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Christoblog

Articles avec #catherine breillat

L'été dernier

Le sujet du nouveau film de Catherine Breillat est-il aussi scandaleux que ce qu'en disent la plupart des critiques ? 

Je ne trouve pas. Pour ce qui est de la relation amoureuse / sexuelle des deux protagonistes, il faut beaucoup d'imagination, me semble-t-il, pour la ressentir comme véritablement incestueuse : les deux sont à l'évidence consentants, expérimentés, et le lien d'autorité entre le jeune homme et sa toute nouvelle belle-mère (qui seul justifie l'infraction, car l'ado a largement la majorité sexuelle) n'est pas évidente.

La première partie de L'été dernier ne m'a donc pas vraiment convaincu, énième représentation de la naissance d'une relation estivale entre deux personnes que plusieurs éléments éloignent, sur fond de soleil écrasant, de baignade et de randonnée en deux roues. Une sorte de Call me by your name chez les bourgeois, mais dans lequel l'intensité des sentiments n'est pas réellement perceptible. La prestation de Samuel Kircher m'a parue très faible : le jeune acteur n'exprime en gros que deux émotions : la gouaille séductrice et la moue boudeuse.

La deuxième partie du film est plus intéressante et Léa Drucker y assez convaincante dans un rôle assez difficile. J'ai toutefois éprouvé l'impression curieuse de ne pas croire totalement à ce qui m'était proposé, comme si la volonté de démontrer l'emportait sur la vérité psychologique. Plusieurs passages m'ont semblé peu crédibles (le cambriolage par exemple). Les toutes dernières scènes m'ont semblé complètement artificielles, semblant ne vouloir que choquer au détriment d'une progression narrative raisonnée.

De la sensibilité et un vrai talent de mise en scène, gâchés par un manque d'incarnation rédhibitoire.

Catherine Breillat sur Christoblog : Romance - 1999 (*) 

 

2e

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Romance

Ce film de Catherine Breillat avait occasionné un petit scandale à sa sortie, en 1999.

Marie aime son mec, qui ne lui fait pas l'amour, mais qui drague d'autres filles en boite. Marie a quand même besoin de sexe : elle se laisse donc baiser par Rocco Siffredi (pas si impressionnant que ça au passage), un inconnu dans une cage d'escalier qui la viole, et un François Berléand qui l'initie à l'art subtil du bondage et des pratiques SM.

Tout ça est très intellectuel, surligné par une voix off qui balance des platitudes éculées ou absconses. Le film n'est ni sulfureux, ni sensuel, ni brillant, ni excitant.

L'effet scandale parait bien inexplicable aujourd'hui. Le fait qu'on aperçoive 3 ou 4 fois un sexe masculin ne le rend pas pornographique.

Le film inspire une sensation de froid (à l'image de l'appartement qu'habite Marie, blanc et propre comme un magasin Lacoste) et de jeu intellectuel. Je m'attendais à une bombe incontrôlable : je ne savais pas que la bombe était glacée.

 

1e

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