Left-handed girl
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Pour ceux qui aiment le cinéma asiatique, ce premier film de la réalisatrice thaïlando-taïwananise Shih-Ching Tsou est immanquable.
Tout ici respire en effet l'Asie dans ce qu'elle produit de meilleur au cinéma : l'attention aux laissés pour compte (comme dans le cinéma chinois contemporain), les fines descriptions de relations familiales et un scénario retors (comme chez Kore-Eda), la plongée en apnée dans la vie de la rue (comme chez le Philippin Brillante Mendoza), une capacité à faire vibrer les enfants à l'écran (comme chez le génial Edward Yang).
La chronique du retour en ville de cette mère et de ses deux filles est palpitante dans la diversité de ses tonalités : chronique tendre, critique sociale impitoyable, tableau de la féminité à trois âges différents, thriller psychologique. J'ai été captivé par l'évolution de ces trois personnages, filmés par une caméra alerte et inspirée.
La réalisatrice étant la compagne et la collaboratrice de longue date de Sean Baker, on n'est pas étonné de retrouver dans Left-handed girl quelques qualités du réalisateur d'Anora (qui est ici aussi producteur) : une merveilleuse façon de s'intéresser aux femmes, un sens de l'humour aiguisé et une crudité sans tabou.
Un des meilleurs films à voir en ce moment.

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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir
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