné en Jordanie, nous projette dans la vie quotidienne de Gaza, loin de toute actualité politique.

Passé le début du film, dont on ne comprendra la teneur que bien plus tard, on suit tout d'abord un couple d'amis dissemblables et attachants : un étudiant rêveur et une petite frappe à la grande gueule (et au grand coeur).

Entre polar noir et chronique sociale tendre, le film semble chercher sa voie. Sa petite musique jazzy, son rythme nonchalant et son absence totale de propos politique déstabilisent le spectateur, qui sera encore plus surpris de découvrir l'évolution de l'histoire dans la deuxième partie.

Once upon a time est à l'évidence tourné avec peu de moyens : c'est à la fois son charme et sa limite. Suivant votre humeur vous pourrez être séduit par la fable morale piquante qu'il nous propose, ou déçu par ses faiblesses d'écriture et son rythme velléitaire.

Comme le film est court (1h30) et la proposition originale, le risque que vous prenez n'est toutefois pas très grand.

Les frères Nasser sur Christoblog : Gaza mon amour - 2021 (**)

 

2e

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